Un peu de tourisme hanoien

Hello vous,

Difficile de faire des articles le soir en semaine en rentrant du cabinet, je collectionne en ce moment les migraines (comme Gi et Ju) et suis pas bonne à grand chose le soir – à part pour manger, bien sur.

Pour ce qui est de mes préoccupations immédiates, je suis très déçue car j’avais trouvé une chambre dont les principaux avantages étaient d’être à deux pas du boulot et surtout d’avoir un PUTAIN de piano. Visité mercredi après-midi, j’ai mailé la proprio vendredi matin en lui disant que j’étais ok… Et la, silence de mort. Difficile de renoncer à ce logement, pourtant il le faut… Le seul souci est que les annonces actuelles ne me plaisent pas, principalement en raison de l’éloignement de ces logements par rapport au centre, ce qui ferait exploser mon budget logement vu que j’ai choisi de ne pas conduire de moto. Aucune de mes pistes n’aboutissent, je suis donc au pied du mur et assez gênée vis à vis de Ju et Gi, qui s’ils sont adorables, vont finir naturellement par en avoir marre que je reste aussi longtemps. Tout cela me déprime pas mal…

Sinon pour le post d’aujourd’hui je voulais partager avec vous un peu de tourisme. Pas de vie quo ni de petites ruelles, mais le grand luxe.

Je travaille à deux pas de l’Opera, dans une rue bordée de boutiques de luxe (Gucci, Boss, Jimmy Choo etc). En remontant vers le rond point de l’Opera, on emprunte la rue Thiang Tiên, bordée de boutiques plus diverses (dont une pseudo sandwicherie Fresh Garden assez médiocre au passage) puis au bout de deux carrefours, on atterrit devant le lac Hoan Kiem, tout illuminé en soirée.

À notre gauche, un grand bâtiment tout illuminé lui aussi, ou trônent les lettres TRANG TIEN PLAZA. Devant, une enseigne Louis Vuitton où chaque soir (et je pèse mes mots), de jeunes couples et tenue de mariés prennent la pose devant ce que je suppose être un symbole de réussite.
J’ose alors pénétrer ce qui s’avère être une antre du luxe.

Sur cinq ou six étages, du Kenzo, Dior, Ralph Lauren, que la plupart des vietnamiens (et une bonne partie des français !) ne peuvent se permettre. Les Galeries Lafayette sans Lafayette. Il existe aussi des enseignes plus modères telles que Gap ou Mango (qui se décline en de multitudes de magasins spécialises hommes ou accessoires, comme H&M en France) dans un décorum suggérant le luxe (alors que chez nous c’est plutôt banal). C’est simple : lors de mes pérégrinations ailleurs en ville, je vois régulièrement des contrefaçons Mango ou Zara !

Au dernier étage, les restaurants. Resto singapourien, boulangerie « française » Paris-Baguette avec serveurs Viêt en marinière et béret.

Et puis, l’enseigne Chou-Crème qui décline le chou sous diverses formes plus écœurantes les unes que les autres. Eh oui, ici, en matière de gâteaux, les vietnamiens ont plutôt accroché au style britannique (pour notre plus grand malheur) plutôt que français.

Le lendemain, j’ai testé pour vous, en sortant du boulot, le Marché du Têt du Sofitel Métropole, hôtel ô combien incontournable de Hanoi.

Tel un marché de Noël, il présente, dans sa cour intérieure harmonieuse et décorée de multiples loupiotes, des stands d’objets « artisanaux », petite cuisine du Nord et du Sud (mon premier banh cuon !) et autres sculpteurs sur pastèque. On y croise des touristes et des vietnamiens « moyens » venus profiter de l’ouverture des lieux au plus grand nombre.

Demain c’est déjà lundi et pourtant j’avais encore tant de choses à vous raconter. Je vais essayer de le rattraper la semaine qui vient.

Tschüs !

Et en photo : l’intérieur du Trang Tien Plaza dont une boutique Mango qui fait style d’être luxe et l’enseigne Chou Crème (promis, je vous scanne leur carte peu appétissante avec photos à l’appui), et un aperçu de la très jolie cour intérieure du Sofitel Legend Métropole à l’occasion du Marché du Têt.

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Une réflexion sur “Un peu de tourisme hanoien

  1. Les prévisions du journaliste hanoien Bonnafont pour l’année:

    « Demain, ce sera comment?

    Résolument tourné vers l’avenir, le Vietnamien aime bien savoir où il va mettre les pieds pendant les prochaines lunes. Devins, géomanciens, et autres voyants, à vos augures!

