Mes petits moments de solitude : deux mois au Vietnam

Bonjour à tous, vous allez bien ?

Étant donné que cela fait plus de deux mois que je suis au Vietnam (on ne voit vraiment pas le temps passer), je me suis dis que c’était l’occasion de partager avec vous mes petits moments de solitude que j’ai pu vivre jusqu’ici. Petit florilège :

J’ai roulé sur un taxi-moto sur un périph’, sans casque.
Ma seule excuse pour avoir fait cette connerie est que c’était ma toute première fois (tou-tout´ première fois) sur un moto-taxi et sur une moto au Vietnam. Et que j’étais persuadée que ce petit fanfaron avait un casque pour moi. Il aurait pu me prêter le sien au moins. À moins qu’il n’avait des poux, sait-on jamais.

J’ai trouvé une énorme blatte verte morte les pattes en l’air dans la salle de bains.
Je ne m’en suis pas trop approchée et j’ai fait semblant de n’avoir rien vu attendant qu’elle finisse par disparaître par l’opération du saint-esprit. J’ai relativisé en me disant qu’il valait mieux une blatte morte qui ne bouge pas qu’une blatte qui bouge dans tous les sens. Les colocs m’ont dit que ça arrivait parfois lors de grosses pluies : les bébêtes noyées dans les canalisations remontent à la surface pour mourir… Je n’ai pas hâte d’être à la mousson.

Je me suis gratté la tête je ne sais combien de fois, de peur d’avoir des poux.
Ma co-stagiaire me dit que c’est psychologique. Et que ça gratte plus car l’humidité ambiante stimule la production de pellicules. Il n’empêche que mettre un casque sur-utilisé d’un moto-taxi sur sa tête ça ne met pas en confiance. J’ai plus tard trouvé la parade : mettre sa capuche SOUS le casque (marche aussi avec un chapeau moi).

J’ai croisé un rat aussi gros qu’un chat installé tranquillement sur la rampe d’escalier de chez moi.
J’ai crié « Oh my god there’s a rat ». Personne n’a entendu. Je me suis réfugiée dans ma chambre pour hyper ventiler un coup. Je suis revenue, le rat avait disparu. J’ai recrié un coup. Réaction des colocs : le premier sort un balai et ferme toutes les portes pour limiter le nombre de cachettes et m’interroge tel un détective pour connaître la dernière position exacte connue du rat ainsi que sa probable trajectoire ; le deuxième, végétarien, me dit que je suis une tueuse de rats en puissance et me dit en plaisantant que tout ça n’est que dans ma tête et ouvre la porte d’entrée en grand pour laisser au rat une chance de sortir ; la troisième, pas folle, s’enferme dans sa chambre. Moi, je me ballade avec une raquette électrique (qui sert normalement aux moustiques) en essayant de récupérer mes vêtements dans le lave linge du jardin.
Bilan des courses : pas de trace du rat (sauf une crotte de rat dans ma salle de bain). On ne sait pas s’il est à l’intérieur (mais il est si gros que j’ai du mal à imaginer une cachette pour lui) ou à l’extérieur…

J’ai mangé ma première pomme de lait puis ai flippé comme une malade, pensant avoir ingéré des pépins non comestibles.
La belle erreur de débutante. Ju me tend une moitié de pomme de lait, un fruit bizarre violet avec un intérieur en forme d’étoile blanche, que l’on mange en creusant à la cuiller à la manière d’un kiwi. Pas mauvais. Plus tard, je perçois une sorte de chaleur dans mon corps, pas habitué à ce nouveau produit, associé à une gorge un peu serrée. Sensation particulière. Je me renseigne. Je vois sur internet que les pépins sont non comestibles. Je flippe car je me dis que j’en ai peut-être mangé par inadvertance et que je vais peut-être mourir empoisonnée, ou d’un choc anaphylactique causé par une allergie non identifiée. Je parcours des sites tout pourris comme doctissimo. Toujours cette indication que les pépins sont non comestibles, mais jamais d’explication sur le pourquoi et sur ce qu’il fallait faire en cas d’ingestion. J’appelle en France un ami docteur pour savoir ce qu’il en pense. Alerte et vigilance accrues. Rien ne se passe.
Le lendemain, Ju me dit tout naturellement qu’elle avait retiré les pépins de ma moitié de fruit avant de me la donner.

