En bonus (7) : rétrospective Facebook pendant mon séjour

Comme je ne partage sur ce blog que ce que je peux véritablement mettre en forme, j’ai décidé de déposer dans cet article toutes les micro-réflexions que j’ai pu faire sur d’autres réseaux sociaux à accès restreint. Et en général, c’est plutôt drôle. Alors allons-y !

AVANT

6/12/13

Envisage une fête d’avant-départ. Se rend compte que y aura sûrement pas grand monde. Songe à renoncer.

17/12/13

– Réception de la valise = check (et elle a l’air toute petite )
– Sac à dos de rando = check (et c’est le plus beau sac du monde ! cap sur la baie d’Ha Long !)
– Vaccins = almost check
– Savoir dans quelle ville je vais = almost check
– Sac bandoulière = repérage ok
– Shoes de marche = pas encore (prise de tête)

23/12/13

Préparer un long séjour à l’étranger > la maison qui rend fou des 12 travaux d’Astérix.

26/12/13

MAISON QUI REND FOU, round two. Après 45 minutes d’attente pour une pauvre attestation pourtant nécessaire pour souscrire à un machin qui se trouve, bien évidemment, pas dans le même bâtiment : « Bonjour Madame, vous voulez souscrire ? Et en plus vous voulez savoir concrètement en quoi ça consiste ? Eeeeeuh… voyons voir. Y avait pas Machine là qui avait fait un PowerPoint pour expliquer ? Zut je le trouve pas… Ah si c’est là. Ca ne parle pas de votre situation ? Hem. Des franchises à payer ? Eeeeeeuuuh… Bah ah tiens, voilà la brochure que n’importe quel quidam peut trouver partout. Voyons voir… Oh, je ne sais pas vraiment lire une brochure vous savez. Appelez ce numéro, là, inscrit dessus, ils vont vous en dire plus… ou vous rediriger vers un autre numéro… qui va vous en dire plus… Mais pas après 17h ni en week-end, car après ils ferment ma bonne dame. Ah bon, vous avez déjà appelé y a plusieurs mois ? Ah bon, ils vous ont envoyé sur le site web de Machinchose et vous ont dit de vous débrouiller ? Ohlala, vous n’avez vraiment pas eu de chance ! Mais retentez, peut-être que CETTE FOIS, vous aurez votre renseignement ! Vous voulez souscrire ? Ah bah on prend pas la carte bancaire, ma bonne dame. Revenez demain à la première heure, avec votre carnet de chèque… Parce que vous comprenez, c’est urgent ! Avec les fêtes, et tout ça, ça travaille moins que d’habitude… Et les délais se rallongent. » GGGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!

PENDANT

9/01/14

Bien arrivée.

3/02/14

Maison trouvée. Yipee yipee yeah !!

4/03/14

Des asticots dans la baignoire ? Nous le saurons dans le prochain épisode ! ‪#‎maviereveeahanoi‬

18/03/14

Non mais allo quoi, tu te proclames « citoyenne du monde » et tu chantes « La Tonkinoise » a Hanoï ! C’est comme si tu te disais éprise de liberté,et que tu chantais en France « Maréchal nous voila » !

2/05/14

Aujourd’hui j’ai pris ma vie en main. J’ai acheté une boîte de Strepsil.

3/05/14

Mon gâteau, le Métropole et moi

8/05/14

Celui qui à trente ans, n’a pas goûté de sushi au saumon gras, a raté sa vie.

21/05/14

Pas envie de retourner en France. Ou alors, envie d’y retourner, mais en changeant tout. Commencer par jeter la télé.

29/05/14

Pendant que certains sont en transe devant Trent Reznor, j’expérimente prendre un avion avec un durian à bord. VDM

6/06/14

Expat débutant : Et il est où ce resto ?
Moi : rue Dien Bien Phu.
Expat débutant : ohlala, je vais jamais le retenir ce nom !
Moi : ………

13/06/14

Découverte au bord de ma baignoire : une forme petite, oblongue et tortueuse. Deux solutions. 1/ C’est une larve. 2/ C’est une merde. Après le test du jet d’eau, j’en ai conclu qu’il s’agissait de la deuxième solution. ‪#‎VietnamJeTAime‬

22/06/14

Dernier road trip booké. Au programme : culture-playa-shopping:)

23/06/14

Ok, donc pour le moment on en est au moins à 4 kilos de cadeaux et autres suppléments dans la valise… Et la fièvre acheteuse n’est pas finie. Keep calm…

APRÈS

21/07/14

Bifteck, comté, patates au beurre et peches jaunes… On se console comme on peut ‪#‎retourenfrance‬

22/08/14

J’ai le mal du pays (même si ce n’est pas mon pays)

Tschüs !

