Comparatif des massages à Hanoi

Note : Après quelques articles sur mon retour en France (je me réapproprie peu à peu ma vie sur place, merci, mais les coups de fil des copains manquent à l’appel), un ou deux articles thématiques sur ma vie à Hanoi que je n’avais pas eu le temps de publier avant mon départ… Ça intéressera essentiellement les personnes qui comptent se rendre à Hanoi bientôt et profiter de ses quelques avantages. Après ces articles, je vous raconterai mon dernier trip dans le centre du Vietnam. Bonne lecture !

Après plusieurs mois passés à Hanoi, pour tous ceux qui sont intéressés par profiter des massages peu chers de la capitale, j’avais envie de vous faire un petit comparatif perso. Car TripAdvisor c’est sympa, mais un avis perso comparatif c’est mieux 😉

Je vais donc énumérer les différents spots testés, du plus ancien au plus récent… Je démarre cet article en précisant que toutes ces adresses sont « propres », aucun souci à ce niveau là.

J’ai commencé avec Ms Dzung´s massage.
Cette madame est une transfuge de Just Massage et a ouvert un salon à son propre compte, avec les anciens matériels (tables, serviettes…) de chez Just. La particularité de ces deux salons est que les masseurs sont malvoyants ou issus de classes défavorisées. Ils reçoivent donc une formation en massage qui leur permet de travailler et de gagner leur vie décemment.
Les massages sont plutôt de bonne qualité et d’une intensité médium (quelques points d’acupressure de temps en temps) et coûtent environ 10 euros l’heure (250 à 300 k VND). Pas de salle séparée mais une salle commune avec des rideaux autour de chaque table et une petite musique caractéristique (la même à chaque fois).
L’avantage de Ms Dzung´s réside surtout dans leurs serviettes et couvertures bien molletonnes qui font plaisir les jours d’hiver. Ms Dzung´s a récemment déménagé sur Au Co côté fleuve rouge, je n’ai pas testé cette nouvelle adresse.

Just Massage, je l’ai testé pour comparer et y suis revenue plusieurs fois. La qualité, le prix et le protocole de massage sont très logiquement similaires à Ms Dzung´s. Il y a une fois où j’ai préféré Just à Ms Dzung´s, car le message était plus énergique et profond, mais ça dépend beaucoup des masseurs. Pas de couverture mais des draps, les frileux devront en demander des supplémentaires. Chambre commune aussi, avec jolis rideaux, mais moins de personnes à l’intérieur.
Petits défauts observés toutefois : parfois, un oubli de remettre la musique en route. D’autre part, si votre masseuse est enrhumée elle aura tendance à renifler tout du long ce qui n’est pas très très relaxant. Donc si vous êtes perfectionnistes je vous conseillerais de partir sur la gamme d’au dessus niveau prix et d’aller ailleurs… Moi je trouve que cette adresse est plutôt correcte pour le prix.

Yakushi est le spot que j’ai testé car encensé par TripAdvisor. C’est plutôt sympa et ils font des soins du visage. Mais le massage m’a semblé un peu trop doux, presque sensuel. Et ce n’est pas ce que je recherche. Je pense qu’ils sont vraiment axés vers une clientèle étrangère.

