Comment s’habiller quand on travaille au Vietnam

Ahlala, le nombre de prises de tête que j’ai eues en faisant ma valise
Notamment car je n’avais aucune idée de comment m’habiller alors même que j’étais destinée à faire un stage dans une entreprise un peu chic.
Alors, pour vous mesdames (désolée messieurs je ne maîtrise pas la mode vietnamienne masculine) je vais vous raconter un peu que prévoir en partant de façon à ne pas vous retrouver telle un arbre de noël en plein juillet dans votre boite (en gros, pour éviter que vous ne soyez trop repérables comme étant l’étrangère inadaptée de service).

Comme je l’expliquais, trouver des fringues de qualité ici quand on est une femme est loin d’être facile (à moins de dépenser autant d’argent voire plus qu’en France).
Alors, autant ruser un peu pour se fondre un peu dans la masse des travailleurs vietnamiens. Comment s’habillent les working girls aujourd’hui à Hanoï ?

De base, si vous êtes française, on attendra de vous que vous soyez un peu plus chic que les autres. En effet, que vous le vouliez ou non, vous représentez sur place l’élégance à la française ! N’ayez donc pas peur de vous habiller un poil plus chic que vos collègues, on ne vous en voudra pas… Au contraire, paraitre négligée pourrait vous desservir.

L’hiver, c’est le règne de la doudoune fine et courte. Oui, la doudoune, rigolez pas, c’est franchement utile.
Les petites nanas enfilent leur doudoune, si possible de couleur vive, et enfourchent leur scooter pour aller au bureau.

L’été, la doudoune est remplacée par une veste courte caractéristique,  à zips, à capuche et le plus souvent avec des motifs fleuris. Cette veste recouvre même les mains et en fait de jolis extrémités palmées. Pourquoi me diriez-vous, alors que vous allez etouffer par 35 degrés dès le mois de mai ?
Parce que nombre de ces dames exècrent le soleil et les couleurs qui vont avec. En complétant leur attirail avec un masque de protection anti-pollution (à fleurs, il va sans dire) et des lunettes de soleil mouche, elles sont protégées des UV de la tête aux pieds… et méconnaissables.
Il s’agit sans doute de la meilleure protection possible. D’ailleurs, ne rigolez pas avec les rayons du soleil, j’arrive à devenir couleur caramel malgré des tartinages de crème solaire indice 50 fomulée pour les enfants. C’est dire…

A l’intérieur du bureau, lorsque les beaux jours arrivent, les femmes n’hésitent pas à s’habiller avec chemisier blanc ou de couleur vive + jupe noire non évasée, ou alors en robe de couleur vive mais de bonne tenue, rarement en tissu imprimé. Les vietnamiennes pour la plupart portent des talons plus ou moins hauts. En effet, quand on fait tout en scooter, il est facile de ne pas trop marcher, et donc de se permettre de porter ce fameux talons ! Pour ma part j’ai opté pour des mocassins noirs achetés 10 euros sur place, étant donné mon choix de vivre à Hanoï sans conduire de scoot. Attention pour les amatrices de xe om (taxi moto), si vous optez pour une jupe ou une robe crayon, pensez que vous allez devoir monter sur la moto en amazone, et donc préférez un bon conducteur pour votre course.

Niveau sac, je conseille un sac de contenance petite ou moyenne avec une bandoulière, en PVC pour éviter les risques de moisissure, avec double fermeture (zip + rabat) à l’avant et poche zippée à l’arrière pour y mettre votre portable, et d’un design quelconque mais urbain. Il sera à porter à l’avant et non derrière pour éviter d’attirer les pickpockets. Vous pouvez aussi le placer devant vous quand vous enfourchez un xe om  par exemple, pour éviter qu’il pende sur les côtés. La plupart du temps, les vietnamiennes complètent leur sac à main par un sachet plastique basique et rectangulaire (toujours à récupérer ici) dans lequel se trouvent les éléments les moins précieux de leur barda, par exemple leur bouteille d’eau, leur bouffe ou leur petit gilet.

Le midi, pour manger dehors, les vietnamiennes se contentent de prendre avec elles uniquement leur petit portefeuille/porte-billets féminin, qui ressemble à une sorte de pochette rectangulaire. Pensez donc au portefeuille que vous allez prendre, et préférez en prendre un qui vous permette de classer convenablement vos billets (pas de pièces de monnaie au Vietnam) et de ne pas les confondre entre eux.

