Et c’est partiiii !

De retour de ma première « vraie » journée.
Réveillée à 7h13 par mon tamagoshi Jacky Junior, je me rends compte que le temps file trop vite, il ne faut pas arriver après 9h !

Hop hop, j’enfile une tenue des plus classiques et c’est parti.
Gi, l’ami de Ju, me propose gentiment de me conduire au cabinet… En motorbike. Pas le temps de réfléchir, allons-y !
Je me couvre d’un casque sommaire légèrement trop grand au niveau de la bride (bref, ça sert plus à retenir ses cheveux qu’autre chose) et on démarre.

Heureusement que j’avais déjà été à l’arrière du scooter de Moman il y a quelques années, sinon j’aurais eu des surprises ! Là, au contraire je retrouve des sensations connues.
Gi gère bien la conduite, légèrement moins rapide, dit-il – et je veux bien le croire – que les hanoiens.

Malgré quelques crispations – surtout vers la fin du trajet, sûrement en raison d’une baisse d’endurance nerveuse -, je me sens pas trop mal, à l’arrière de cet engin. Parmi la horde de motorbikes, leur bruit de moteur et leur crachotement de gaz d’échappement, j’ai la liberté de regarder le paysage autour de moi et de sentir un peu de vent « frais » sur le visage. Beaucoup moins enfermée et frustrée qu’à l’arrière d’un taxi à devoir jeter un œil régulier sur le compteur.

Je passe devant divers types de rues, de l’immeuble faisant l’effet d’un bidonville (des fringues pendant sur des fenêtres grillagées) au temple de la consommation électroménager en passant par les innombrables échoppes « i-trucmuche » (je vous laisse en deviner les logos) ou les magasins « made in vietnam » sensée vendre des vêtements de marques occidentales fabriquées sur place et retrouvées miraculeusement sur le marché vietnamien.

Toutes les 5 minutes j’ai envie de descendre du véhicule et d’explorer tout ça de plus près.

Me voici arrivée au cabinet. Pas grand monde sur place, je fais la connaissance de D., jeune collaborateur vietnamien parlant français et qui connaît même un peu ma ville.
La matinée a été peu productive : la secrétaire a oublié de dire à ma maître de stage, au téléphone, que j’étais arrivée. J’ai donc feuilleté le « Courrier vietnamien », hebdo francophone écrit par l’agence vietnamienne d’information, dans lequel se mêlent portraits élogieux du pays et articles un peu moins consensuels.

Midi approchant, je vais faire un tour et me perdre un peu dans les rues. J’hésite sur ce que je vais manger. Au final je choisis une cantine qui paie pas de mine (avec une grande Tv quand même) avec le seul critère suivant : y avait plus de 8 personnes qui y mangeaient. La tenancière a été cool puisque quand j’ai demandé ce qu’elle servait et pour combien, elle m’a emmenée en arrière salle me montrer ce qu’il y avait ! J’ai opté pour mon plat favori du moment : riz-tofu-légumes. Plus une soupe. Le tout pour 35000 VND, soit environ 1€30. Je crois même qu’elle ne m’a pas fait payé le tarif touriste de 40000 car  je commence à tenter de parler vietnamien. « Rat ngon » (« très bon »! ça a fait rire la patronne)

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L’aprem a été un tout petit plus sport, avec une recherche intéressante. Je crois que ma maître de stage est effectivement une personne stressée… Mais là je l’ai aussi découverte passionnée par son travail ! Je suppose que cela peut être à double tranchant…
Le mieux c’est que je pense avoir trouvé la solution de ce qu’elle m’a donné, youpiiie. A voir lundi si ça va ou pas.

Je fais aussi la connaissance de L., sénior francophone, à qui j’avoue ne pas connaître grand chose en culture vietnamienne… Mais aimer manger. Là je vois son regard s’illuminer… La voilà qui me propose de manger ensemble lundi midi. Plutôt chouette ! Dans la foulée, au cours de l’après midi, elle me donne des bonbons ainsi que des morceaux d’un fruit bizarre à la consistance et au goût de patate sucrée que je n’ai pu identifier.

Retour à l’appart´ en tentant de parler vietnamien au mec du taxi. Mon vocabulaire et ma syntaxe se sont rétrécis comme peau de chagrin depuis que je suis arrivée. Le trac de parler à de « vrais » vietnamiens sans doute… Enfin, le taximan n’était pas en reste, puisque j’ai eu beaucoup de mal à comprendre quand il a dit « oh, pariiiiiis… La Tour Eiffel ! »

Sur le chemin de la maison, passage à l’épicerie du coin. À la caisse, je tente un « Chao em ». La caissière me baragouine un truc en vietnamien avec le mot « chi » dedans. Ce à quoi j’ai bafouillé un pathétique « toi la phap ». Il va falloir progresser. Apparemment si je dis pas trop de mots mais avec les bons accents, je pourrais presque faire illusion.

Prochain post : un très court arrêt sur ma première soirée.

Tschüss !

 

 

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3 réflexions sur “Et c’est partiiii !

  1. Ah ce stress de devoir parler aux autochtones ! Même impression quand je suis arrivée aux Etats-Unis il y a quelques années, et encore, ce n’était que de l’anglais…

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