Et enfin mon chouchou, Huong Sen.
Lieu, pratiques et massages très locaux. Les prix aussi sont vietnamiens. En plus, pour ce prix, on ne profite pas uniquement de massages.
Mais avant toute chose, il faut préciser qu’il ne faut pas être pudique du tout.
En effet, un peu à la manière d’un hammam, femmes et hommes sont séparés et commencent leur traitement dans une salle commune qui contient plusieurs équipements.
1ère étape : marinade.
Aprèsune petite douche, place à un premier bain dans une barrique en bois de laquelle seule la tête dépasse. L’eau est agrémentée d’herbes et autres infusions secrètes. Pendant ce temps de trempette, on nous sert du ginger tea bien tassé.
Ensuite, deuxième bain dans une baignoire à remous et sensiblement la même solution d’eau et d’herbes. Une femme vient nous gommer le dos vigoureusement avec un gant qui gratte. Enfin, steam room et/ou sauna, avec bassines remplies de citronnelle et de gingembre pour bien déboucher les poumons et les pores de la peau. Tout pour nous conditionner à être le plus malléable possible pour optimiser le massage. C’est simple, lorsqu’on monte les escaliers vers les salles de massage, on est un peu stone.
2ème étape : attendrissage de la viande.
Salles de massage le plus souvent communes, sans rideau (la pudeur au vestiaire). Mais à. E niveau là on s’en fout un peu (à cause de la première étape de marinade). On est donc tout détendu pour ce massage très vietnamien. Pas de musique douce (sauf dans un de leurs établissements rue An Duong), pas d’ambiance lounge, juste du massage. E fait ça fait un peu ambiance coiffeur entre nanas.
Contrairement à de nombreux autres massages, les masseuses commencent par faire un petit massage du crâne, de la nuque, du visage. Pas d’huile de massage mais de la crème hydratante comme on en utilise tous les jours. Ma coloc m’a suggéré d’apporter sa propre huile préférée si on voulait.
Le massage est un bon équilibre entre détente et douleur. Les masseuses connaissent leur job et on est à mi chemin entre le massage, l’acupressure et la chiropractie. Attendez vous à vous faire craquer quelques os, pour votre plus grand plaisir !
Pendant la séance, pour les filles, vous aurez droit à une petit masque fait de lanières de concombre, des serviettes chaudes qui vous enveloppent et d’autres surprises…
3ème étape : le réconfort
Une fois le massage terminé, et une fois rhabillé, ce n’est pas fini : la maison vous offre un petit encas réconfortant avant que vous affrontiez le tumulte de la ville.
Grossièrement, à côté d’un thé et d’une coupelle de fruits, vous aurez le choix entre une soupe de riz (que je conseille) et des œufs. J’ai voulu essayé une fois de prendre des œufs à la place de la soupe. J’ai eu droit à une petite surprise : l’œuf était couvé… Donc faites attention si vous n’aimez pas ça 😉
En tout cas si vous n’avez pas froid aux yeux, c’est vraiment une expérience à faire. La première fois j’ai été intimidée mais ai eu la chance d’y aller avec ma coloc vietnamophone. Ça aide !

Et puis, j’ai testé un dernier massage avant de partir : Omamori Massage.
C’est excentré car dans le quartier de Dông Da (prendre ça en compte si on est en taxi ou xe om). Mais les prix y sont plus raisonnables que dans d’autres places de massage.
Niveau prestation on est à mi-chemin entre les Just et Ms Dzung´s pour l’ambiance douce (il s’agit également de personnes visuellement handicapées) et Huong Sen pour le type de massage. Il faut dire que les masseurs dans ce lieu ont l’air d’avoir été vraiment bien formés. Ils se permettent donc de faire un massage plus énergique et ont l’air d’être plus précis que Just et compagnie. Mais j’ai eu l’impression que la masseuse bourrinait un peu (et pourtant j’ai eu de l’entraînement avec Huong Sen). De plus, j’ai eu trop froid (à cause de la clim très forte) et rien ne remplace les couvertures molletonnes de Ms Dzung 😉 Enfin, j’ai été perturbée par la musique car c’est la même que dans un resto japonais de ma ville en France où j’allais souvent pendant un temps 😉

Niveau prix, histoire de comparer, voici ce qui se faisait courant 2014 :
Just Massage, Ms Dzung´s : 250 k VND pour 60 minutes, 300 k si on veut ajouter une huile essentielle dans l’huile de massage
Omamori : 200 k pour 90 minutes (bon rapport qualité prix !)
Huong Sen : 200 k pour un total de 75 minutes (bains compris), 250 k pour 105 minutes
Yakushi : je ne m’en souviens plus mais un package soin de visage + une heure de massage coûte dans les 550 k

Sachant qu’en général en France, un massage coûte 1 euro la minute, ça laisse rêveur…
Et vous ça vous tente ?

Tschüs !

Top 11 des différences entre lois françaises et vietnamiennes dans la vie quotidienne

Mon stage se déroulant dans le milieu juridique, j’avais envie de vous parler d’une multitude de petits détails vécus au Vietnam et qui me font penser à quel point certaines lois en France ou en Europe ont vraiment forgé notre quotidien et nos attentes. Cela rend parfois des détails de la vie vietnamienne un brin surprenants. Petit florilège…

1. En France, la loi Évin encadre strictement la publicité pour l’alcool et en interdit la distribution gratuite à fins promotionnelles.
Au Vietnam, certaines soirées de networking sont agrémentées d’hôtesses distribuant de nombreux shooters gratuits.

2. En France, la loi Évin accorde aux seuls buralistes, aux horaires raisonnables et pour la plupart fermés le dimanche, le droit de vendre des cigarettes.
Au Vietnam, les « Marlboro » (qu’ils disent) sont vendues n’importe où dans la rue et font même partie de cartes de nombreux cafés et restaurants. Les paquets y sont d’ailleurs servis sur une jolie coupelle.

