Les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam

Lorsque j’ai la chance de parler a des vietnamiens, ou même a des expatries, une des questions qui revient le plus souvent est la suivante : « Alors, Hanoï, est-ce que ça ressemble a ce que tu avais imaginé ? »

Et c’est la qu’on fait sa réponse de normand : oui, et non (je vous expliquerai en détail pourquoi… un jour).

Étant d’une nature angoissée quand je m’apprête a faire un « truc de ouf » (c’est a dire assez souvent, en fait… je dois être maso), j’ai passé de nombreuses heures a écumer les sites internet les plus variés sur le Vietnam et sur Hanoï. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’on trouve du boire et du manger, et parfois de belles conneries. Et a coté de ça, il y a des informations utiles qui passent totalement a la trappe.

Florilège de petits détails auxquels penser quand on part au Vietnam :

1 / Des tas de trucs sont moins chers au Vietnam, donc tu dois économiser avant de partir

C’est peut-être bête a dire, mais parce qu’il y a de multiples possibilités de faire des choses moins chères sur place, on aura nécessairement besoin de plus d’argent que lorsque l’on vit en France. Eh oui, il y a tout simplement trop de tentations ! Quelques exemples :

Les sushis sont deux fois moins chers qu’en France (et donc un menu jap sera quatre fois plus cher qu’un menu viet), et en général ils sont meilleurs (il y a un quartier japonais a Hanoï, a Ba Dinh autour du Daewoo Hotel).

Les massages sont deux a trois fois moins chers qu’en France (entre 17,5 et 35 euros pour une heure ou un peu plus). Et si vous choisissez de payer au Vietnam le même prix que ce que vous dépensez en France pour un massage dans un institut standard, vous pouvez vous taper une heure de relaxation dans le très luxueux Sofitel Legend Métropole par exemple. Encore une belle raison de dépenser votre pognon.

Pire que ça, je suis également soumise a une tentation a laquelle on ne pense pas du tout lorsque l’on est musicien : les studios d’enregistrement ne sont pas chers du tout ! Néanmoins malgré cela, ça représente un budget auquel je n’avais pas pensé une seconde en partant. Je suis très tentée par enregistrer l’EP de mes rêves sur place. Cédric, le batteur de mon groupe, m’a dit qu’il existait pas mal de studios d’enregistrement qui, pour 1 million de dongs (soit 35 euros), te faisait l’enregistrement ET le mastering de ta chanson. Ce système peut donc être très intéressant car le prix n’est pas fonction des heures passées et on peut vraiment essayer de faire quelque chose de bien sur la chanson. A voir si un enregistrement de 3-4 chansons de mon cru intéresse encore quelqu’un…

2 / Si tu as prévu d’arrêter de fumer en arrivant au Vietnam, commence ta diète avant de partir (et prie)

Après il sera trop tard. Tout simplement parce qu’un fumeur lambda, en débarquant ici, va découvrir que pour le prix d’un paquet de clopes en France, il peut s’acheter une cartouche au Vietnam. De façon mécanique, puisque la contrainte financière ne sera plus un frein, un fumeur aura  tendance a augmenter sa consommation plutôt qu’a la diminuer…

3 / Si t’es une fille, n’espère pas faire de razzia en shopping (sauf si t’es riche)

En voila une idée reçue qui m’a bien pourri la vie ! Ce n’est pas parce que le Vietnam est devenu spécialiste dans la fabrication de vêtements de (relativement) bonne qualité que le Vietnam est devenu la Mecque des fashionistas qui veulent s’habiller pour pas un rond (la plupart des fringues fabriquées au Vietnam sont directement envoyées vers les marches extérieurs) !

La réalité est tout autre : les fringues pas chères sont hyper kitsch. C’est comme ça, on ne peut rien y faire. La moindre pièce, même mimi comme tout, va toujours comporter un détail qui tue : une énorme tête de mort, un papillon en paillettes, des sequins en veux-tu en voila… Et en général, le tout est fait en matière plastique type polyester, dans des couleurs acidulées. Pas très élégant tout ça…

Si on veut de l’original bien designé ou du classique épuré, il faut y mettre le prix. Car j’ai l’impression qu’ici, le luxe est dans le dépouillement. Pas de détail qui tue, juste une chemise blanche bien coupée dans une jolie matière qui tombe bien, un joli trench gris, etc… Pour des prix qui parfois dépassent ce que l’on peut voir en France (60 euros la chemise blanche manches courtes, ça commence a faire cher dans son petit budget de stagiaire). Ainsi, les soldes sont intéressantes, même ici !

