Un week-end un rien bobo

Bon, après ces quelques articles généralistes, il fallait bien que je vous parle de mon dernier week-end, puisque ce sont surtout ces moments-là qu’il se passe réellement quelque chose.

Vendredi soir j’ai retrouvé Ju et Gi au Hanoï Social Club, un bar plutôt branché de la capitale. Ju trouve que c’est cher : plus d’1 euro la bière. Lorsqu’on est venu il y avait vraiment peu de monde, mais apparemment ce bar peut vite se blinder, surtout à l’occasion des petits concerts qui y sont organisés. A l’étage, se trouve une boutique de vêtements vintage et customisés par une jeune vietnamienne. J’ai bien aimé  cet endroit, qualifié de « bobo » par Ju, car il me faisait penser a ce qu’on peut trouver a Berlin, ville que j’adore.

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Le lendemain, je me réveille dans mon homestay qui devient de plus en plus sympathique à mes yeux (z’ont fait nettoyer la salle de bains, youpiiiie) vers les 11h, et j’ai grand faim. Je décide de zoner en descendant la rue Lê Duan, la rue de la gare, à la recherche d’un truc à manger. Au lieu d’aller tout droit, je vais dans une ruelle à droite qui m’avait l’air plutôt avenante.

J’entre dans un magasin de vêtements (logique quand on a faim, n’est-ce pas). Je suis très fortement tentée par une robe de princesse étiquetée au nom d’une grande marque américaine. La vendeuse ne fait de chichi, elle m’aplatit le bedon et me remonte les seins comme pour bien souligner les détails sans lesquels cette robe serait magnifique sur moi ! J’en éclate de rire. C’est bien le tact à la vietnamienne, ça ! Je ne prends finalement pas cette robe pour 3 raisons : elle était relativement chère (600 000 dongs, soit plus de 20 euros), elle nécessitait une découpe car trop longue (50 000 dôngs de plus, et une perte de temps supplémentaire), et avait une couleur cheloue (un bleu médium tirant vers le lilas). Et puis j’avais faim.

Je continue donc dans la rue, et là, sur quoi je tombe ? Sur La Badiane.
La Badiane, c’est un peu the place to eat à Hanoi. J’en avais entendu parler de nombreuses fois avant même d’atterrir au Vietnam, sans savoir que ce resto se trouvait dans cette rue précise. Et j’avais faim. Alors je mesuis dit, c’est le destin ! D’autant plus que j’avais entendu qu’ils faisaient une carte spéciale pour le midi, plus accessible. Ma robe attendra, c’est décidé, j’y entre.

Je choisis une table en extérieur (c’était avant que les températures ne chutent de 10 degrés en moins de 24 heures) et me retrouve sur une terrasse couverte baignée de jazz et surmontée de photos en noir et blanc de visages vietnamiens expressifs.

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Je choisis le menu spécial lunch entrée-plat-dessert plus un thé vert (servi à la tasse, pas au pot… Dommage).

En entrée : rouleaux de printemps au crabe façon Badiane (en gros, ils le saucissonnent en quatre et ajoutent une sauce cocktail maison bien faite). C’est bon mais je n’arrive pas distinguer toutes les saveurs entre elles…

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En plat : là j’ai fait fort, je n’ai pas pu m’empêcher de commander des tagliatelles carbonara ! Trop en manque de plats à base de crème fraîche. C’était très bon car bien assaisonné avec un peu de vin blanc.

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Enfin pour le dessert du classique : fondue au chocolat à la fraise et aux mangues. Sympa mais j’ai préfère tout manger séparément.

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(J’avais déjà mangé quasi tout le dessert avant de le shooter)

Pendant le dessert je fais la rencontre d’une irlandaise qui mangeait seule, comme moi, à la table d’a côté. Elle travaille dans le domaine du développement du tourisme responsable d’après ce que j’ai compris. Très intéressant tout ça ! J’espère pouvoir la revoir un peu plus tard… On verra bien.

Bref, j’en ai eu au total pour un peu moins de 14 euros. Une somme colossale ici, où on peut avoir facilement un repas pour 7 fois moins. Néanmoins je me dis que pour le prix d’une entrée-plat-boisson-dessert à Flunch (on a les références qu’on mérite), je me suis tapée un des meilleurs restos de la ville.

Voilà comment avait commencé ce dernier week-end. Par la suite, ce fut moins bobo : potassage des chansons pour la repet du dimanche (vous savez, celle qui a duré 5 heures), et première expérience dans un Bia hoi de luxe (avec du vrai mobilier et pas de bouffe par terre, quoi) pour rencontrer mes futurs colocs. RAS pour le moment, ce n’est ni bon ni mauvais, pas de quoi en parler.

PS : un Bia hoi est ce qu’on pourrait appeler un « resto de bières ». C’est une sorte de resto popu où la bière coule à flots et ne coûte en général pas plus cher que 50 centimes d’euros le verre. Un peu leur Flam´s à eux, quoi…

Allez, Tschüs !

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