Dernier conseil si vous travaillez en été : prévoyez :
– un gilet léger à emporter partout avec vous pour combattre des climatisations glaciales au resto, dans les bars et ailleurs
– un petit foulard pour les mêmes raisons (mais facilement achetable sur place)
– une veste noire à laisser au bureau ultra climatisé, plus épaisse qu’un simple petit gilet et qui « corporatise » n’importe quelle petite robe d’été ou presque
– de l’insecticide spécial moustiques tropicaux à appliquer sur vos jambes tous les matins, les moustiques pouvant passer par les systèmes d’aération

– du baume du tigre pour apaiser vos boutons de moustique, si vous oubliez la précaution ci-dessus
– une paire de tongs à bousiller, légère, à transporter avec vous en cas de soupçon d’orage diluvien
– un poncho en plastique (achetable sur place pour 1,5 euros) à transbahuter avec vous pour les mêmes raisons, très utile sur un scooter.

Avec tout ça, vous êtes fin prêt pour faire bonne impression ET pour vous adapter au quotidien vietnamien.

Tschüs !

L’humidité hanoienne et moi, une longue histoire d’amour (ou pas)

Voila, je suis revenue de Danang à Hanoi.
Et je suis dans une phase « J’aime plus Hanoi » (oui, comme un certain Thomas Dutronc qui chante « J’aime plus Paris », c’est pareil).
Parce que chéwi va repartir en France vendredi soir et que j’ai envie de me glisser dans ses bagages.
Mais aussi parce qu’après notre retour de notre première plage paradisiaque (ça se fête !), on a eu droit à Hanoi sous la pluie (comme cette chanson de JB Notché sur le retour des vacances à Paris-la-grisaille).

Bref, je suis d’humeur massacrante (notamment car tout ce que je fais d’autre que de voir mon chéwi m’indiffère profondément, et oui, oui, répétitions musicales pour Ulysse incluses), et ce présent post risque de transpirer la méchanceté et la mauvaise foi.

Pour que vous puissiez comprendre mon exaspération chronique face à Hanoi, laissez-moi vous parler d’une de ces déconvenues qu’on y rencontre au quotidien.
Non je ne parlerai pas cette fois des rats qu’on croise dans des cages d’escalier, des cafards qui s’emprisonnent dans des pièges à rat à la place des rats (véridique), des moustiques qui égrènent leurs boutons sur mes jambes dont les pores finissent par ressembler aux reliefs de jolies balles de golf, ni même encore des grenouilles que l’on peut croiser sur des terrasses de restaurant (mais je ne me plaindrai pas des geckos de mon appartement, ils restent timides et ont leur intérêt).

Non, je vais vous parler d’une plaie du quotidien dont les gentils vacanciers qui passent entre deux jours et une semaine à Hanoi ont à peine conscience : l’HUMIDITE ambiante, persistante, perpétuelle, poisseuse, et qui nous complique bien la vie.

Le concept est très simple, et se décline en plusieurs variations toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

1/ In tumbled-dryer we trust

Vous cherchez un appart’ ou une coloc’ ? Soyez conscient qu’un sèche-linge ici n’est PAS un bien de luxe, mais un bien de quasi première nécessité.

Une des raisons de mon précédent déménagement était la logistique incroyable qu’il fallait développer pour laver ses quelques vêtements. C’est bien simple : en principe, on est sensé laver notre linge dans la machine se trouvant dans le jardin, puis pendre nos affaires à l’extérieur.

Ca, c’est le principe.
Car en pratique, si vous prenez le risque de pendre votre linge dans le jardin, vous risquez de le retrouver une semaine plus tard 1) encore humide, et 2) recouvert de moisissure. Pensez-y avant d’emporter à Hanoi votre jean préféré acheté à prix d’or et qui n’a aucune chance de sécher convenablement à l’air libre.
La seule technique que j’avais trouvée à la fin est de tout foutre sur les rampes d’escalier, et tant pis pour l’esthétisme, et tant pis pour les colocs (je leur épargnais tout de même l’exposition de mes sous vêtements que je faisais sécher dans ma chambre).