3. En France, les prix sont toujours affichés TTC, et service compris pour la plupart des restos.
Au Vietnam, on peut régulièrement être amené à payer 15% de plus que le prix affiché sur la carte, qui ne comprend en fait (mais on ne le découvre qu’au moment de l’addition) ni la TVA ni les frais de service. Surpriiiise !

4. En Europe, on est protégé par les lois sur la CNIL et sur la protection des données personnelles.
Au Vietnam, nos données sont collectées n’importe où, et réutilisées n’importe comment.

5. En France, il est interdit de fumer dans les lieux publics.
Au Vietnam, ça clope n’importe où, y compris dans les studios d’enregistrement enfumés ou sur scène pendant les répétitions (ambiance Gainsbourg assurée).

6. En France, il existe des lois contre le tapage nocturne et la régulation du nombre de décibels dans les salles de concert.
Au Vietnam, on peut perdre ses tympans au détour d’une salle de karaoké.

7. En France, l’activité de pharmacie est strictement encadrée et fait l’objet d’ une prestation de serment. On fait donc plutôt confiance aux pharmaciens.
Au Vietnam, les pharmacies sont des épiceries comme les autres, et peuvent nous vendre une pommade trois-en-un cortisone-antibio-fongicide alors même qu’on demande expressément d’éviter les antibio, tout ça parce que ça coûte un euro de plus que la crème de base. Pharmaciens-épiciers, là-bas, c’est presque ça.

8. En France, les crèches sont étroitement contrôlées (par la DDASS, la PMI), notamment dans leur aménagement pour éviter tout accident.
Au Vietnam, les parents se prennent la tête pour éviter que celle de leur môme ne rencontre une vis dépassant négligemment d’un meuble d’une structure d’accueil.

9. En France, le code du travail érige en discrimination toute offre d’embauche qui porte sur des critères prohibés tels que le sexe ou l’origine…
Au Vietnam, pas de complexe, si on cherche pour un poste quelconque (enseignant, manager, serveur…) une femme blanche, on l’affiche aisément pour trouver plus vite ce que l’on cherche (!)

10. En France, on débat sur le bien-fondé de l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche et des parfumeries la nuit.
Au Vietnam, on peut à peu près tout trouver dans la rue et dans les magasins tous les jours (le dimanche étant un jour comme un autre) jusque 22h environ.

11. En France, les soldes sont limitées dans l’année et contrôlées pour éviter tout abus.
Au Vietnam, certains magasins affichent perpétuellement des super soldes exceptionnels de 50 % sur tout.

Et vous, vous en voyez d’autres ?

Tschüs !

Hanoi sans conduire de moto, c’est possible

Alors voilà, je dois vous avouer un truc.
Oui, oui, disons les mots. Avouer.
Car dire qu’on ne conduit pas de moto (ou de scooter) à Hanoi, c’est comme passer aux aveux. Car pour nombre de personnes, vietnamiennes comme expat´, pas de moto, pas de salut.

Pourtant, pour tous les futurs expat’, je dois vous le dire : oui, vivre à Hanoi sans conduire de moto, c’est possible.
Simplement, si comme moi, malgré un séjour de plusieurs mois, vous n’avez pas suffisamment confiance en vos réflexes pour oser affronter le trafic très particulier de la capitale (semblable à un grand océan : on doit s’y mouvoir comme dans un banc de poissons qui va dans tous les sens et où plus on est gros, plus on a la priorité – et n’essayez pas d’appréhender ça en regardant des vidéos Youtube, rien ne vous prépare à ça) , soyez conscient que vous vivrez votre séjour différemment des autres. Ce ne sera pas pire, mais ce sera juste un rythme et des habitudes autres.

Alors évidemment, l’option la plus facile serait de tout faire en taxi sans vous préoccuper du reste (après tout, le kilomètre coûte environ 65 centimes d’euros). Mais après, c’est une question de budget. Mon choix de mon côté à été fait assez rapidement : si je faisais tout en taxi, je devais renoncer à la bouffe ou aux extras du week-end. J’ai donc fait une croix dessus.

En réalité, j’ai accepté d’avoir une vie un peu plus lente et quadrillée que mes comparses hanoiens, en adoptant le triptyque bus / xe om (taxi moto) / taxi.

