Et au fait, vous connaissez Flappy bird ? (et autres joyeusetés)

Bon ok, je n’ai jamais très au fait des trucs a la mode, mais s’il y a un truc qui fait fureur en ce moment chez les jeunes vietnamiens, c’est bien Flappy Bird.

Flappy Bird, c’est quoi ? C’est tout simplement l’application de jeu sur mobile la plus énervante qui soit, et qui emprunte pas mal a des références déjà existantes : le nom de l’appli est suffisamment éloquent, mais c’est sans compter également l’utilisation dans le game design des fameux tuyaux verts de chez Mario.

Le principe est simple : on a un oiseau a faire voler en tapotant au bon moment sur son portable pour le maintenir dans les airs. Les obstacles a lui faire passer ne sont pas autre chose que des tuyaux verts de différentes hauteurs venant du haut et du bas de l’écran et qui offrent a l’oiseau une mince fenêtre de tir pour passer… Chaque obstacle passé rapporte un point. Voila.

Flappy bird en pleine action

C’est très très nul, et je suis très très nulle a ce jeu. Mais les vietnamiens adorent. En tout cas, ceux de mon groupe de musique sont tous accros. Et forts, avec ça, car ils ont l’air de beaucoup s’entrainer.

Il faut dire qu’il y a pas mal de jeunes vietnamiens accrochés a leur smartphone. D’ailleurs des magasins de smartphone il y en a a tous les coins de rue, alors même qu’il s’agit encore de biens d’importation, c’est a dire des biens de luxe dont le prix est similaire a celui pratiqué en France… Et donc, encore plus inaccessibles par rapport au revenu moyen ici.

Ju me racontait qu’elle voyait très souvent pendant les cours les jeunes vietnamiens de sa classe tapoter leur portable en jouant a Candy Crush (eh oui… ici aussi ils ont été envahis), et je veux bien la croire.

Néanmoins il faut remettre les choses dans leur contexte car la plupart des vietnamiens que Ju ou moi côtoyons font partie d’une frange aisée de la population  vietnamienne. Il s’agit de jeunes gens dont les parents peuvent se permettre de les envoyer au lycée français ou a l’université, ou encore de leur offrir tout simplement des leçons qui feront d’eux des anglophones ou francophones avertis.

J’en ai vu qui souvent rêvent de venir en France faire des études de commerce ou de langue, a Douai ou a Toulouse par exemple.  Je ne sais pas trop ce qu’ils attendent du fait de venir dans un pays occidental comme le notre, et j’ai parfois peur qu’ils l’idéalisent, comme Trang parfois pourrait le faire.

Autre chose, mais je ne sais pas si cela a rapport : après la répétition d’hier avec Puzzle qui a bien duré 5 heures (c’était dur vers la fin), ce sont les vietnamiens qui ont décidé de l’endroit ou nous allions manger…

… et nous nous sommes retrouvés au Burger King.

Il faut dire qu’ici, les fast food n’ont pas la même image qu’en France.

En général en France, quand on veut se faire un Gros-Mac, c’est qu’on a gros-faim et qu’on pense (a tort) que c’est pas cher.

Ici la configuration est différente. Déjà, parce que la bouffe de fast-food coute deux a quatre fois plus cher que le street food vietnamien, et environ 1/3 plus cher que dans des restos classiques vietnamiens sans prétention.

Ensuite, parce que la bouffe vietnamienne utilise généralement des matières premières (viande, légumes…) de meilleure qualité que dans les fast food (qui gardent une qualité proche de ce qu’on trouve en France, en ce qui concerne en tout cas le Burger King).

Alors pourquoi ces jeunes vietnamiens y vont quand même ?

Pour une raison d’image, je suppose. Parce que ça change. Parce que c’est hype. Peut-être même, parce que ça fait un peu rêver, cette sale bouffe occidentale.

Je ne vais pas les critiquer ; je me suis beaucoup amusée a manger dans ce Burger King hanoien (ou ils ont réussi a insister pour payer ensemble et non séparément, a la vietnamienne, pour bien nous prendre la tête 😉 ).

Au contraire, je suis plutôt contente de voir ces personnes vietnamiennes ouvertes d’esprit et tournées vers l’extérieur.

Tschus !

Et en photo : le portrait de mon Whopper Jr… Nan, j’déconne.

PS : Après quelques recherches, j’ai appris que le développeur de Flappy Bird était… vietnamien ! Ou comment joindre le jeu au patriotisme, même avec son smartphone…

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