Mon nouvel appartement est loin d’être une affaire mais nous avons droit à une femme de ménage qui lave et sèche le linge trois fois par semaine. Et ça, ça n’a pas de prix (enfin, si… mon débardeur gris Petit Bateau a été paumé dans la procédure).
Tout cela ne résout cependant pas le problème numéro 2…

2/ Gaffe à vos affaires.

Vous voulez une vie remplie de surprise ?
Rangez vos fringues dans l’armoire de votre chambre.
A présent, vous pouvez prendre les paris pour savoir si, quelques jours plus tard, vous allez récupérer vos biens avec – ou sans – taches de moisissure, quand ils ne deviennent pas complètement blancs et recouverts de champi (dernier cas pas encore vécu personnellement, mais je ne suis pas pressée d’en faire l’expérience).
Tout cela, grâce à cette charmante humidité hanoienne dont je me passerais bien.
Bienvenue dans mon monde.

Dans ce monde merveilleux de l’humidité, vous ravisez votre jugement sur le similicuir qui fait si cheap en Europe et que vous n’achetez peut-être jamais.
Ici, le similicuir tient mieux que le vrai cuir, qui aura tendance, au bout d’un moment, à pourrir sur place (pas vécu personnellement, mais je songe à demander à Chewi de bien vouloir sauver mes magnifiques bottines de chez Clark’s en les ramenant par anticipation en France).
Et vous finissez par vous marrer tout(e) seul(e) en regardant les publicités vantant les mérites du « genuine leather » !

Même la touche de mon violon provisoire a été légèrement « mangée »… On m’a dit qu’il fallait aérer l’instrument régulièrement, je pense lui acheter une laisse pour le promener.

Bref, faites gaffe à vos affaires ! Mes colocataires d’avant ouvraient grand les portes de leur armoire en contradiction totale avec les règles élémentaires d’esthétisme et d’intimité, et peut-être à raison…

Avis aussi aux férus d’informatique ou de photo : des armoires spéciales existent, qui protègent votre matériel de l’humidité. Pensez-y vraiment, les appareils électroniques complexes ont tendance à rendre l’âme plus facilement ici, surtout s’ils ne sont pas utilisés souvent…

Face à ce désastre, les forums d’expatriés regorgent d’appels à l’aide sur les moyens d’éviter ces désagréments. Ça passe par :
la recherche du saint-graal (= un deshumidifieur d’air d’occasion, mais en général ca ne suffit pas, il faut vider les 18 litres d’eau absorbée toutes les trois-quatre heures selon la taille de la pièce !),
– aux achats de plans B (sacs de silica, vous savez, les machins chimiques qu’on retrouve dans nos achats fraichement débarqués de leurs usines chinoises et que l’on pense inutiles… pas encore trouvés à Hanoi),
– ou encore des expérimentations en tout genre (j’ai fait des recherches poussées sur les sacs de charbon de bambou sensé rééquilibrer l’humidité d’un petit espace, et ai été très tentée a un moment par l’utilisation d’huile essentielle de lavande réputée anti-fongique, mais ai abandonné l’idée car pas trouve de diffuseur convenable).

Sympathique non ?
Et pourtant, ce n’est pas ce qui m’embête le plus… car je suis beaucoup plus embarrassée par le 3e problème apporté avec l’humidité.

3/ T’as envie de chanter de ta plus belle voix ? Laisse tomber, Hanoi n’est pas faite pour toi.

Bah ouais.
Y a deux semaines, je me tapais une angine avec extinction de voix au passage. J’ai du annuler les dernières prises studio pour mon projet d’enregistrement de chansons qui est déjà bien avancé.

Et depuis… depuis, je suis encore obligée d’attendre.

Car ma voix ne s’en est pas remise totalement.
Et je crains de plus en plus qu’elle ne s’en remette jamais totalement, en tout cas, pas avant que je quitte cet îlot d’humidité et de pollution qu’est Hanoi.

Parce que de deux choses l’une.
Soit je suis dehors ou dans une pièce non ventilée, et l’atmosphère est trop humide pour mes bronches.
Soit je suis chez moi, au bureau, au resto, dans le bus ou dans le taxi, et la, l’air co prend le relais et offre un air beaucoup trop sec.
Ajoutez à cela la clope partout (je m’y suis même habituée…) et les pots d’échappement des multiples véhicules de la ville et vous avez un beau tableau atmosphérique.

J’ai l’air d’une chochotte, d’une diva en me plaignant de la sorte ?

