Comment s’habiller quand on travaille au Vietnam

Ahlala, le nombre de prises de tête que j’ai eues en faisant ma valise
Notamment car je n’avais aucune idée de comment m’habiller alors même que j’étais destinée à faire un stage dans une entreprise un peu chic.
Alors, pour vous mesdames (désolée messieurs je ne maîtrise pas la mode vietnamienne masculine) je vais vous raconter un peu que prévoir en partant de façon à ne pas vous retrouver telle un arbre de noël en plein juillet dans votre boite (en gros, pour éviter que vous ne soyez trop repérables comme étant l’étrangère inadaptée de service).

Comme je l’expliquais, trouver des fringues de qualité ici quand on est une femme est loin d’être facile (à moins de dépenser autant d’argent voire plus qu’en France).
Alors, autant ruser un peu pour se fondre un peu dans la masse des travailleurs vietnamiens. Comment s’habillent les working girls aujourd’hui à Hanoï ?

De base, si vous êtes française, on attendra de vous que vous soyez un peu plus chic que les autres. En effet, que vous le vouliez ou non, vous représentez sur place l’élégance à la française ! N’ayez donc pas peur de vous habiller un poil plus chic que vos collègues, on ne vous en voudra pas… Au contraire, paraitre négligée pourrait vous desservir.

L’hiver, c’est le règne de la doudoune fine et courte. Oui, la doudoune, rigolez pas, c’est franchement utile.
Les petites nanas enfilent leur doudoune, si possible de couleur vive, et enfourchent leur scooter pour aller au bureau.

L’été, la doudoune est remplacée par une veste courte caractéristique,  à zips, à capuche et le plus souvent avec des motifs fleuris. Cette veste recouvre même les mains et en fait de jolis extrémités palmées. Pourquoi me diriez-vous, alors que vous allez etouffer par 35 degrés dès le mois de mai ?
Parce que nombre de ces dames exècrent le soleil et les couleurs qui vont avec. En complétant leur attirail avec un masque de protection anti-pollution (à fleurs, il va sans dire) et des lunettes de soleil mouche, elles sont protégées des UV de la tête aux pieds… et méconnaissables.
Il s’agit sans doute de la meilleure protection possible. D’ailleurs, ne rigolez pas avec les rayons du soleil, j’arrive à devenir couleur caramel malgré des tartinages de crème solaire indice 50 fomulée pour les enfants. C’est dire…

A l’intérieur du bureau, lorsque les beaux jours arrivent, les femmes n’hésitent pas à s’habiller avec chemisier blanc ou de couleur vive + jupe noire non évasée, ou alors en robe de couleur vive mais de bonne tenue, rarement en tissu imprimé. Les vietnamiennes pour la plupart portent des talons plus ou moins hauts. En effet, quand on fait tout en scooter, il est facile de ne pas trop marcher, et donc de se permettre de porter ce fameux talons ! Pour ma part j’ai opté pour des mocassins noirs achetés 10 euros sur place, étant donné mon choix de vivre à Hanoï sans conduire de scoot. Attention pour les amatrices de xe om (taxi moto), si vous optez pour une jupe ou une robe crayon, pensez que vous allez devoir monter sur la moto en amazone, et donc préférez un bon conducteur pour votre course.

Niveau sac, je conseille un sac de contenance petite ou moyenne avec une bandoulière, en PVC pour éviter les risques de moisissure, avec double fermeture (zip + rabat) à l’avant et poche zippée à l’arrière pour y mettre votre portable, et d’un design quelconque mais urbain. Il sera à porter à l’avant et non derrière pour éviter d’attirer les pickpockets. Vous pouvez aussi le placer devant vous quand vous enfourchez un xe om  par exemple, pour éviter qu’il pende sur les côtés. La plupart du temps, les vietnamiennes complètent leur sac à main par un sachet plastique basique et rectangulaire (toujours à récupérer ici) dans lequel se trouvent les éléments les moins précieux de leur barda, par exemple leur bouteille d’eau, leur bouffe ou leur petit gilet.