Bus pour aller au boulot . Votre choix de logement doit donc tenir compte de la proximité de celui-ci à un arrêt de bus qui se trouve sur une ligne, si possible menant directement à votre lieu de travail. Pas évident, mais loin d’être impossible.
Le bus implique de plus d’être prêt à marcher un peu. Exit talons à la hauteur impossibles pour vous mesdames, surtout si vous tenez compte du sol parfois peu régulier de la ville. Il serait dommage de se tordre la cheville ou se faire une entorse pendant votre séjour !
Si la marche deviendra votre passage obligé pour prendre le bus, votre choix de logement se posera aussi sur un lieu qui ne se trouvera pas au fin fond d’un dédale de ruelles sombres. Et Dieu sait que c’est nombreux ces trucs-là. Encore une fois, pas évident, mais pas impossible.

Le bus a augmenté, il vous en coûtera 7000 dôngs l’aller. Néanmoins un abonnement mensuel est assez intéressant. Je n’ai jamais eu le temps de me le faire faire, il faut une photo d’identité, parler vietnamien si possible et se rendre à un guichet spécifique en ville que j’ai toujours eu la flemme de chercher.

Mais franchement le bus je vous le conseille, le prendre c’est un peu comme prendre du slow food, vous vivez Hanoi plus lentement, plus tranquillement, avec les locaux. Ça donne parfois de drôles de moments, qui peuvent devenir inoubliables.

Quand je suis en retard, que je dois traverser la ville d’un bout à l’autre ou que je me rends vers un lieu que je ne sais pas relier par le bus, j’opte pour le xe om.
Le xe om c’est agréable, ça donne de petites sensations de vitesse, de liberté et d’aisance, et en même temps on ne se prend pas la tête avec la conduite, on regarde autour de soi et on se serre un peu pour éviter de frôler de trop près certains obstacles.
Le xe om c’est environ 50 à 60% du prix du taxi (donc le taxi est plus avantageux si tous vos trajets se font en tandem).
L’important est de trouver son xe om habituel (en général sur une zone donnée ce sont toujours les mêmes), un qui conduit bien et avec qui on s’entend bien, et qui finit par connaître la meilleure route pour vous conduire à vos spots favoris. Et puis négocier le xe om c’est rigolo, mais partez du principe que dans le meilleur des cas vous payerez toujours 10 000 dôngs de plus que vos collègues locaux.
Le seul conseil que je vous donnerai, c’est que quoi que vous choisissiez comme mode de transport, offrez-vous un casque. Un bien, un solide, de préférence qui couvre les tempes et les oreilles (c’est fragile ces trucs là). Régulièrement, des expatriés revendent le leur sur internet en repartant chez eux, c’est plutôt un bon plan et ce est un bon investissement.
Avoir son propre casque, c’est ne pas devoir se taper le second casque à la propreté ou à la sécurité douteuse de son xe om.
Avoir son propre casque, c’est aussi pouvoir partir en vadrouille avec ses copains qui eux conduisent et voudront peut-être vous accepter et tant que passager arrière.
Parfois je me trimballe le mien comme un deuxième sac à main, au cas où.
Je peux même glisser quelques unes de mes affaires à l’intérieur.

Enfin, quand je dois faire des micro distances, ou tard la nuit après un concert par exemple, le taxi prévaut. En effet, le taxi reste intéressant pour les petites distances d’un ou deux kilomètres car à ce stade le xe om sera quasi aussi cher.
La nuit à partir de 22-23h, je préfère ne pas prendre de xe om. On peut appeler un taxi facilement pour qu’il vienne nous prendre à un endroit mal desservi, ce qui est pratique.
Le taxi c’est chiant car y a parfois de mauvaises surprises, du genre le mec qui fait semblant d’être perdu pour multiplier le kilométrage (un classique) ou encore celui qui va te faire faire le tour de la ville pour rien (plus rare, mais rageant). Le taxi c’est un peu mon dernier recours. D’ailleurs quand les xe om m’annoncent un prix trop cher, je les menace d’aller prendre un taxi 😉

Ainsi, vivre à Hanoi sans conduire de moto reste possible. Et ça peut même être plaisant pour peu qu’on s’organise.
Cependant vous serez plus dépendant des lignes de bus par exemple. Et serez plus stressé niveau budget à chaque déplacement qui sort des sentiers battus. D’autre part vous aurez moins cet aspect d’exploration que peuvent vivre les conducteurs de moto ici. Vous serez moins tenté par faire des sauts de puce au gré de vos envies, et ça peut être dommage.
Mais en n’ayant pas votre propre moto, vous êtes moins individualiste et moins sédentaire. Vous aurez nécessairement plus d’interaction avec les hanoiens, ce qui est plutôt intéressant. Une façon différente de vivre la ville.