Quelques exceptions toutefois : il arrive que des magasins « Made in Vietnam » (qui nous vendent ce qui est sensé être des rebuts ou fin de série de marques occidentales utilisant les usines vietnamiennes) recèlent des trésors cachés (mais faut bien fouiller). Il existe aussi des boutiques spéciales touristes qui vendent des vêtements de type « ethnique » pour les voyageurs babas en mal de sarouel et autres robes longues a motifs.

Niveau chaussure, je ne vous raconte même pas. Beaucoup de boutiques puent le plastique, je n’y fouille même plus. Le reste, ce sont des chaussures en cuir sensées venir de Zara (mais avec des étiquettes d’autres marques parfois…). Difficile de se sentir en confiance.

Dernière petite lueur d’espoir : les foulards et autres écharpes sont plutôt beaux et abordables. Ce doit être encore moins cher au marché, c’est d’ailleurs un de mes prochains objectifs de touriste.

4 / Si t’es un mec et que t’es shopping-addict, bienvenue au Vietnam

N’étant pas un mec, je n’ai pu développer cet aspect du tourisme hanoien. Mais a tous les mecs qui en ont marre de ne pas savoir ou s’habiller en France (ailleurs que chez Jules ou Celio, s’entend), vous allez pouvoir trouver votre bonheur au Vietnam. Il existe des tas de boutiques spécialisées en fringues ou chaussures pour mecs (il y a aussi des magasins spécial enfants). Des enseignes appelées « complet-veston » se feront un plaisir de vous tailler un costard.

5 / Les trucs que tu n’as pas besoin d’emporter au Vietnam, malgré les conneries racontées sur le web

Alors la je vous arrête tout de suite, les filles : non vous n’avez pas besoin d’emporter pour plusieurs mois de tampons hygiéniques dans votre valise, sauf éventuellement si vous tenez a une marque ou un modèle particulier. Le mythe selon lequel il n’y a pas de tampon hygiénique au Vietnam est faux. On n’en trouve certes pas dans tous les supermarchés, mais j’en ai déjà vu, avec ou sans applicateur, d’une marque que je ne connaissais pas. Donc en cas d’urgence, no problem… Pensez donc a prendre une petite réserve pour les premiers jours, mais après, pas besoin…

Une autre astuce, en direction des randonneurs et baroudeurs : pas besoin d’emporter votre sac a viande (sorte de sac de couchage en soie fine qui fait aussi office de taie d’oreiller, léger et hyper pratique pour dormir en auberge ou en train-couchette), ils en vendent a Hang Gai (la rue du chanvre, devenue une rue ou on vend de la soie) pour 100 000 dongs, soit moins de 4 euros. Vous pourrez même faire des réserves et en apporter a vos potes baroudeurs en France.

6 / Les trucs auxquels tu ne penses pas, mais qui sont pourtant utiles a emporter au Vietnam

Les guides vous disent que porter un short est très mal vu par les vietnamiens et que seuls les touristes en portent ? Faux ! J’ai déjà vu pas mal de jeunes vietnamiennes le porter assez court. Du coup je me sens un peu con de ne pas avoir pris le mien. D’un autre coté, je n’ai pas encore teste les moustiques du printemps. Malgré la chaleur, des la nuit tombée, il est préférable de porter autre chose qu’un short pour éviter de se faire bouffer les jambes… Mais quoi ? Le port du large pantalon de soie semble appartenir a une autre époque, d’ailleurs je n’en ai quasiment jamais vu en magasin.

L’informatique et l’électronique sont moins chers au Vietnam ? Faux ! Il s’agit de biens d’importation qui sont souvent aussi chers qu’en France. Le seul moyen de s’en sortir si on en a besoin reste encore le marche de l’occasion… Un peu comme chez nous avec Le Bon Coin, quoi.