Le midi, pour manger dehors, les vietnamiennes se contentent de prendre avec elles uniquement leur petit portefeuille/porte-billets féminin, qui ressemble à une sorte de pochette rectangulaire. Pensez donc au portefeuille que vous allez prendre, et préférez en prendre un qui vous permette de classer convenablement vos billets (pas de pièces de monnaie au Vietnam) et de ne pas les confondre entre eux.

Dernier conseil si vous travaillez en été : prévoyez :
– un gilet léger à emporter partout avec vous pour combattre des climatisations glaciales au resto, dans les bars et ailleurs
– un petit foulard pour les mêmes raisons (mais facilement achetable sur place)
– une veste noire à laisser au bureau ultra climatisé, plus épaisse qu’un simple petit gilet et qui « corporatise » n’importe quelle petite robe d’été ou presque
– de l’insecticide spécial moustiques tropicaux à appliquer sur vos jambes tous les matins, les moustiques pouvant passer par les systèmes d’aération

– du baume du tigre pour apaiser vos boutons de moustique, si vous oubliez la précaution ci-dessus
– une paire de tongs à bousiller, légère, à transporter avec vous en cas de soupçon d’orage diluvien
– un poncho en plastique (achetable sur place pour 1,5 euros) à transbahuter avec vous pour les mêmes raisons, très utile sur un scooter.

Avec tout ça, vous êtes fin prêt pour faire bonne impression ET pour vous adapter au quotidien vietnamien.

Tschüs !

Mes petits moments de solitude : quatre mois au Vietnam

Ça y est, ça fait quatre mois, enfin presque, que je vis au Vietnam !
Avant de partir j’avais l’imagination facile et me disais que le pire pouvait m’arriver une fois sur place.
Du coup, pour me rassurer et aussi rassurer les futurs expat’ qui vont passer par ici, j’ai décidé de faire le bilan tous les deux mois de tous les moments galère ou peu agréables que j’ai pu vivre (la première salve est à lire par ). Histoire de relativiser. Voici donc quelques extraits :

Je me suis fait avoir par mon manque de connaissance en vietnamien devant un client dans le cadre de mon boulot. J’avais pris en main un client français pour lequel je devais faire la navette continuelle entre lui et les vietnamiens de ma boîte. Le service apporté s’étant déroulé sur plusieurs jours. Quand, au dernier rendez-vous où nous étions réunis dans une même pièce avec les vietnamiens de la boite, ce client se met a parler viet couramment. Et finit la transaction tout seul comme un grand, me laissant sur le carreau, comme une jolie plante verte qui ne comprend pas un mot de ce que est échangé. VDM, comme on dit…

J’ai rêvé que j’avais des poux. Plusieurs fois.

J’ai vu entre autres une femme pisser sur un arbre en pleine rue, et des femmes faisant les poux de leurs amies et filles. Dans le bus. Et même dans un avion de la Vietnam Airlines.

Je suis entrée en guerre contre la femme de ménage que je soupçonnais fortement avoir emprunté mes Birkenstock pour nettoyer la salle de bain à grands coups de jets d’eau. RIP mes Birkenstock… Enfin, RIP, si je n’avais pas fait – à plusieurs reprises – le forcing à coups de longues séances de sèche cheveux et en grande consommation de papier absorbant. Ça s’est terminé avec mon gentil collègue vietnamien qui m’a indiqué quoi écrire sur une pancarte que j’ai collée dans l’entrée. Depuis, zéro souci. Encore plus depuis que j’ai déménagé.