Une alternative envisageable peut être le vélo.
Le vélo est plus léger en cas de chute, mais subit, comme la moto, les affres de la circulation chaotique de la capitale.

De façon générale, je vous dirais de faire comme vous le sentez.
Mon mode de vie est loin d’être parfait, mais me convient plutôt pas mal.

Tschüs !

Comment s’habiller quand on travaille au Vietnam

Ahlala, le nombre de prises de tête que j’ai eues en faisant ma valise
Notamment car je n’avais aucune idée de comment m’habiller alors même que j’étais destinée à faire un stage dans une entreprise un peu chic.
Alors, pour vous mesdames (désolée messieurs je ne maîtrise pas la mode vietnamienne masculine) je vais vous raconter un peu que prévoir en partant de façon à ne pas vous retrouver telle un arbre de noël en plein juillet dans votre boite (en gros, pour éviter que vous ne soyez trop repérables comme étant l’étrangère inadaptée de service).

Comme je l’expliquais, trouver des fringues de qualité ici quand on est une femme est loin d’être facile (à moins de dépenser autant d’argent voire plus qu’en France).
Alors, autant ruser un peu pour se fondre un peu dans la masse des travailleurs vietnamiens. Comment s’habillent les working girls aujourd’hui à Hanoï ?

De base, si vous êtes française, on attendra de vous que vous soyez un peu plus chic que les autres. En effet, que vous le vouliez ou non, vous représentez sur place l’élégance à la française ! N’ayez donc pas peur de vous habiller un poil plus chic que vos collègues, on ne vous en voudra pas… Au contraire, paraitre négligée pourrait vous desservir.

L’hiver, c’est le règne de la doudoune fine et courte. Oui, la doudoune, rigolez pas, c’est franchement utile.
Les petites nanas enfilent leur doudoune, si possible de couleur vive, et enfourchent leur scooter pour aller au bureau.

L’été, la doudoune est remplacée par une veste courte caractéristique,  à zips, à capuche et le plus souvent avec des motifs fleuris. Cette veste recouvre même les mains et en fait de jolis extrémités palmées. Pourquoi me diriez-vous, alors que vous allez etouffer par 35 degrés dès le mois de mai ?
Parce que nombre de ces dames exècrent le soleil et les couleurs qui vont avec. En complétant leur attirail avec un masque de protection anti-pollution (à fleurs, il va sans dire) et des lunettes de soleil mouche, elles sont protégées des UV de la tête aux pieds… et méconnaissables.
Il s’agit sans doute de la meilleure protection possible. D’ailleurs, ne rigolez pas avec les rayons du soleil, j’arrive à devenir couleur caramel malgré des tartinages de crème solaire indice 50 fomulée pour les enfants. C’est dire…

A l’intérieur du bureau, lorsque les beaux jours arrivent, les femmes n’hésitent pas à s’habiller avec chemisier blanc ou de couleur vive + jupe noire non évasée, ou alors en robe de couleur vive mais de bonne tenue, rarement en tissu imprimé. Les vietnamiennes pour la plupart portent des talons plus ou moins hauts. En effet, quand on fait tout en scooter, il est facile de ne pas trop marcher, et donc de se permettre de porter ce fameux talons ! Pour ma part j’ai opté pour des mocassins noirs achetés 10 euros sur place, étant donné mon choix de vivre à Hanoï sans conduire de scoot. Attention pour les amatrices de xe om (taxi moto), si vous optez pour une jupe ou une robe crayon, pensez que vous allez devoir monter sur la moto en amazone, et donc préférez un bon conducteur pour votre course.

Niveau sac, je conseille un sac de contenance petite ou moyenne avec une bandoulière, en PVC pour éviter les risques de moisissure, avec double fermeture (zip + rabat) à l’avant et poche zippée à l’arrière pour y mettre votre portable, et d’un design quelconque mais urbain. Il sera à porter à l’avant et non derrière pour éviter d’attirer les pickpockets. Vous pouvez aussi le placer devant vous quand vous enfourchez un xe om  par exemple, pour éviter qu’il pende sur les côtés. La plupart du temps, les vietnamiennes complètent leur sac à main par un sachet plastique basique et rectangulaire (toujours à récupérer ici) dans lequel se trouvent les éléments les moins précieux de leur barda, par exemple leur bouteille d’eau, leur bouffe ou leur petit gilet.