Je n’ai pas reconnu ma maître de stage quand je l’ai rencontrée pour la première fois, malgré plusieurs entretiens avec elle sur Skype auparavant.
La physionomie et moi ça fait deux. Ma maître de stage a l’air plus jeune en vrai. Enfin je trouve.

Je me suis fait une entorse en… marchant dans la rue en bas de mon logement.
Les petits dénivellements sont nombreux alors un incident est si vite arrivé. Mais quand même. C’est la loose. Depuis je n’ose plus porter mes baskets et ne porte que des chaussures montantes…

Je me suis fait arnaquer, de temps en temps.
Comme la fois où, après avoir fermement négocié avec un taxi moto, celui-ci me rend un billet de 5000 au lieu d’un billet de 20000.
Ou comme la fois où quand je négocie pour diviser le prix de gâteaux en deux, la dame aux gâteaux m’en donne quatre fois moins que ce qui était prévu.

J’ai fait Pékin Express.
Voir le post du même nom sur mon blog, pour les plus chanceux.

Et je suis sûre qu’il y en aura d’autres, sinon ce ne serait pas drôle.

Édit : et pour voir la suite de mes petits moments de solitude, c’est par .

Tschüs !

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4 réflexions sur “Mes petits moments de solitude : deux mois au Vietnam

  1. Moto sans casque, très dangereux surtout avec les motos-taxi lorsqu’ils voient un contrôle policier essaient de se sauver (la police est très sévère, exemple pour un cligotant soit disant pas mis, ticket de 500 000 Dongs).

    Les blattes ne sont pas vertes mais plutôt brunes. Si c’était vert, je pense que c’était une sauterelle. Ce soir, j’ai aperçu un petit lézard qui me regardait me doucher. On m’a dit qu’ils sont utiles, ils viennent manger les moustiques.

    Oui les rats sont énormes, tellement que lorsqu’un chat les voient, il se sauvent (vu à Ba Dinh). Dans mon coin, ça va, ceux que je vois sont petits.

    Pour la tête, il faut aller chez un coiffeur et demander un lavage, option total. En réalité on lave la tête: les cheveux avec massage très doux, mais aussi le visage avec massage du front, des joues, la dernière fois j’ai eu droit au nettoyage des oreilles. Ca dure bien 1 heure. Ca détend, super agréable. A essayer.

    Arnaque avec moto-taxi. Les amis et collègues n’expliquent rien. Négocier avant de le prendre (très bien). A la fin de la course, surtout avoir dans sa poche la somme exacte négocié (si détour effectué tant pis pour lui) et ne jamais donner un gros billet (toute la monnaie ne sera pas rendue). Avec certains taxis, la même chose.

    • Pour la moto-taxi sans casque : oui, je sais que c’était parfaitement crétin, j’étais vraiment persuadée qu’il avait un casque, d’ailleurs tous ceux que j’ai pris ensuite en avaient toujours un pour le passager.

      Le shampouinage j’ai déjà essayé, un a 210k chez un coiffeur japonais et un a 30k chez un vietnamien. Les deux étaient très biens malgré la différence de prix et de concept (brushing artistique pour l’un, shampoing de supermarché et sechage très rapide pour l’autre).

      Sinon ma blatte était bien une blatte. Je l’ai vue verte car je ne m’y suis pas attardée. Je suis en train d’étudier une solution pour prévenir leur apparition pour les beaux jours. A suivre.
      Pas de lézard en vue pour le moment par contre 😉

      Pour l’arnaque en xe om c’était encore une fois une erreur de débutante (il en faut bien) qui ne m’a coute que 15k (heureusement). Maintenant, avant de négocier, je me fixe un maximum que je veux payer (je suis assez large) et vérifie si j’ai le compte exact avec mes billets. J’ai d’ailleurs une nouvelle technique pour négocier : je leur propose un prix inférieur a celui que je veux vraiment. Quand ils me proposent un prix trop élevé, je leur dis tranquillement qu’avec le prix qu’ils me proposent je préfère prendre le taxi puis je me casse (je commence a connaitre le prix des courses en taxi donc je divise mentalement par deux pour arriver au prix que je veux pour un xe om). Ils me rappellent avec un prix proche de celui que je veux, voire un peu moins.

      Question a présent : d’après toi, quelle est la meilleure façon d’écouler les gros billets (genre 200k ou plus) ?

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