Je me suis fait passer pour une parano auprès de mon coloc. Minuit je rentre chez moi, me brosse les dents, referme la porte de la salle de bains derrière moi. J’entre dans ma chambre, reviens chercher un truc dans le couloir, et entend du bruit depuis la salle de bain. Je pense alors que c’est mon coloc… Sauf que je l’entends au même moment, depuis sa chambre, fermer le rideau de sa porte ! Mon sang se glace et je me crois dans un film d’horreur. Je suis persuadée que quelque chose se trouve derrière la porte opaque de la salle de bains. Prise d’un sentiment irrationnel, je réveille mon pauvre coloc (heureusement couché il n’y a pas longtemps avant) pour qu’il ouvre la porte à ma place. Bien évidemment, y avait rien…

Je suis vraiment devenue un poil parano. De façon générale.
Je regarde chaque tache sur les murs de manière suspicieuse. Si ça bouge, c’est que c’est vivant. Si ça bouge pas, c’est que c’est une tache.
Je tique à chaque petit mouvement brusque. Et à raison. C’est souvent un gecko (cool) ou un cafard (moins cool). D’ailleurs, les premiers bébés cafard sont de sortie. Y en avait un sur la table de mon café habituel près de mon travail. Et un autre près du présentoir à éclairs de la boulangerie française du coin.

Mon séjour au Vietnam m’a apporté certaines cicatrices. D’acné sur mon visage (horreur). Et de boutons de moustique infectés sur les jambes. Mon dermato va avoir du boulot à mon retour.

Et le meilleur pour la fin :

J’ai du gérer, en 48 heures, un déménagement, un emménagement, une angine avec extinction de voix, des boutons de moustiques infectés et cramoisis sur les jambes, une allergie buccale à mes pastilles pour la gorge, et l’accueil de Chéwi qui débarquait à Hanoï à 6h du mat’ (et j’ai survécu).

Chouette hein ?

Des fois on peut se dire que ça peut être pire. Pas encore eu d’accident ni d’agression ni de problème de santé sérieux. Pourvu que ça dure !

Tschüs !

L’humidité hanoienne et moi, une longue histoire d’amour (ou pas)

Voila, je suis revenue de Danang à Hanoi.
Et je suis dans une phase « J’aime plus Hanoi » (oui, comme un certain Thomas Dutronc qui chante « J’aime plus Paris », c’est pareil).
Parce que chéwi va repartir en France vendredi soir et que j’ai envie de me glisser dans ses bagages.
Mais aussi parce qu’après notre retour de notre première plage paradisiaque (ça se fête !), on a eu droit à Hanoi sous la pluie (comme cette chanson de JB Notché sur le retour des vacances à Paris-la-grisaille).

Bref, je suis d’humeur massacrante (notamment car tout ce que je fais d’autre que de voir mon chéwi m’indiffère profondément, et oui, oui, répétitions musicales pour Ulysse incluses), et ce présent post risque de transpirer la méchanceté et la mauvaise foi.

Pour que vous puissiez comprendre mon exaspération chronique face à Hanoi, laissez-moi vous parler d’une de ces déconvenues qu’on y rencontre au quotidien.
Non je ne parlerai pas cette fois des rats qu’on croise dans des cages d’escalier, des cafards qui s’emprisonnent dans des pièges à rat à la place des rats (véridique), des moustiques qui égrènent leurs boutons sur mes jambes dont les pores finissent par ressembler aux reliefs de jolies balles de golf, ni même encore des grenouilles que l’on peut croiser sur des terrasses de restaurant (mais je ne me plaindrai pas des geckos de mon appartement, ils restent timides et ont leur intérêt).

Non, je vais vous parler d’une plaie du quotidien dont les gentils vacanciers qui passent entre deux jours et une semaine à Hanoi ont à peine conscience : l’HUMIDITE ambiante, persistante, perpétuelle, poisseuse, et qui nous complique bien la vie.

Le concept est très simple, et se décline en plusieurs variations toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

1/ In tumbled-dryer we trust

Vous cherchez un appart’ ou une coloc’ ? Soyez conscient qu’un sèche-linge ici n’est PAS un bien de luxe, mais un bien de quasi première nécessité.

Une des raisons de mon précédent déménagement était la logistique incroyable qu’il fallait développer pour laver ses quelques vêtements. C’est bien simple : en principe, on est sensé laver notre linge dans la machine se trouvant dans le jardin, puis pendre nos affaires à l’extérieur.