Vous pensez assister a des concerts, ou encore aller au karaoké avec vos futurs amis vietnamiens ? Prévoyez vos bouchons d’oreille ! Les vietnamiens n’ont pas encore intégré la notion de plafond de décibels a respecter pour le bien-être des voisins et des oreilles des auditeurs. Autant dire que si vous prévoyez d’écouter de la musique ou de vous éclater au karaoké, ce sont surtout vos tympans qui vont trinquer, avec a la clé de jolis bourdonnements ! Si comme moi vous tenez a vos oreilles, je vous conseille vivement de ne pas oublier (comme je l’ai fait) votre paire de bouchons en silicone spécial concerts, qui vous permettra de profiter de l’ambiance (ces bouchons ne déforment pas le son, comme les boules Quies, mais l’atténuent) tout en vous préservant des acouphènes. Même si vous n’êtes pas a cheval sur ce type de précaution, je vous conseille vivement de penser a cela avant de partir, car je vous assure qu’ils ne lésinent pas sur les décibels de façon générale !

Enfin, si vous comptez venir au Vietnam, pensez a prendre des chaussures qui vous maintiennent les chevilles.
En effet, le sol est souvent irrégulier et vous devrez souvent slalomer entre les motos garées, les différents niveaux de trottoir et les petits marchands de rue.
Une des premières conneries que j’ai faites a Hanoï a été de me faire une entorse, simplement en marchant dans la rue, car je n’avais pas fait attention a un petit dénivelé caché dans le noir.
Ce serait bête de gâcher votre séjour pour si peu, non ?

Les Converses ou autres trucs qui mettent du temps à se lacer, ce n’est pas un bon plan non plus, vu le nombre de fois ou on doit enlever puis remettre ses chaussures en entrant dans certains bâtiments…

Ah, et dernière chose : le site du ministère des affaires étrangères qui conseille de « marcher à l’intérieur des trottoirs », eeeeuh comment dire ? J’aimerais bien les y voir, tiens, avec toutes ces motos et voitures garées à même le trottoir (quand celui-ci existe), tellement que je me demande bien comment font les handicapés ici pour circuler ailleurs que par taxi !

J’espère que ces conseils vous auront un peu éclairés et vous auront donné l’envie de partir au Vietnam ! Si vous avez d’autres astuces a disposition, n’hésitez pas a en faire part dans les commentaires !

Tschus !

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7 réflexions sur “Les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam

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  6. Hello, je viens de rentrer de deux semaines au Vietnam, dont une à Hanoi et le reste à moto dans le nord avec un slip et une brosse à dents. Je précise à l’attention des fumeurs que non seulement un paquet coûte dans les 0,85€ mais qu’en plus on peut en acheter tous les 2m à Hanoi ou Ho-Chi-Minh. Je conseille les vinataba ou les thang long (seulement au nord). En outre, on peut fumer à peu près partout… J’ajoute un truc bien et pas cher dans le nourrain: La bouffe dans la rue. Tu te dis qu’il commence à faire faim et surprise! il y a un endroit pour manger devant toi. L’accueil est sympa, on est finalement plutôt bien installé sur une petite chaise en plastique et si tu as encore faim après c’est que tu as des vers ou que tu es Bob Sapp.
    Juste une remarque sur ta liste (par ailleurs super sympa): Je ne sais pas où tu es allée te faire masser mais je crois avoir payé 300.000 VND maxi soit 15€, le summum étant dans le sous-sol d’un hôtel à Lang Son, la fille m’a collé dans une étuve, puis dans une grande baignoire où elle m’a lavé en passant autour des zones privées parce que c’était un établissement correct, puis une heure de massage, elle m’a fait craquer toutes les vertèbres une par une et chaque mm² de mon corps a été choyé. 200.000VND, même pas dix balles…

    • Il est possible que l’on parle du même type d’etablissement.
      Je parle un peu plus en détail des massages dans un article dédié un peu plus récent…
      N’étant pas fumeuse je ne peux pas trop partager ton expérience de fumeur.
      Quant à la cuisine de rue, on a là l’un des atouts majeurs du pays. Beaucoup de touristes n’osent pas franchir le pas et c’est bien dommage car ils passent à côté d’une grande richesse.
      Mais c’est vrai que ce n’est pas si simple de choisir (une grande affluence locale étant néanmoins un bon indicatif de qualité, c’est d’ailleurs ainsi que je me suis lancée à l’assaut de ma première cantine).

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