Sans appart’ fixe, sans Têt fixe

En ce moment, deux questions trottent dans ma tête et me sont posées régulièrement :

1/ Alors, t’as trouve un logement ?

2/ Et tu fais quoi pour le Têt ?

Prenons ces deux questions dans l’ordre, si vous le voulez bien.

1/ Sans appart’ fixe

La dernière session de recherche de logement (chaque session, dans ma tête, se déroulant sur une semaine) s’est soldée par un échec. Grisée par cette envie de vivre à deux pas du boulot, du lac Hoan Kiem, et d’un putain de piano, je n’avais plus goût à rien d’autre, et tous les autres logements me paraissaient fades. J’ai donc tardé à prendre une décision sur d’autre logements somme toute moyens (ni bon ni spécialement mauvais, mais aucun dans lequel je le « sentais » vraiment bien). Et comme j’ai mis deux jours a me décider pour cette chambre à deux pas du lac, la proprio n’a pas daigné me répondre… A moins peut-être qu’elle n’ait pris peur lorsque je lui ai « naïvement » parlé de contrat à signer (j’me crois en France, moi… sachant que même sous agence, Ju et Gi ont réussi à avoir un récépissé du paiement de leur caution… sur un post-it) ? Le mystère demeurera, mais quoi qu’il en soit, il faut faire le deuil de cette tentation de la proximité et du piano.

A côté de ça, la semaine dernière, j’ai visité deux chambres à Doi Can, rue longue et animée qui est une parallèle au nord de Kim Ma, là où je me trouve actuellement. Elles étaient ni bonnes ni mauvaises (à part le fait qu’elles étaient au fond d’un dédale de ruelles étroites) et pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, un peu bêtement je suppose, j’ai dit non. Je devais même visiter une troisième chambre dans une maison se trouvant dans exactement le même dédale de ruelles, mais j’ai décliné… De la bêtise, encore ?

Cette semaine, nouvelle session. Dans mon escarcelle, deux plans :

– un couple 100% vietnamien et 100% exclusivement vietnamophones (ça se dit comment en vrai, d’ailleurs ?) dans une maison très vietnamienne louent pour une poignée de dollars une chambre d’enfants (avec des étoiles sur les murs) puisque les leurs sont partis faire leurs études au Canada. Ce plan m’a été fourni par Truong, le père de mon amie Quyen, monsieur extrêmement sympathique au demeurant et qui joue pour moi, à Hanoï, le rôle d’un protecteur. Les avantages de la chambre sont le prix et la proximité avec un arrêt de bus pour une ligne qui va vers le lac, malgré une distance importante par rapport au centre (mon budget logement + transport pourrait alors facilement se diviser en deux). Le deal est en lui-même sympathique, malgré le caractère enfantin de la chambre (deux lits une personne, un rose un bleu, en tête-bêche, on a rarement vu aussi sexy, n’est-ce pas  Chéwi ?). Seulement je ne pense pas la prendre. Trop peur d’être lost in translation. De ne pas parler à des gens de mon âge qui parlent vaguement anglais. De me sentir terriblement seule, dans une maison dont les normes sont assez décalées, avec des personnes avec qui il sera difficile de communiquer autrement que pour le strict nécessaire… Ai-je tort ? Est-ce que je fais ma difficile ?

– je nourris beaucoup d’espoirs pour le deuxième plan ( http://tnhvietnam.xemzi.com/en/c/1/propertylisting/show/249963/room-in-tay-ho-265-hanoi ). La salle de bain est privative et comporte une vraie douche, le pied total. La cuisine est grande et on peut y préparer plein de trucs. Les colocs sont cosmopolites et cela appelle à l’échange (et y a pas que des mecs). Le lit a l’air d’avoir une largeur plus que raisonnable. Même si je vois que c’est trop ceci, pas assez cela, trop grand, trop de monde… Je prendrai quand même, parce que merde, y en a marre quoi. L’emplacement n’a pas l’air trop mauvais, près du lac (l’autre, le grand lac de l’Ouest) et de la rue animée ou les expats viennent faire la fête tous les soirs (aka Xuan Dieu). Chambre pas donnée mais dans mon budget, et le prix se comprend vu la gueule de la douche et de la salle de bain en général. Seul souci : libre a partir du 10 février… La fin du dédale ??

– A cote de ça, des plans en attente : une ch’tite maison a louer à moi toute seule pas trop loin du boulot… mais je serais toute seule. Plan fourni par Mai, chanteuse du groupe. (edit : pas visité finalement) Et aussi peut-être une colocation a Doi Can (encore !!) que connait un pote français de membres du groupe de musique (edit : prise avant d’avoir pu être visitée), ou encore une chambre correcte/moy-moy (pas de vraie douche 😉 ) a prix plutôt raisonnable et pas trop loin du centre (pas encore appelé, j’attends les photos de la cuisine). (edit : il s’agit de la maison viet sympa dont je parle ensuite, aka le plan B)

2/ Sans Têt fixe

Le Têt constituant la seule période fériée longue  (sinon les vietnamiens ont deux semaines de vacances par an), il est inconcevable pour un vietnamien de ne rien avoir prévu pour les fêtes.

…comment dire ?…

Pour le réveillon en lui-même (du 30 au 31) j’espérais plus ou moins le passer avec Truong, le père de Quyen. Néanmoins il m’a été difficile de lui demander de passer le Têt avec lui car je ne voulais pas lui forcer la main. De plus je ne veux pas abuser de leur gentillesse… Je m’apprête à refuser la proposition de guest house décrite ci-dessus alors qu’ils se plient un peu en quatre pour moi. J’ai la désagréable sensation d’être ingrate et malpolie. Alors, quoi ? Je joue les bourrines en posant la question franchement ?… Ou je laisse filer ?

Ju a gentiment demandé a sa copine Trang s’il était possible que je vienne au Têt de sa famille, dans une province de Hanoi mais tout de même à trois heures de chez nous. Encore une fois c’est totalement adorable, mais je suis gênée par tant de gentillesse et crains d’être l’élément de trop dans cette petite fête… qui va quand même durer plusieurs jours !

Quant aux amis connus de longue date depuis la France, ils semblent avoir déserté. On laissera donc tomber de ce côté là.

Pour ce qui est des congés du Tet (le bureau ferme quelques jours), j’hésite a aller quelque part, surtout toute seule. En effet, je ne connais pas de personnes depuis suffisamment longtemps pour partir en vadrouille avec eux. C’est bien dommage car ç’aurait pu être sympa de s’envoler a Ho Chi Minh Ville pour 140 euros et de vadrouiller en recherche de bons plats du Sud. Mais je ne trouve personne et ne sais pas où loger.

Voila pour les nouvelles, qui, je vous l’accorde, sont fort longues !

N’hésitez pas a donner votre avis sur tout ça, pour que ce blog ne se transforme pas en monologue 😉

Tschus !

———

Et en bonus, pour un peu plus de gaieté : voici les deux chansons que j’ai répétées hier avec le groupe Puzzle et que je jouerai lors de la prochaine soirée cabaret du 22 février !

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