Ca, c’est le principe.
Car en pratique, si vous prenez le risque de pendre votre linge dans le jardin, vous risquez de le retrouver une semaine plus tard 1) encore humide, et 2) recouvert de moisissure. Pensez-y avant d’emporter à Hanoi votre jean préféré acheté à prix d’or et qui n’a aucune chance de sécher convenablement à l’air libre.
La seule technique que j’avais trouvée à la fin est de tout foutre sur les rampes d’escalier, et tant pis pour l’esthétisme, et tant pis pour les colocs (je leur épargnais tout de même l’exposition de mes sous vêtements que je faisais sécher dans ma chambre).

Mon nouvel appartement est loin d’être une affaire mais nous avons droit à une femme de ménage qui lave et sèche le linge trois fois par semaine. Et ça, ça n’a pas de prix (enfin, si… mon débardeur gris Petit Bateau a été paumé dans la procédure).
Tout cela ne résout cependant pas le problème numéro 2…

2/ Gaffe à vos affaires.

Vous voulez une vie remplie de surprise ?
Rangez vos fringues dans l’armoire de votre chambre.
A présent, vous pouvez prendre les paris pour savoir si, quelques jours plus tard, vous allez récupérer vos biens avec – ou sans – taches de moisissure, quand ils ne deviennent pas complètement blancs et recouverts de champi (dernier cas pas encore vécu personnellement, mais je ne suis pas pressée d’en faire l’expérience).
Tout cela, grâce à cette charmante humidité hanoienne dont je me passerais bien.
Bienvenue dans mon monde.

Dans ce monde merveilleux de l’humidité, vous ravisez votre jugement sur le similicuir qui fait si cheap en Europe et que vous n’achetez peut-être jamais.
Ici, le similicuir tient mieux que le vrai cuir, qui aura tendance, au bout d’un moment, à pourrir sur place (pas vécu personnellement, mais je songe à demander à Chewi de bien vouloir sauver mes magnifiques bottines de chez Clark’s en les ramenant par anticipation en France).
Et vous finissez par vous marrer tout(e) seul(e) en regardant les publicités vantant les mérites du « genuine leather » !

Même la touche de mon violon provisoire a été légèrement « mangée »… On m’a dit qu’il fallait aérer l’instrument régulièrement, je pense lui acheter une laisse pour le promener.

Bref, faites gaffe à vos affaires ! Mes colocataires d’avant ouvraient grand les portes de leur armoire en contradiction totale avec les règles élémentaires d’esthétisme et d’intimité, et peut-être à raison…

Avis aussi aux férus d’informatique ou de photo : des armoires spéciales existent, qui protègent votre matériel de l’humidité. Pensez-y vraiment, les appareils électroniques complexes ont tendance à rendre l’âme plus facilement ici, surtout s’ils ne sont pas utilisés souvent…

Face à ce désastre, les forums d’expatriés regorgent d’appels à l’aide sur les moyens d’éviter ces désagréments. Ça passe par :
la recherche du saint-graal (= un deshumidifieur d’air d’occasion, mais en général ca ne suffit pas, il faut vider les 18 litres d’eau absorbée toutes les trois-quatre heures selon la taille de la pièce !),
– aux achats de plans B (sacs de silica, vous savez, les machins chimiques qu’on retrouve dans nos achats fraichement débarqués de leurs usines chinoises et que l’on pense inutiles… pas encore trouvés à Hanoi),
– ou encore des expérimentations en tout genre (j’ai fait des recherches poussées sur les sacs de charbon de bambou sensé rééquilibrer l’humidité d’un petit espace, et ai été très tentée a un moment par l’utilisation d’huile essentielle de lavande réputée anti-fongique, mais ai abandonné l’idée car pas trouve de diffuseur convenable).

Sympathique non ?
Et pourtant, ce n’est pas ce qui m’embête le plus… car je suis beaucoup plus embarrassée par le 3e problème apporté avec l’humidité.

3/ T’as envie de chanter de ta plus belle voix ? Laisse tomber, Hanoi n’est pas faite pour toi.

Bah ouais.
Y a deux semaines, je me tapais une angine avec extinction de voix au passage. J’ai du annuler les dernières prises studio pour mon projet d’enregistrement de chansons qui est déjà bien avancé.