Ma petite folie pour les cosmétiques coréens

Continuons notre dernier petit tour à Hanoi en vous parlant de ses quelques avantages, surtout pour les filles je dirais…

En effet, j’avais envie de profiter de ce blog pour vous parler d’une des nombreuses lubies que j’ai attrapées sur place (je voulais par exemple me mettre au commerce de confiture de mangues fraîches, mais faute de pots suffisants, je ne suis jamais passée à l’acte) : je veux parler des produits de beauté coréens.

Alors oui ça peut sembler curieux de parler d’une spécialité coréenne lorsqu’on évoque un séjour au Vietnam. Seulement, un séjour dans un pays d’Asie du Sud-Est est aussi l’occasion de s’intéresser à ses petits voisins et à leur influence sur la vie sur place.

Ainsi, j’ai pu expérimenter les « vrais » sushis japonais (il y a une belle communauté nippone à Hanoi), mais également la « vraie » cuisine indienne. Rien à voir avec les sushis hexagonaux ou les restaurant indiens médiocres et hors de prix de chez nous !

(et si vous voulez tester de bonnes adresses, je vous suggère Sushi Dokoro Yakata au bout de la rue Xuan Dieu et Khazaana rue Ly Thai To)

L’influence de la Corée du Sud est aussi très importante au Vietnam, surtout pour les jeunes. La K-pop se déverse sur MTV, la mode et tout ce qui vient de Corée en général est vu comme branché.

Les cosmétiques coréens sont donc également de la partie.

Alors, vous allez me dire, qu’est-ce que les cosmétiques coréens ont de plus que nos cosmétiques français très réputés par ailleurs ?

Voici les quelques particularités de ces produits, d’après mon expérience mais aussi les sites web que j’ai visités (il existe apparemment toute une communauté de fans de ces produits) :

Les avantages :

– Les cosmétiques coréens ont pour réputation d’être plus concentrés en principes actifs que les produits occidentaux.

– De plus, ces produits contiennent parfois des ingrédients très peu utilisés sous nos latitudes et qui jouissent d’une bonne réputation… paraîtrait-il par exemple que la bave d’escargot est très bonne pour le teint mais peu intégrée dans les produits occidentaux pour raison d’image, enfin je ne peux pas dire, je n’ai pas essayé… En tout cas, le truc sympa est que les principes actifs sont toujours cités en haut de la liste des ingrédients, c’est donc plus lisible que chez nous !

– La Corée est la patrie des fameuses BB et CC Creams, ces espèces de crèmes tout-en-un qui sont sensés à la fois hydrater, unifier, protéger contre les UV, et plus encore… (mais j’en suis plutôt revenue car ces crèmes sont pour la plupart bourrées de silicones)

– Les produits de beauté coréens rivalisent parfois d’imagination dans les packagings trop mignons destinés à trôner dans toute salle de bain de fille un peu kawai (petits pots en forme de fruits, de fleur, de confiserie, de petits animaux…)

– Les coréennes ont également accès à des gadgets beauté assez peu dispo chez nous ou à des prix trop élevés : petites brosses toutes douces pour se nettoyer le visage en profondeur sans l’agresser, masques en papier imbibés de produit actif à poser sur le visage (effet Halloween garanti), et surtout, petits papiers matifiants à emporter partout avec soi et qui ne coûtent pas un bras.

– L’attrait des produits coréens comparés à ceux, plus connus, venant du Japon, tient notamment à leur prix, plutôt accessible et équivalent à du L’Oreal ou du Gemey pour la plupart, ce qui convient à une cible marketing plus jeune et moins fortunée que les clientes de Kanebo, Shiseido et autres.