Essayez, faites le test. Tapez-vous une angine, ne parlez pas pendant quatre jours (sympa quand un associé de votre boite vous appelle au téléphone sur un dossier important…), et espérez ensuite qu’après toutes ces quintes de toux et ces raclements de gorge, votre appareil respiratoire ne se sente pas irrité et soit beau comme un sou neuf.

Autant se rendre à l’évidence : c’est impossible.
Et non, je n’ai pas envie d’ingurgiter 5 kilos de miel soit disant pour aller mieux.

Le résultat est que j’ai des quintes de toux grasse difficiles chaque matin, et des quintes de toux sèche chaque soir.

Et que même si je peux à nouveau parler, il est clair que pour le chant, surtout en studio, ça ne va pas être possible. Je trouve ça assez frustrant.

Je me demande si la fenêtre entre le moment où il fait moins moche et moins humide (eh, mais ce n’était pas sensé être en avril ?) et l’arrivée de la mousson (j’ai pas hâte) sera suffisamment large pour me permettre d’enregistrer.

Mais bon, à ce qu’il parait (et c’est même moi qui le dit), la patience est une des qualités nécessaires pour survivre ici au Vietnam,

Je dois donc m’armer de patience… Ce qui ne m’empêche pas de râler « à la française » par le biais de ce blog 😉

Tschüs !

 

Les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam

Lorsque j’ai la chance de parler a des vietnamiens, ou même a des expatries, une des questions qui revient le plus souvent est la suivante : « Alors, Hanoï, est-ce que ça ressemble a ce que tu avais imaginé ? »

Et c’est la qu’on fait sa réponse de normand : oui, et non (je vous expliquerai en détail pourquoi… un jour).

Étant d’une nature angoissée quand je m’apprête a faire un « truc de ouf » (c’est a dire assez souvent, en fait… je dois être maso), j’ai passé de nombreuses heures a écumer les sites internet les plus variés sur le Vietnam et sur Hanoï. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’on trouve du boire et du manger, et parfois de belles conneries. Et a coté de ça, il y a des informations utiles qui passent totalement a la trappe.

Florilège de petits détails auxquels penser quand on part au Vietnam :

1 / Des tas de trucs sont moins chers au Vietnam, donc tu dois économiser avant de partir

C’est peut-être bête a dire, mais parce qu’il y a de multiples possibilités de faire des choses moins chères sur place, on aura nécessairement besoin de plus d’argent que lorsque l’on vit en France. Eh oui, il y a tout simplement trop de tentations ! Quelques exemples :

Les sushis sont deux fois moins chers qu’en France (et donc un menu jap sera quatre fois plus cher qu’un menu viet), et en général ils sont meilleurs (il y a un quartier japonais a Hanoï, a Ba Dinh autour du Daewoo Hotel).

Les massages sont deux a trois fois moins chers qu’en France (entre 17,5 et 35 euros pour une heure ou un peu plus). Et si vous choisissez de payer au Vietnam le même prix que ce que vous dépensez en France pour un massage dans un institut standard, vous pouvez vous taper une heure de relaxation dans le très luxueux Sofitel Legend Métropole par exemple. Encore une belle raison de dépenser votre pognon.

Pire que ça, je suis également soumise a une tentation a laquelle on ne pense pas du tout lorsque l’on est musicien : les studios d’enregistrement ne sont pas chers du tout ! Néanmoins malgré cela, ça représente un budget auquel je n’avais pas pensé une seconde en partant. Je suis très tentée par enregistrer l’EP de mes rêves sur place. Cédric, le batteur de mon groupe, m’a dit qu’il existait pas mal de studios d’enregistrement qui, pour 1 million de dongs (soit 35 euros), te faisait l’enregistrement ET le mastering de ta chanson. Ce système peut donc être très intéressant car le prix n’est pas fonction des heures passées et on peut vraiment essayer de faire quelque chose de bien sur la chanson. A voir si un enregistrement de 3-4 chansons de mon cru intéresse encore quelqu’un…

2 / Si tu as prévu d’arrêter de fumer en arrivant au Vietnam, commence ta diète avant de partir (et prie)

Après il sera trop tard. Tout simplement parce qu’un fumeur lambda, en débarquant ici, va découvrir que pour le prix d’un paquet de clopes en France, il peut s’acheter une cartouche au Vietnam. De façon mécanique, puisque la contrainte financière ne sera plus un frein, un fumeur aura  tendance a augmenter sa consommation plutôt qu’a la diminuer…

