Petit moment nawak dans le bus hanoien

Vietnam, ce pays impossible…

Tout à l’heure en rentrant chez moi en bus, je monte dans le véhicule avec petit haut en soie. Une passagère tente de me parler et remarque vite que je ne suis pas du coin au vu de ma maîtrise plus que relative de la langue locale. Mais je comprends qu’elle me conseille de couvrir mon cou à cause de l’air conditionné !

C’est ainsi, à partir d’un conseil gratuit d’une passagère désintéressée, que commence un drôle de moment où je deviens peu à peu l’attraction du bus. Je commence à tenter de parler vietnamien avec cette dame, qui me dit qu’il fait froid dans le bus, et lui dis que je suis française. Comme d’habitude, elle semble étonnée (ils le sont tous, car je suppose que dans leur tête les français sont majoritairement blancs). J’explique que ma mère est vietnamienne (c’est du ultra simplifié mais ils comprennent). Elle essaie de me faire la conversation, je comprends rien et je souris (toujours sourire), elle continue à tenter de communiquer avec moi ce que je trouve très sympa de sa part, et sourit régulièrement en disant que je ne comprends rien.

Peu à peu des petites vieilles assises en paire rejoignent la conversation, la première dame leur explique mes origines, elles font oui de la tête, tentent aussi de communiquer, je comprends franchement pas grand chose. Une des vieilles, celle de droite, dit en français approximatif « merci » et « bonzour » et moi je fais un grand hochement de tête souriant, pouce en l’air.

La première dame me pose des questions, du genre depuis combien de temps je suis au Vietnam, ce que j’y fais… D’autres passagers, un petit gars 35-40 ans fait la traduction en anglais approximatif pour que je comprenne, et je réponds aux questions en vietnamien quand je le peux… Parfois je suis comprise, parfois pas. À un moment elle me prend la main, et montre la paume de la sienne, pourquoi j’en sais rien, je comprends pas, elle me dit que je comprends pas, et ça je comprends.

Elle sort du pain de son sac, a l’air de me demander si j’en veux, je dis non merci, j’ai pas faim. Elle me fait signe comme quoi l’air conditionné diffuse l’odeur du pain. Je tente un « bon appétit » en vietnamien, répète trois fois tellement mon accent de fin de journée est minable. Elle me dit un truc que je comprends pas, le monsieur me dit que ça veut dire « bonne chance ».

Je suis, l’espace de 10 minutes, l’attraction du bus. C’est assez étrange dans la mesure où je le prends depuis longtemps quasi tous les jours. Je descend à mon arrêt, fais un signe et on se dit « à plus tard ! »

Et voilà une bonne façon de terminer sa journée de travail !

Tschüs !

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