Et depuis… depuis, je suis encore obligée d’attendre.

Car ma voix ne s’en est pas remise totalement.
Et je crains de plus en plus qu’elle ne s’en remette jamais totalement, en tout cas, pas avant que je quitte cet îlot d’humidité et de pollution qu’est Hanoi.

Parce que de deux choses l’une.
Soit je suis dehors ou dans une pièce non ventilée, et l’atmosphère est trop humide pour mes bronches.
Soit je suis chez moi, au bureau, au resto, dans le bus ou dans le taxi, et la, l’air co prend le relais et offre un air beaucoup trop sec.
Ajoutez à cela la clope partout (je m’y suis même habituée…) et les pots d’échappement des multiples véhicules de la ville et vous avez un beau tableau atmosphérique.

J’ai l’air d’une chochotte, d’une diva en me plaignant de la sorte ?

Essayez, faites le test. Tapez-vous une angine, ne parlez pas pendant quatre jours (sympa quand un associé de votre boite vous appelle au téléphone sur un dossier important…), et espérez ensuite qu’après toutes ces quintes de toux et ces raclements de gorge, votre appareil respiratoire ne se sente pas irrité et soit beau comme un sou neuf.

Autant se rendre à l’évidence : c’est impossible.
Et non, je n’ai pas envie d’ingurgiter 5 kilos de miel soit disant pour aller mieux.

Le résultat est que j’ai des quintes de toux grasse difficiles chaque matin, et des quintes de toux sèche chaque soir.

Et que même si je peux à nouveau parler, il est clair que pour le chant, surtout en studio, ça ne va pas être possible. Je trouve ça assez frustrant.

Je me demande si la fenêtre entre le moment où il fait moins moche et moins humide (eh, mais ce n’était pas sensé être en avril ?) et l’arrivée de la mousson (j’ai pas hâte) sera suffisamment large pour me permettre d’enregistrer.

Mais bon, à ce qu’il parait (et c’est même moi qui le dit), la patience est une des qualités nécessaires pour survivre ici au Vietnam,

Je dois donc m’armer de patience… Ce qui ne m’empêche pas de râler « à la française » par le biais de ce blog 😉

Tschüs !

 

Photo of the day : L’Espace de Hanoi

L’Espace, ou l’Institut Français de Hanoï, ce n’est pas vraiment ma deuxième maison, mais disons que par la force des choses, j’y passe pas mal de temps. Notamment car c’est à deux pas du boulot et que ça me permet de me distraire pour pas cher, mais pas seulement.

Le matin, j’y vais parfois en pantalon-veste-lunettes pour y suivre des conférences de management, stratégie d’entreprise et marketing a destination des vietnamiens. Cela me permet de prendre la température de l’économie locale, et c’est assez intéressant.

Le soir, j’y sors de temps en temps, voir un concert ou un petit film. D’ailleurs Brigitte fait actuellement sa tournée asiatique et passe par Hanoï. J’ai acheté ma place de concert pour à peine 2 euros (le reste est payé avec vos impôts, et les miens par la même occasion, oui je sais).

Les week-ends, j’y répète inlassablement pendant des après-midi entières, pour mon groupe de musique, pour le side-project théâtre ou je joue la partie violon… Je squatte souvent les sièges molletonnés de l’auditorium ou les planches avec pas mal de décontraction et avec une dégaine assez négligée.

Et, certains soirs, cerise sur le gâteau, je monte même sur scène dans mes plus beaux habits pour y chanter, y jouer du piano, du violon, durant deux fois trois minutes.

Bref, l’Espace est un drôle de petit monde que je traverse sans vraiment en faire partie. C’est un lieu qui n’est pas dénué d’alcôve, ni parfois de quelques couacs. C’est un lieu que j’espère savoir vivant pendant encore très longtemps.

Et surtout, c’est un lieu qui vit grâce a des personnes – pas forcement les plus haut placées, mais assurément parmi celles qui sont les plus importantes – qui apportent volontiers leur énergie pour faire naitre de beaux projets, à l’image de la pièce de théâtre qui se monte actuellement et qui est avant tout une belle rencontre interculturelle.