3 / Si t’es une fille, n’espère pas faire de razzia en shopping (sauf si t’es riche)

En voila une idée reçue qui m’a bien pourri la vie ! Ce n’est pas parce que le Vietnam est devenu spécialiste dans la fabrication de vêtements de (relativement) bonne qualité que le Vietnam est devenu la Mecque des fashionistas qui veulent s’habiller pour pas un rond (la plupart des fringues fabriquées au Vietnam sont directement envoyées vers les marches extérieurs) !

La réalité est tout autre : les fringues pas chères sont hyper kitsch. C’est comme ça, on ne peut rien y faire. La moindre pièce, même mimi comme tout, va toujours comporter un détail qui tue : une énorme tête de mort, un papillon en paillettes, des sequins en veux-tu en voila… Et en général, le tout est fait en matière plastique type polyester, dans des couleurs acidulées. Pas très élégant tout ça…

Si on veut de l’original bien designé ou du classique épuré, il faut y mettre le prix. Car j’ai l’impression qu’ici, le luxe est dans le dépouillement. Pas de détail qui tue, juste une chemise blanche bien coupée dans une jolie matière qui tombe bien, un joli trench gris, etc… Pour des prix qui parfois dépassent ce que l’on peut voir en France (60 euros la chemise blanche manches courtes, ça commence a faire cher dans son petit budget de stagiaire). Ainsi, les soldes sont intéressantes, même ici !

Quelques exceptions toutefois : il arrive que des magasins « Made in Vietnam » (qui nous vendent ce qui est sensé être des rebuts ou fin de série de marques occidentales utilisant les usines vietnamiennes) recèlent des trésors cachés (mais faut bien fouiller). Il existe aussi des boutiques spéciales touristes qui vendent des vêtements de type « ethnique » pour les voyageurs babas en mal de sarouel et autres robes longues a motifs.

Niveau chaussure, je ne vous raconte même pas. Beaucoup de boutiques puent le plastique, je n’y fouille même plus. Le reste, ce sont des chaussures en cuir sensées venir de Zara (mais avec des étiquettes d’autres marques parfois…). Difficile de se sentir en confiance.

Dernière petite lueur d’espoir : les foulards et autres écharpes sont plutôt beaux et abordables. Ce doit être encore moins cher au marché, c’est d’ailleurs un de mes prochains objectifs de touriste.

4 / Si t’es un mec et que t’es shopping-addict, bienvenue au Vietnam

N’étant pas un mec, je n’ai pu développer cet aspect du tourisme hanoien. Mais a tous les mecs qui en ont marre de ne pas savoir ou s’habiller en France (ailleurs que chez Jules ou Celio, s’entend), vous allez pouvoir trouver votre bonheur au Vietnam. Il existe des tas de boutiques spécialisées en fringues ou chaussures pour mecs (il y a aussi des magasins spécial enfants). Des enseignes appelées « complet-veston » se feront un plaisir de vous tailler un costard.

5 / Les trucs que tu n’as pas besoin d’emporter au Vietnam, malgré les conneries racontées sur le web

Alors la je vous arrête tout de suite, les filles : non vous n’avez pas besoin d’emporter pour plusieurs mois de tampons hygiéniques dans votre valise, sauf éventuellement si vous tenez a une marque ou un modèle particulier. Le mythe selon lequel il n’y a pas de tampon hygiénique au Vietnam est faux. On n’en trouve certes pas dans tous les supermarchés, mais j’en ai déjà vu, avec ou sans applicateur, d’une marque que je ne connaissais pas. Donc en cas d’urgence, no problem… Pensez donc a prendre une petite réserve pour les premiers jours, mais après, pas besoin…

Une autre astuce, en direction des randonneurs et baroudeurs : pas besoin d’emporter votre sac a viande (sorte de sac de couchage en soie fine qui fait aussi office de taie d’oreiller, léger et hyper pratique pour dormir en auberge ou en train-couchette), ils en vendent a Hang Gai (la rue du chanvre, devenue une rue ou on vend de la soie) pour 100 000 dongs, soit moins de 4 euros. Vous pourrez même faire des réserves et en apporter a vos potes baroudeurs en France.