Les inconvénients :

– La compo des produits coréens n’a pas pour réputation d’être hyper clean. C’est, malgré la concentration en principes actifs sympas (ginko, etc), assez chimique la plupart du temps, et il faut traquer les dérivés de silicone en lisant la liste des ingrédients sur les emballages. Ça peut être long…

– Un certain nombre de ces produits contient des composants éclaircissants, la plupart du temps de l’arbutine. Je vois déjà vos cheveux se hérisser mais en réalité, l’arbutine n’éclaircit pas vraiment mais peut être utile pour estomper certaines taches. Rien à voir avec des composants hyper agressifs qu’on peut trouver dans des produits africains et qui sont réellement dangereux et peuvent conduire jusqu’à une dépigmentation. Enfin, cela méritait tout de même d’être signalé…

– Enfin, il est difficile de trouver un produit qui soit à coup sûr, supporté par les yeux sensibles. C’est simple, la mention « éviter le contact avec le yeux » est inscrite y compris sur les démaquillants… pour les yeux ! Curieux, non ?

Alors, pour faire le tour des marques que j’ai pu trouver à Hanoï, voici un petit listing non exhaustif :

TheFaceShop : de loin, la marque la plus présente au Vietnam. Je pensais au début à des boutiques qui contrefaisaient The Body Shop (de plus, leur charte graphique tourne autour du vert, tout comme The Body Shop), mais il n’en est rien, il s’agit bien d’une vraie marque qui a un vécu. J’y ai acheté une petite brosse nettoyante très douce ainsi qu’un gel nettoyant pour le visage très doux et efficace.

Nature Republic : sensé être plus « naturel » que les autres marques mais faut pas se leurrer, y a du silicone dans pas mal de leurs produits. J’ai essayé une de leurs CC Cream franchement pas mal (elle a passé honorablement le test du « je l’essaie sur ma peau rougie par l’alcool pour voir si ça couvre »), ainsi qu’un gel-crème à base de thé vert.

TonyMoly : sensé être plus « chic » que ses concurrentes. C’est la marque responsable d’un best seller du cosmétique coréen : le diptyque « Appletox » (gommage sans grains dans un pot en forme de pomme verte) / « Tomatox » (masque dans un pot en forme de… tomate). J’y ai acheté une BB crème qui m’a assez peu convaincue (trop claire, trop siliconée), et aussi le Tomatox, actuellement à l’essai.

Innisfree : peut-être ma préférée mais plus difficile à trouver. Apparemment c’est une marque dont la particularité est de proposer des produits qui contiennent tous un élément provenant d’une île coréenne particulière contenant de nombreux trésors cosmétiques. J’y ai acheté une poudre minérale qui sent bon.

Etude House : plus compliqué d’accès également, propose des packaging mignons. J’y ai acheté un nettoyant aussi moussant qu’une mousse à raser (c’est rigolo) et une brumisation.

Maiyan : trouvable dans tout supermarché ou presque. Propose des masques imbibés et papiers matifiants à moins d’un euro.

Et voilà une jolie photo de famille !

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Tschüs !

Top 11 des différences entre lois françaises et vietnamiennes dans la vie quotidienne

Mon stage se déroulant dans le milieu juridique, j’avais envie de vous parler d’une multitude de petits détails vécus au Vietnam et qui me font penser à quel point certaines lois en France ou en Europe ont vraiment forgé notre quotidien et nos attentes. Cela rend parfois des détails de la vie vietnamienne un brin surprenants. Petit florilège…

1. En France, la loi Évin encadre strictement la publicité pour l’alcool et en interdit la distribution gratuite à fins promotionnelles.
Au Vietnam, certaines soirées de networking sont agrémentées d’hôtesses distribuant de nombreux shooters gratuits.

2. En France, la loi Évin accorde aux seuls buralistes, aux horaires raisonnables et pour la plupart fermés le dimanche, le droit de vendre des cigarettes.
Au Vietnam, les « Marlboro » (qu’ils disent) sont vendues n’importe où dans la rue et font même partie de cartes de nombreux cafés et restaurants. Les paquets y sont d’ailleurs servis sur une jolie coupelle.

3. En France, les prix sont toujours affichés TTC, et service compris pour la plupart des restos.
Au Vietnam, on peut régulièrement être amené à payer 15% de plus que le prix affiché sur la carte, qui ne comprend en fait (mais on ne le découvre qu’au moment de l’addition) ni la TVA ni les frais de service. Surpriiiise !