Je vous laisse à présent avec une photo de la devanture bordée d’une jolie affiche. Je vous montre la devanture car nombreux sont ceux qui passent devant l’Espace, qui a pignon sur une rue incontournable, sans même s’en apercevoir !

Tschüs !

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Mes petits moments de solitude : deux mois au Vietnam

Bonjour à tous, vous allez bien ?

Étant donné que cela fait plus de deux mois que je suis au Vietnam (on ne voit vraiment pas le temps passer), je me suis dis que c’était l’occasion de partager avec vous mes petits moments de solitude que j’ai pu vivre jusqu’ici. Petit florilège :

J’ai roulé sur un taxi-moto sur un périph’, sans casque.
Ma seule excuse pour avoir fait cette connerie est que c’était ma toute première fois (tou-tout´ première fois) sur un moto-taxi et sur une moto au Vietnam. Et que j’étais persuadée que ce petit fanfaron avait un casque pour moi. Il aurait pu me prêter le sien au moins. À moins qu’il n’avait des poux, sait-on jamais.

J’ai trouvé une énorme blatte verte morte les pattes en l’air dans la salle de bains.
Je ne m’en suis pas trop approchée et j’ai fait semblant de n’avoir rien vu attendant qu’elle finisse par disparaître par l’opération du saint-esprit. J’ai relativisé en me disant qu’il valait mieux une blatte morte qui ne bouge pas qu’une blatte qui bouge dans tous les sens. Les colocs m’ont dit que ça arrivait parfois lors de grosses pluies : les bébêtes noyées dans les canalisations remontent à la surface pour mourir… Je n’ai pas hâte d’être à la mousson.

Je me suis gratté la tête je ne sais combien de fois, de peur d’avoir des poux.
Ma co-stagiaire me dit que c’est psychologique. Et que ça gratte plus car l’humidité ambiante stimule la production de pellicules. Il n’empêche que mettre un casque sur-utilisé d’un moto-taxi sur sa tête ça ne met pas en confiance. J’ai plus tard trouvé la parade : mettre sa capuche SOUS le casque (marche aussi avec un chapeau moi).

J’ai croisé un rat aussi gros qu’un chat installé tranquillement sur la rampe d’escalier de chez moi.
J’ai crié « Oh my god there’s a rat ». Personne n’a entendu. Je me suis réfugiée dans ma chambre pour hyper ventiler un coup. Je suis revenue, le rat avait disparu. J’ai recrié un coup. Réaction des colocs : le premier sort un balai et ferme toutes les portes pour limiter le nombre de cachettes et m’interroge tel un détective pour connaître la dernière position exacte connue du rat ainsi que sa probable trajectoire ; le deuxième, végétarien, me dit que je suis une tueuse de rats en puissance et me dit en plaisantant que tout ça n’est que dans ma tête et ouvre la porte d’entrée en grand pour laisser au rat une chance de sortir ; la troisième, pas folle, s’enferme dans sa chambre. Moi, je me ballade avec une raquette électrique (qui sert normalement aux moustiques) en essayant de récupérer mes vêtements dans le lave linge du jardin.
Bilan des courses : pas de trace du rat (sauf une crotte de rat dans ma salle de bain). On ne sait pas s’il est à l’intérieur (mais il est si gros que j’ai du mal à imaginer une cachette pour lui) ou à l’extérieur…

J’ai mangé ma première pomme de lait puis ai flippé comme une malade, pensant avoir ingéré des pépins non comestibles.
La belle erreur de débutante. Ju me tend une moitié de pomme de lait, un fruit bizarre violet avec un intérieur en forme d’étoile blanche, que l’on mange en creusant à la cuiller à la manière d’un kiwi. Pas mauvais. Plus tard, je perçois une sorte de chaleur dans mon corps, pas habitué à ce nouveau produit, associé à une gorge un peu serrée. Sensation particulière. Je me renseigne. Je vois sur internet que les pépins sont non comestibles. Je flippe car je me dis que j’en ai peut-être mangé par inadvertance et que je vais peut-être mourir empoisonnée, ou d’un choc anaphylactique causé par une allergie non identifiée. Je parcours des sites tout pourris comme doctissimo. Toujours cette indication que les pépins sont non comestibles, mais jamais d’explication sur le pourquoi et sur ce qu’il fallait faire en cas d’ingestion. J’appelle en France un ami docteur pour savoir ce qu’il en pense. Alerte et vigilance accrues. Rien ne se passe.
Le lendemain, Ju me dit tout naturellement qu’elle avait retiré les pépins de ma moitié de fruit avant de me la donner.