Le midi, pour manger dehors, les vietnamiennes se contentent de prendre avec elles uniquement leur petit portefeuille/porte-billets féminin, qui ressemble à une sorte de pochette rectangulaire. Pensez donc au portefeuille que vous allez prendre, et préférez en prendre un qui vous permette de classer convenablement vos billets (pas de pièces de monnaie au Vietnam) et de ne pas les confondre entre eux.

Dernier conseil si vous travaillez en été : prévoyez :
– un gilet léger à emporter partout avec vous pour combattre des climatisations glaciales au resto, dans les bars et ailleurs
– un petit foulard pour les mêmes raisons (mais facilement achetable sur place)
– une veste noire à laisser au bureau ultra climatisé, plus épaisse qu’un simple petit gilet et qui « corporatise » n’importe quelle petite robe d’été ou presque
– de l’insecticide spécial moustiques tropicaux à appliquer sur vos jambes tous les matins, les moustiques pouvant passer par les systèmes d’aération

– du baume du tigre pour apaiser vos boutons de moustique, si vous oubliez la précaution ci-dessus
– une paire de tongs à bousiller, légère, à transporter avec vous en cas de soupçon d’orage diluvien
– un poncho en plastique (achetable sur place pour 1,5 euros) à transbahuter avec vous pour les mêmes raisons, très utile sur un scooter.

Avec tout ça, vous êtes fin prêt pour faire bonne impression ET pour vous adapter au quotidien vietnamien.

Tschüs !

Comment gérer son budget d’expatrié au Vietnam (2) : une fois sur place

Bonjour cher visiteur et peut-être futur expatrié,

J’ai déjà sur ce blog évoqué les petits trucs auxquels on ne pense pas en partant au Vietnam, ainsi que quelques conseils sur le budget à prévoir avant de partir.

Aujourd’hui je vais vous parler de la gestion du budget une fois sur place, jour après jour. Je l’avoue, avant de partir, je n’avais jamais fait partie des personnes qui gèrent scrupuleusement leur budget et notent quotidiennement leurs dépenses sur un carnet, en vérifiant tous les tickets de caisse amassés dans la journée. Il suffisait que j’aie une idée approximative de ce qui me restait, et tout allait pour le mieux.

Mais je prends mon séjour ici comme une expérience durant laquelle je dois vraiment me débrouiller par moi-même, avec un revenu qui ne permet pas de faire des folies, et avec en tête de nombreuses dépenses que je devrai faire en rentrant, en raison de ma future entrée dans la vie professionnelle.

Au fil des semaines, je me suis rendue compte que je serais moins stressée si je savais combien je dépensais et combien il me restait par rapport à mon indemnité de stage.  J’ai donc cédé à la tentation de noter mes dépenses quotidiennes. Et me suis rendue compte que certains jours, je ne dépensais pas tant que ce que je pensais. Ça permet alors de savoir exactement les moments où on peut se faire plaisir sans aucune arrière pensée, et c’est donc assez reposant au final.

J’ai donc eu envie de vous parler ici de ma façon de gérer l’argent au quotidien.

Pour ma part, pour le quotidien ici, je divise mon revenu mensuel par trois :

I – 1/3 environ (un peu plus en réalité) pour le logement. J’essaie de réserver une petite marge de sécurité pour les charges diverses et variées : électricité (ça peut monter jusque 40 dollars par mois par personne pour une coloc en été a cause de la clim ; préférer le ventilo de plafond moins couteux et moins bruyant), femme de ménage (un service courant ici), produits ménagers et divers éléments d’amenagement de votre chez vous… Attention quand vous cherchez votre logement, prévoyez une marge d’environ 30 a 40 dollars car les loyers souvent ne comprennent pas électricité, et parfois même pas l’eau ou internet.

Combien coute le logement en ce moment sur Hanoï ?

Pour autour de 100 dollars vous pouvez tenter de dealer avec une famille vietnamienne pour vivre chez eux à la vietnamienne (faut avoir des contacts sur place). Pas cher, pas ce qu’il y a de plus pratique/confortable mais ça doit être une expérience intéressante toutefois. Une connaissance même minime de la langue est un plus.

Pour autour de 150-200 dollars vous avez une chambre basique (parfois avec matelas viet et douche viet) en coloc dans un joli quartier, ou une chambre pas mal dans un endroit moins bien placé (Dong Da, Cau Giay, voire plus loin…).

Pour 250-300 dollars voire un peu plus vous avez déjà une chambre dans une (très) jolie coloc et dans un coin sympa.