4. En Europe, on est protégé par les lois sur la CNIL et sur la protection des données personnelles.
Au Vietnam, nos données sont collectées n’importe où, et réutilisées n’importe comment.

5. En France, il est interdit de fumer dans les lieux publics.
Au Vietnam, ça clope n’importe où, y compris dans les studios d’enregistrement enfumés ou sur scène pendant les répétitions (ambiance Gainsbourg assurée).

6. En France, il existe des lois contre le tapage nocturne et la régulation du nombre de décibels dans les salles de concert.
Au Vietnam, on peut perdre ses tympans au détour d’une salle de karaoké.

7. En France, l’activité de pharmacie est strictement encadrée et fait l’objet d’ une prestation de serment. On fait donc plutôt confiance aux pharmaciens.
Au Vietnam, les pharmacies sont des épiceries comme les autres, et peuvent nous vendre une pommade trois-en-un cortisone-antibio-fongicide alors même qu’on demande expressément d’éviter les antibio, tout ça parce que ça coûte un euro de plus que la crème de base. Pharmaciens-épiciers, là-bas, c’est presque ça.

8. En France, les crèches sont étroitement contrôlées (par la DDASS, la PMI), notamment dans leur aménagement pour éviter tout accident.
Au Vietnam, les parents se prennent la tête pour éviter que celle de leur môme ne rencontre une vis dépassant négligemment d’un meuble d’une structure d’accueil.

9. En France, le code du travail érige en discrimination toute offre d’embauche qui porte sur des critères prohibés tels que le sexe ou l’origine…
Au Vietnam, pas de complexe, si on cherche pour un poste quelconque (enseignant, manager, serveur…) une femme blanche, on l’affiche aisément pour trouver plus vite ce que l’on cherche (!)

10. En France, on débat sur le bien-fondé de l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche et des parfumeries la nuit.
Au Vietnam, on peut à peu près tout trouver dans la rue et dans les magasins tous les jours (le dimanche étant un jour comme un autre) jusque 22h environ.

11. En France, les soldes sont limitées dans l’année et contrôlées pour éviter tout abus.
Au Vietnam, certains magasins affichent perpétuellement des super soldes exceptionnels de 50 % sur tout.

Et vous, vous en voyez d’autres ?

Tschüs !

Rencontres et activités en série

Depuis ma déprime de la semaine dernière, je compense en multipliant les diverses activités, même si je suis crevée et que parfois je préfèrerais rentrer chez moi me reposer.

Cela donne des situations plutôt intéressantes et des rencontres assez originales.

Lundi dernier je contacte une fille vietnamienne sur un réseau social pour une bricole. Elle me dit : « ah mais tu n’es pas celle qui se cherche un piano en ce moment ? Tu peux venir chez moi en jouer si tu veux. Au fait y a une soirée ce soir pour inaugurer un nouveau bar et un collectif d’artistes, tu viens ? » – bah oui, que je viens.

Je me retrouve donc embarquée dans une soirée avec limonade et bières à volonté et surtout attablée face à toute une bande d’amis avec qui je fais connaissance. Par chance, ils sont jeunes, vietnamiens, intéressants et parlent tous soit anglais soir français. En vrac, j’ai fait connaissance avec : une rédactrice de Star Magasine, une fille qui travaille sur le projet de lancement du tout premier satellite vietnamien, un garçon qui dessine des aquarelles avec du café, et une fille qui en un mis parle un français très très développé, le tout uniquement grâce à internet !

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(Le café des rencontres)

À part ça, j’ai fait pas mal de choses, parfois jusqu’à l’overdose :

– jeudi dernier avec les colocs on a fait une soirée massage + sushis. Pas le petit massage mignon avec la musique zen, non, mais le massage de Huong Sen, qui flirte avec la chiropractie (on fait même craquer les os, le tout avec le visage recouvert de concombres), précédé d’une phase de bains opéré dans un « esprit hammam » (il ne faut donc pas avoir de problèmes avec la nudité). À faire, vraiment. Sinon les sushis de Dokoro Sushi étaient un vrai délice malgré un standing étonnamment pauvre pour un resto japonais. J’ai enfin pu tester les sushis au saumon gras, et à présent je ne veux manger que ça et renoncer définitivement au pauvre Sushi Shop français !