Je n’ai pas reconnu ma maître de stage quand je l’ai rencontrée pour la première fois, malgré plusieurs entretiens avec elle sur Skype auparavant.
La physionomie et moi ça fait deux. Ma maître de stage a l’air plus jeune en vrai. Enfin je trouve.

Je me suis fait une entorse en… marchant dans la rue en bas de mon logement.
Les petits dénivellements sont nombreux alors un incident est si vite arrivé. Mais quand même. C’est la loose. Depuis je n’ose plus porter mes baskets et ne porte que des chaussures montantes…

Je me suis fait arnaquer, de temps en temps.
Comme la fois où, après avoir fermement négocié avec un taxi moto, celui-ci me rend un billet de 5000 au lieu d’un billet de 20000.
Ou comme la fois où quand je négocie pour diviser le prix de gâteaux en deux, la dame aux gâteaux m’en donne quatre fois moins que ce qui était prévu.

J’ai fait Pékin Express.
Voir le post du même nom sur mon blog, pour les plus chanceux.

Et je suis sûre qu’il y en aura d’autres, sinon ce ne serait pas drôle.

Édit : et pour voir la suite de mes petits moments de solitude, c’est par .

Tschüs !

Visite d’un campus à Hanoï

Hello bonjour !

Vendredi soir, sur les conseils très avisés de ma maître de stage, je me rends à une conférence prévue à l’Université Nationale de Hanoi, dans un quartier que je connais très peu. Pour y aller comme c’est assez loin, ma co-stagiaire m’embarque sur son scooter. C’est parti pour vingt-cinq minutes d’enfer chaotique. C’est simple : on avait jamais vu autant de monde sur les routes, et même les scooters étaient parfois à l’arrêt !

Ça a été aussi l’occasion d’un premier très mini-accrochage avec un autre scooter quasi à l’arrêt. Fort heureusement ma co-stagiaire a bien géré la déstabilisation et je l’ai aidée en ayant le réflexe de poser mes pieds à terre.

Nous voilà donc arrivés à l’Université. Nous ne pensions pas tomber sur un véritable campus, ça a l’air vraiment grand, mais surtout, plein de vie ! Des vendeurs de rue y proposent toute sorte de nourriture, et il y a vraiment une bonne ambiance je trouve, stimulante et plutôt sympa, dans un cadre plein de verdure. Une ville dans la ville. J’aurais bien voulu un campus comme ça près de chez moi en France !
J’en profite pour m’acheter du xoi. J’ai eu un peu de mal à savoir ce que signifiaient les accompagnements proposés avec. Je reconnais finalement le ruôc quand le vendeur me le prononce (ça se prononce « zouk » et c’est de la viande laminée séchée et confite dans du Nuoc mam, c’est un très bon condiment). Je me suis régalée pour la modique somme de 12000 dôngs. Mieux que le resto U !

Un petit aperçu de l’atmosphère du campus :

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La salle de conf´ en elle-même, avec un décor assez couleur locale :

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La conférence était en elle-même très intéressante, car elle pousse à réfléchir en 3 dimensions et non en une seule. J’ai pu aussi avoir un aperçu des perspectives professionnelles de ma branche d’activité en Asie.

Le cours a été effectué sous le regard bienveillant des saint-patrons locaux :

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(Désolée, l’Oncle Ho est si brillant que j’ai eu du mal à faire une mise au point correcte sur son illustre buste)

Deux copains sont là aussi pour assister à la conférence :

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Un vendredi soir plutôt sympathique, donc.

Tschüs !