Pour 300-350 dollars vous avez accès a un studio pas trop mal (chambre au même endroit que la cuisine et le salon) dans le quartier des expat’.

Si vous voulez un vrai appartement dans le quartier des expat’, ça se négocie autour de 400-500 dollars, autour de 600-700 si vous souhaitez deux chambres.

Ajoutez 50 dollars de plus environ si vous voulez vivre dans l’hyper-centre, c’est à dire le quartier de Hoan Kiem (mais je ne le vous conseille pas, ce n’est reposant comme quartier, or le facteur « repos » devient important au bout de quelques semaines à Hanoï).

Tous les prix que je vous donne sont ceux du marché à destination des expatriés. Il est évident qu’il existe des sites d’annonce tout en vietnamien qui proposent des deals plus intéressants… Mais faut savoir parler la langue.

Si vous restez moins de deux mois, pensez aussi aux homestays. J’ai pu tester Mike Homestay par exemple, plutôt sympa et bon esprit.

II – Un peu plus d’1/3 pour le quotidien. On divise ce montant par 30 (oui je sais, y a des mois qui font 31 jours, mais je m’en fiche) et ça fait le montant depensable en une journée. Chaque jour on note ses dépenses dans un carnet (ou son agenda). A la fin de la journée on a un bonus si on a dépensé moins que le montant quotidien, ou un malus si on s’est lâché un peu (et il faut parfois le faire, après tout on est là pour profiter, et j’ai tendance a dire « oui » à quasi toutes les propositions de resto et sorties). On reporte le bonus ou le malus pour le lendemain et on cumule ainsi toute la semaine. Parfois a la fin de la semaine on a un joli bonus pour se faire plaisir le week-end…

Mais qu’incorporer dans son quotidien ? Pas grand-chose, sinon deux éléments : la bouffe et les transports.

La bouffe en semaine, ce n’est pas trop un souci. Le midi, vous aurez un bon plat basique dans la rue a 25000 dongs (moins d’un euro), ou un plat dans un café-resto à 40 ou 50000 dongs (un peu moins de deux euros).

Les transports représentent un vrai problème pour les petits budgets. Si on n’a que 10 dollars en poche par jour, il faut faire une croix sur le taxi. Il reste alors la moto (50 dollars par mois + essence + 5000 dongs à chaque fois qu’on se gare), le xe om (de 30 000 à 50 000 dongs la course, soit entre 1,20 et 1,70 euros), et le bus (5000 dongs le ticket, mais il existe une carte mensuelle illimitée plutôt intéressante mais qui prend du temps à faire). Personnellement, je combine bus pour trajet maison-boulot, xe om pour les adresses pour lesquelles je ne connais pas le trajet en bus et taxi quand je ne peux pas faire autrement (la nuit par exemple, ou quand je suis encombrée).

Le reste : essentiellement, les boissons (miam le smoothie à 2 dollars), la bière et autres cafés, les mangues et les gâteaux… que des trucs biens pas trop chers mais dont il faut tenir compte également 🙂

III – Un peu moins d’1/3 pour les extras et les imprévus.

Ne jamais penser qu’il n’y aura pas d’imprévus au Vietnam. Cependant, la plupart des imprévus se règlent avec de l’argent (ex : t’as loupé le dernier bus ? prends le taxi 20 fois plus cher…). D’où l’intérêt de se constituer une petite réserve.

Pour ce qui est des extras, les tentations sont nombreuses. Ça peut être de la soirée karaoké entre potes, au resto gastronomique, en passant par un massage aux huiles essentielles, sans oublier le shopping bien sur. On peut aussi penser a aménager son petit logement par exemple, via les « moving sale » à fureter sur le site The New Hanoian.

Comme pour les dépenses du quotidien, un système de bonus/malus est plutôt pas mal et permet de se lâcher quand le week-end dernier on ne s’est pas offert de séance de shopping.

Bien évidemment, gardez une réserve d’argent « hors budget » pour les occasions spéciales telles que les trips en dehors de la ville par exemple…

A présent, quelques questions pratiques :

Où changer mes sous ? -> Je vais être assez vieux jeu, mais je dirais a la banque. Certes le taux n’est pas des meilleurs, certes ce n’est que rarement ouvert après 17h, mais au moins on est tranquille. Certaines bijouteries appliquent des taux avantageux, d’autres des taux déplorables (j’ai même du écrire sur un papier le taux que j’avais lu sur xe.com le jour même pour leur faire comprendre que quand même, leur taux était ridicule), et parfois elles changent d’avis et vous disent qu’elles ne font pas le change. En général, je trouve que Vietcombank fait de meilleurs taux que Vietinbank par exemple.