– vendredi soir, Bia Hoi avec Ju, Gi et Garance avec qui j’ai pu faire connaissance

– samedi est venu l’été, le vrai, celui qui tape dès 8 heures du mat´, tellement qu’on se croirait à midi dès le matin venu. Les coloc’ proposent d’aller à une piscine proche de la maison, et qui appartient à un hôtel. Je ne vais pas refuser évidemment. Me voilà donc à me prélasser dans une piscine pas très grande mais très propre et agréable, entourée de palmiers et avec vue sur le lac de l’ouest. Un petit luxe pour moins de trois euros…
Puis je dois me dépêcher, vite vite, pour aller rejoindre Ju et ses amies vietnamiennes au cinéma. On y voit « La Belle et la Bête », pas inoubliable mais en français sous titré. J’ai le plaisir de tester le cinéma au Vietnam. Le moindre que l’on puisse dire c’est que c’est un truc sérieux. On doit venir à l’avance car on peut être refoulé en cas de retard. La structure est très complète et les fauteuils de la sections VIP (vous avez bien lu) très confortables avec un léger basculement.
Une fois le film fini je me laisse embarquer par Trang et ses copines dans un café purement viet (comprendre, chaises en plastique et carrelage douteux) pour manger du chè (soupe sucrée à la coco et à la gélatine), des raviolis vapeur, des salades de papaye. On mange pour se distraire (ce sont les filles qui me disent ça) car on n’a franchement pas faim après tout le pop coran qu’on s’est tapé. Je discute en français avec une fille qui veut s’entrainer dans la langue de Molière dans l’optique d’un futur entretien.
Le soir, barbec’ sur un toit avec des expats profs d’anglais (bon dieu qu’ils ont la belle vie ici).

– dimanche, re-piscine (mais pas la même). On y amène ses bouées, sa bouffe et sa glacière, comme à la plage. Et on y reste des heures. Il fait 35 degrés. Bienvenue dans l’été.

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(la piscine rafraichissante)

Puis petit marché aux puces clairement orienté expats et vietnamiens branchés. J’y ai trouvé des vêtements vintage, des fruits et légumes bio, du miel fermier, des cosmétiques maison, du café et thé équitable, un stand de lectures de cartes de tarot, des head band en plumes… Bref, du très bobo, dans la joie et dans la bonne humeur !
Sur le chemin du retour je m’achète trois mangues, du baume du tigre  et un poncho de pluie (enfin !) qui je pense va me servir dès demain !

Après cette overdose d’activités en tout genre, je me dis qu’il me reste encore des tas de choses à faire : trouver de jolis pantalons légers pour l’été (les shorts = une plaie niveau moustiques), trouver des cordes de violon pour la prochaine session studio, me remettre à lire, écrire, apprendre le vietnamien…

Tschüs !

Overdose de mangue

Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour…une overdose de mangue. Mon fruit préféré.
Je suis allée aujourd’hui au marché des tissus et en ai profité pour acheter à prix d’or (en gros, le prix d’un jus de mangue dans un bon café) ce que je ne soupçonnais pas être la meilleure mangue et surtout la plus grosse que je n’aie jamais eu à manger.
Une mangue si parfumée que j’ai l’impression de bouffer des fleurs.
Bien charnue, pleine, au sucre bien réparti. Increvable. Un vrai défi.
Si parfumée que j’en suis presque écœurée. Que de saveurs successives, presque comme un Durian (en moins puant). D’où cette sensation d’overdose. Une grande première !
Je vais peut-être lever le pied côté mangue… Et revenir à la noix de coco.
Eh oui, pour une fois, les soucis au Vietnam semblent bien légers 😉

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Un accidentel bon plan fruits de mer à Danang

Chéwi m’ayant rejointe quelques temps au Vietnam, nous avons décidé de voyager un peu. Après moultes hésitations (les montagnes du nord ? La campagne ? Hué exclue d’emblée car en plein festival), nous nous décidons pour Danang.

Le soir de notre arrivée à Danang, nous avons grand faim et avons envie de tester les fameux fruits de mer, spécialité du coin.

