Je vis dans un frigo (mais je me soigne)

Bonjour adorable (mais silencieux) lecteur !

Aujourd’hui je vais te parler d’un truc qui s’est passé la, le soir de la Saint Valentin : mon emménagement.

Je t’avais déjà parlé de ma trouvaille de ces dernières semaines, a savoir une chambre lumineuse dans une colocation anglophone dans le quartier expat, derrière un hôtel de luxe et a coté d’une pagode. Eh bien ça y est, j’y suis. J’y suis depuis trois jours et commence tout juste a m’y habituer et a ne plus prendre ce lieu pour un endroit quelque peu hostile.

Résumé de la situation. Il faut savoir (et je l’ai appris) qu’entre ce que tu vois pendant la visite et ce que tu découvres quand tu y débarques pour de vrai, eh bien il y a toujours quelques surprises. Florilège de mes fameuses découvertes en l’espèce :

je vis dans un frigo (cf le titre de l’article, si tu as suivi). Oh qu’elles étaient jolies, les baies vitrées qui faisaient entrer plein de lumière dans la maison que j’ai visite par vingt cinq degrés. Sauf que quand on débarque après que le thermomètre ait chuté de plus de dix degrés en l’espace de vingt-quatre heures, eh bien tu fais la gueule. Surtout qu’il faut pas rêver, y a pas de double vitrage. Résultat : une vague impression de faire du camping dans son nouveau chez-soi, équipée de son sac de couchage en soie (béni soit-il) et de sa polaire sans manches (coucou JC).

ma porte ne se ferme pas. Hein ? Elle ne se ferme pas… a clé ? Non non. Elle se ferme pas, tout court. Poignée cassée, trou de l’autre coté de la porte rafistolé, je n’ai qu’a m’en prendre qu’a moi-même, j’ai été trop naïve pour penser a ce type de problème durant ma visite. Ça va faire une belle entrée en la matière au moment de rencontrer mon proprio. Bilan aux dernières nouvelles et après un ultime rafistolage : ma porte se ferme a peu prés, mais très mal, une chance sur deux pour qu’elle se rouvre toute seule au bout d’un moment.

l’ancien locataire a embarqué les bureaux et la couverture : dur quand on croyait que ces adorables bureaux en bambou étaient pour vous et appartenaient a la maison, et dur dur quand on doit dormir dans un frigo (voir point du dessus). Bilan aux dernières nouvelles après système D : je dors avec un combo sac de couchage en soie une personne + couverture récupérée dans le salon + deux dessus de lit gentiment prêtés par une coloc. En mode emmitouflage bien sur. Ah, et j’oubliais : le supermarché du quartier vend de tout, sauf des couvertures.

une petite lampe de chevet nue et déprimante pour seule lumière : la chambre est lumineuse, sauf quand il fait nuit (c’est a dire souvent). Pour m’éclairer, une lampe vintage dont il faut tirer la vieille chaîne pour l’allumer. Jeux d’ombres déprimants dans la chambre. Y a un petit coté « les Autres » (tu sais, le film avec Nicole Kidman) des plus sympathiques. On s’y habitue.

le micro-onde est en panne : mais on a un vrai grand four qui marche (parait-il) (coucou Ju). Un mal pour un bien. Un deuxième sujet de conversation avec le proprio, youpiiie.

Bref, c’était une des Saint-Valentin les plus pourries que j’ai vécues.

Mais sinon, je n’ai pas a me plaindre. J’ai une baignoire sans rideaux et de l’eau chaude pas beaucoup pressurisée qui sort d’un pommeau relié a un tuyau d’arrosage rigide. J’ai une armoire avec des cintres (a partager avec Ryan qui a pas l’air d’avoir beaucoup de fringues). J’ai des colocs sympas mais discrets, souvent absents, avec lesquels on n’est pas toujours collé, mais qui globalement sont prêts a rendre service en cas de besoin. Bref, c’est comme si je vivais seule, mais avec une sorte de présence discrète a mes cotés. Ce n’est pas ce que j’imaginais dans un premier temps quand je pensais a une coloc, mais c’est un système qui n’est peut-être pas si mal en fin de compte. Pas de grande amitié fusionnelle, mais pas de psychodrames non plus. C’est peut-être mieux ainsi, et une façon plus mure de vivre ensemble, ou plutôt les uns a coté des autres. On s’est donné rendez-vous mercredi soir pour se voir et mieux se connaitre.

Edit : poignée de porte réparée (joie !), couverture récupérée dehors (les anciens locataires l’avaient en fait lavée pour moi), plafond de cuisine rafistolé. Ça va mieux !

Dernière petite chose : la pagode juste a coté. Elle est vraiment grande (surtout les extérieurs) et jolie. Elle m’émeut, je dirais même, et ce aussi a cause des personnes que j’y croise et que je trouve touchantes. J’ai aimé y passer pas longtemps, quand elle était plongée dans cette brume caractéristique d’Hanoï qui fait que les photos manquent de contraste et de rendu, mais qui quand on est sur place fait aussi tout le charme de cette ville.

Je te laisse donc sur ces quelques photos que j’ai prises en passant.

Tschüs !

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Et en bonus : une nouvelle tuile (c’est le cas de le dire) sur le plafond de la cuisine ! Je vous laisse admirer…

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