6 / Les trucs auxquels tu ne penses pas, mais qui sont pourtant utiles a emporter au Vietnam

Les guides vous disent que porter un short est très mal vu par les vietnamiens et que seuls les touristes en portent ? Faux ! J’ai déjà vu pas mal de jeunes vietnamiennes le porter assez court. Du coup je me sens un peu con de ne pas avoir pris le mien. D’un autre coté, je n’ai pas encore teste les moustiques du printemps. Malgré la chaleur, des la nuit tombée, il est préférable de porter autre chose qu’un short pour éviter de se faire bouffer les jambes… Mais quoi ? Le port du large pantalon de soie semble appartenir a une autre époque, d’ailleurs je n’en ai quasiment jamais vu en magasin.

L’informatique et l’électronique sont moins chers au Vietnam ? Faux ! Il s’agit de biens d’importation qui sont souvent aussi chers qu’en France. Le seul moyen de s’en sortir si on en a besoin reste encore le marche de l’occasion… Un peu comme chez nous avec Le Bon Coin, quoi.

Vous pensez assister a des concerts, ou encore aller au karaoké avec vos futurs amis vietnamiens ? Prévoyez vos bouchons d’oreille ! Les vietnamiens n’ont pas encore intégré la notion de plafond de décibels a respecter pour le bien-être des voisins et des oreilles des auditeurs. Autant dire que si vous prévoyez d’écouter de la musique ou de vous éclater au karaoké, ce sont surtout vos tympans qui vont trinquer, avec a la clé de jolis bourdonnements ! Si comme moi vous tenez a vos oreilles, je vous conseille vivement de ne pas oublier (comme je l’ai fait) votre paire de bouchons en silicone spécial concerts, qui vous permettra de profiter de l’ambiance (ces bouchons ne déforment pas le son, comme les boules Quies, mais l’atténuent) tout en vous préservant des acouphènes. Même si vous n’êtes pas a cheval sur ce type de précaution, je vous conseille vivement de penser a cela avant de partir, car je vous assure qu’ils ne lésinent pas sur les décibels de façon générale !

Enfin, si vous comptez venir au Vietnam, pensez a prendre des chaussures qui vous maintiennent les chevilles.
En effet, le sol est souvent irrégulier et vous devrez souvent slalomer entre les motos garées, les différents niveaux de trottoir et les petits marchands de rue.
Une des premières conneries que j’ai faites a Hanoï a été de me faire une entorse, simplement en marchant dans la rue, car je n’avais pas fait attention a un petit dénivelé caché dans le noir.
Ce serait bête de gâcher votre séjour pour si peu, non ?

Les Converses ou autres trucs qui mettent du temps à se lacer, ce n’est pas un bon plan non plus, vu le nombre de fois ou on doit enlever puis remettre ses chaussures en entrant dans certains bâtiments…

Ah, et dernière chose : le site du ministère des affaires étrangères qui conseille de « marcher à l’intérieur des trottoirs », eeeeuh comment dire ? J’aimerais bien les y voir, tiens, avec toutes ces motos et voitures garées à même le trottoir (quand celui-ci existe), tellement que je me demande bien comment font les handicapés ici pour circuler ailleurs que par taxi !

J’espère que ces conseils vous auront un peu éclairés et vous auront donné l’envie de partir au Vietnam ! Si vous avez d’autres astuces a disposition, n’hésitez pas a en faire part dans les commentaires !

Tschus !

Test photo et appréhensions

Hello tous,

Cette fois ci je teste l’appli wordpress sur iPad ainsi qu’un petit objet me permettant d’importer les photos de mon APN sur tablette.

Niveau nouvelles et préparation, pas grand chose de neuf, à part cette phrase que je ne cesse de dire ou de penser : « j’veux pas y aller ». Pas très glorieux ! Quand je pense à toutes ces personnes qui rêveraient d’un voyage pareil et être à ma place… Mais rien à faire, la peur prend le pas sur l’envie, et je repense à Chéwi qui a sûrement ressenti la même chose, en plus condensé, juste avant de sauter en parachute.

Tout en tentant de faire mes affaires (et y a encore des tas de trucs à faire 😦 ), je reste relativement paralysée par tout ça. Complètement à côté de mes pompes, y compris lorsqu’il s’agit de fêter mon départ !

Allez, à la prochaine ! Tschüs !

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