Chéwi trouve sur TripAdvisor (assez peu fourni sur la ville de Danang, étonnamment) un resto de fruits de mer appelé Bo Troi Dau qui avait l’air pas mal. Seul souci : seule la rue est indiquée, pas le numéro. Confiants et plein d’entrain, nous prenons le taxi en indiquant le nom du resto et celui de la rue, en bord de plage.

On tombe assez vite sur la bonne route. Puis ça roule, ça roule… Sans trouver pour autant ce fameux resto. On se retrouve assez désespérés, surtout quand le compteur commence à dépasser la limite psychologique des 100 000 dôngs. Le taximan nous dit dans un anglais plein de bonne volonté : « street very long ! » puis, devant l’aspect de plus et plus désert du chemin, fait demi tour.

Prise d’un élan de désespoir, je me dis que ce petit taxi doit bien connaître un coin sympa où aller manger. Je baragouine donc en vietnamien une phrase signifiant « nous voulons manger du poisson » (moi pas connaître le mot « fruits de mer » en vietnamien) et tout ce que le taximan nous répète d’une grosse voix enrouée rappelant certains personnages parodiques de manga – entremêlé de phrases rapides que je ne comprends pas – c’est un truc qui ressemblait à « COUA DA ! COUA DA ! ».

Eeeeuh, ok…
Cua… Da ? Je lui dis, en essayant de comprendre de quoi il parle.
Cua Da ! Répond-il d’une voix enthousiaste.

Chéwi et moi on se regarde, interloqués.

Cua Da ! Répète le taximan. Seafood, good !

Chéwi et moi on se regarde à nouveau.

Je dis : « ok ».

Et le voilà qui nous emmène sur une perpendiculaire par rapport au chemin du retour, pas très loin de notre hôtel. Nous arrivons devant un resto de fruits de mer appelé CUA DO (décidément, l’accent du Centre nous réserve quelques surprises) avec quasi que des vietnamiens, ce qui nous met plutôt en confiance. On demande le menu, le consulte, tandis que le chauffeur nous observe du coin de l’œil histoire de voir si on y va.

Effectivement, on y entre, et par la même occasion on perd de vue ce chauffeur jovial, ce qui est regrettable car on n’a pas eu l’occasion de le remercier de son très bon conseil !

Cua Do, donc, c’est un resto de fruits de mer à la vietnamienne, au bon sens du terme. Service rapide, réactif et efficace (plein plein de serveurs et serveuses), des interlocuteurs anglophones pour aider les touristes perdus comme nous, des employées préposées au décorticage de crevettes… Tout un programme ! Les vietnamiens y vont le plus souvent en famille pour faire ce qui ressemble à un repas de fête. Ça reste toutefois très vivant, bruyant, et surtout, chose rare pour un resto de fruits de mer en général, sans chichi, ce qui est fort agréable. Les tables autour de nous font « péter les homards » et se prennent en photo avec, avec leur smartphone !

Mais passons à l’essentiel : le repas. Nous on n’est pas contrariant, on commande depuis notre table 500 grammes de petites crevettes (vous constaterez la perception vietnamienne de « petites crevettes » en voyant la photo en fin d’article…) et un demi kilo de coquillages. Et voici que la préposée aux anglophones nous emmène dans une zone à part du restaurant : l’aquarium ! Et le moindre qu’on puisse dire c’est que ça foisonne. Nous pouvons donc choisir notre manger. Les employés le « pêchent » pour nous et l’emmènent en cuisine, pour être préparés selon nos désirs. Classe ! On s’est vraiment régalés.

Niveau addition, ça fait cher d’un point de vue vietnamien (le midi au boulot je peux manger pour un euro) mais pour les fruits de mer les plus frais que j’ai pu manger jusqu’alors + 8 nems de fruits de mer à partager + riz sauté à l’ail à partager (généreux) + boissons, on en a eu pour une douzaine d’euros par personne. On était tellement contents qu’on est revenus le lendemain.

Bref, le Cua Do fait partie de nos maigres plans qu’on a trouvé sur Danang. Il faut dire que dans cette ville, nous n’avons pas multiplié les essais et qu’on est souvent revenus aux mêmes endroits, car nous étions tellement satisfaits dès le départ qu’on est restés fidèles à nos trouvailles.

Tschüs !

Et en bonus : les photos de la salle, de nos crevettes grillées à l’ail et au gingembre, et de l’espace aquarium du Cua Do.

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