    Ne dites pas à un Vietnamien qu’il est superstitieux: vous le vexeriez! Tout au plus condescendra-t-il à admettre que l’on ne peut pas tout maîtriser et que parfois, il est nécessaire de mettre toutes les chances de son côté en donnant un petit coup de pouce au destin. Mariages, affaires, naissances, examens, nouvelle année, autant de circonstances où il est parfois bon de prendre des garanties avant de passer à l’acte. Et pour cela, tous les moyens d’intercession sont bons: divination, physiognomonie, astrologie, divination du sort par les baguettes, prières aux esprits, exorcismes, géomancie, offrandes…
    À l’aube de cette année, qui voit les sabots du Cheval remplacer les écailles du Serpent, je n’ai pu m’empêcher, malgré mon scepticisme nourri de pensée cartésienne et de doute pascalien, de tenter l’expérience. Ou plutôt, j’ai décidé, moi aussi, d’utiliser mes capacités à prévoir l’avenir, en lisant dans… les feuilles de thé. Je vous livre donc quelques pronostics après infusions diverses!
    Je prédis un sacré paquet d’embouteillages du côté des grandes villes. Les voitures vont continuer à affluer, et les motos seront toujours aussi nombreuses. Les unes et les autres ayant une perception relative de la conduite à droite, les rencontres phare à phare ou calandres à calandres vont se multiplier, occasionnant des bouchons intempestifs. L’entêtement des conducteurs de deux-roues, à vouloir passer à tout prix, va créer dans les ruelles des occlusions vicinales que seulement patience et fatalisme pourront réduire… L’année va être encombrée!

    Une année de bouillonnement
    J’augure une année de bouillonnement dans les rues des grandes villes. On va se bousculer dans les parcs et jardins publics à l’heure de la gymnastique quotidienne. Les marcheurs rapides zigzagueront entre les aficionados de la danse sportive, tandis que les férus de musculation sculpteront leurs abdominaux à côté des adeptes de tai-chi. Les fous du vélo pédaleront tête baissée, sans prendre le temps d’admirer les arabesques des joueurs de «đá cầu» (foot plume: il s’agit simplement de jouer au foot avec une plume et un ressort au bout). Et les chiens continueront à tirer la langue en courant en laisse à côté de la moto de leurs maîtres… L’année va être frénétique!

    Je prévois une année fertile en maisons neuves. Les briqueteries vont tourner à plein régime et les maçons n’auront pas besoin de laisser longtemps leurs numéros de téléphone inscrits au pochoir sur les murs le long des rues. Elles vont circuler, ces petites charrettes à bras, chargées à ras bord de tiges de bois ou de bambous pour les échafaudages, de sable ou de ciment, tirées par de jeunes apprentis, qui font l’aller-retour entre le chantier et le lieu de stockage. À quoi penseront-ils quand ils avanceront tête baissée sous la chaleur du soleil? Peut-être à leur maison… un jour! L’année va être rude!
    Je présage une multiplication des téléphones et autres tablettes portables qui permettent de voir le monde à travers un écran… de fumée. Je pense assister encore souvent à ces scènes extraordinaires qui manifestent la victoire du progrès sur la raison: mon associé qui me coupe la parole en répondant à l’un de ses quatre téléphones portables; le chauffeur de la voiture dans laquelle je me trouve qui lit ses SMS, en misant sur l’intelligence de sa voiture pour conserver la tenue de route; le pilote de la moto d’en face qui tient son téléphone d’une main, le colis à l’arrière de sa moto de l’autre main, et dont le génie protecteur tient le guidon de sa moto; les amoureux au restaurant qui se parlent par clavier interposé… Vive la virtualité, l’année va être irréelle!
    Je conjecture que les cadeaux de naissance vont tomber dru dans ma rue, si j’en crois les ventres ronds des futures mamans qui déambulent lentement tout au long de la journée. J’ai l’impression d’habiter dans une pouponnière! Rien qu’à l’oreille, je vais pouvoir reconnaître le cri de celui qui a faim, le braillement de celui qui a sommeil, le hurlement de celui qui s’est fait pincer par son grand frère… Les soirs d’été, les mamans vont se regrouper, bébés dans les bras, pour profiter de la fraîcheur du grand arbre qui résiste aux promoteurs, et vont emplir la nuit de rires et de bavardages. Ma fille entraînera les aînés chez nous pour que je leur raconte une millième fois des histoires de princesses, de dragons et de héros beaux comme leurs papas… L’année va être tendre!

    Une année merveilleuse
    Je pronostique une montée en puissance de la pression féminine sur ma vie quotidienne. Ma fille vient d’avoir huit ans, et elle a décidé de relayer sa mère pour la gestion de mes occupations. Ai-je envie de sortir en catimini? Aussitôt elle rend compte à sa hiérarchie: «Me oi, papa s’en va!». Suis-je en train de me détendre au lieu de travailler comme prévu sur mon ordinateur? Elle alerte à grand renfort de «Me oi, papa ne travaille pas!». Ai-je le malheur de ne pas avoir rangé un vêtement ou un objet à sa place habituelle? Elle rectifie, pièce à conviction à la main: «Me oi, papa il a laissé traîné ça!». Mais le pire, c’est que maintenant quand, lors de nos escapades à deux, je couvre… ou initie quelques opérations à risque, elle s’empresse d’en faire part dès son retour: «Me oi, et bien tu ne sais pas ce qu’il a fait papa…?». L’année va être dynamique!
    Je pressens toujours autant de bruits dans les rues. Toujours autant de touristes surpris par le rythme de vie de ce pays et la gentillesse de sa population. Toujours autant d’encens venant chatouiller les narines de défunts ancêtres ou de génies protecteurs. Toujours autant d’imprévus pour l’immigré que je suis, dans ce pays de contraste où rien n’est impossible… L’année va être merveilleuse!
    Si l’avenir me donne raison, j’ouvrirai un cabinet de voyance dans les feuilles de thé. Venez me voir, on se prendra une tasse ensemble! »

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