Moto : louer ou acheter ? -> A partir de quatre mois de séjour, il est en général  recommandé d’acheter une moto (vérifier les papiers) puis de la revendre en partant. Elle n’aura couté que le prix de la moins-value. La location est aussi moins prise de tête en ce qui concerne les diverses réparations.

Comment manger bon et pas cher à la vietnamienne ? -> Pour le midi, rien de plus simple : partout dans la rue ou presque. Le soir c’est un peu plus compliqué car une partie des restos de rue ferme (normal, ils sont ouverts depuis le matin pour servir des soupes en guise de petit déjeuner). Un bon plan pas trop cher pour les petites faims du soir est de se payer un banh my ga, un sandwich vietnamien au poulet, au Highlands Coffee (leur Starbucks a eux) pour 29000 dongs, donc un peu plus d’un euro.

Comment manger bon et pas cher a l’occidentale ? -> J’ai un plan pour les personnes qui vivent ou bossent a Tay Ho, qui consiste a acheter a Oasis Grocery soit un plat chaud (pour les chanceux s’il en reste), soit un plat maison congelé a trouver dans leur congélateur magique au fond a droite (très bonnes lasagnes ricotta-épinards). Pour les grosses faims, direction Saint Honore juste en face pour compléter votre repas avec une baguette et un petit dessert. Je suis personnellement fan de leur congolais au chocolat : l’alliance d’une super matière première locale et du savoir faire français, le tout pour 6000 dongs. Ça vous fait en tout un bon repas traiteur pour a peine 60 000 dongs (2 euros voire moins).

– Et l’eau, ça coute cher finalement ? -> Environ 5000 dongs la bouteille de 50 cl en supermarché, 65 000 dongs le gros bidon de 19 l. Il est donc intéressant de s’offrir une bouteille, qu’on re-remplit ensuite avec de l’eau qui vient de ces fameux bidons. Au final ça ne revient pas trop cher.

Finalement le meilleur truc pour tenter de vivre pas trop cher ici est de connaitre a peu près les prix, sachant qu’on paiera toujours au moins un plus cher que les locaux. Je paie dans la rue mon kilo de mangue a 30 000 dongs, quand normalement ça en vaut 25. On ne va pas pinailler pour 20 centimes tout de même. Ça demande donc un petit sens de l’observation au quotidien. Au bout d’un moment les règles s’assimilent vite.

Bref, malgré tous mes petits trucs qui peuvent faire peur a priori, gérer son budget au Vietnam n’est pas si compliqué, pour peu qu’on reste un minimum vigilant. Je crois d’ailleurs que le Vietnam en général est un pays dans lequel il est nécessaire de rester vigilant, sans pour autant tomber dans les excès. Cela fera d’ailleurs surement l’objet d’un futur article…

J’espère en tout cas que mes billets peuvent rendre service au moins à certains d’entre vous.

Tschüs !

Comment gérer son budget d’expatrié au Vietnam (1) : avant le départ

Bonjour chers visiteurs et peut-être futurs expatriés,

J’ai déjà abordé les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam, pour aider les novices comme je l’étais avant de partir. Je l’avoue, à la base (et même maintenant), je ne suis pas spécialement une grande voyageuse… D’ailleurs ce blog n’est pas un blog de baroudeur mais vraiment un blog qui décrit les petites choses du quotidien, ailleurs. Moins spectaculaire mais tout aussi passionnant 🙂

Aujourd’hui j’ai eu envie de vous parler d’un sujet plutôt tabou et sur lequel j’ai pu entendre tout et n’importe quoi avant de partir : comment gérer son budget lors d’une expatriation au Vietnam.

Sur le net j’ai entendu vraiment de tout, j’ai autant eu des personnes qui me disent qu’« on a une vie de rois », que « tout est donné », que d’autres qui affirment qu’en dessous de 3000 euros de revenus mensuels sur place, il faut s’attendre a une vie misérable !
Entre deux il y a bien sur une réalité un peu plus nuancée.
Je ne peux évidemment pas parler d’autre chose que de ma propre expérience, mais j’espère que celle-ci va vous permettre de visualiser davantage la façon dont on peut gérer les questions d’argent quand on s’apprête à partir quelques mois au Vietnam (dans une grande ville, s’entend).

Je tiens tout d’abord à signaler que j’écris cet article dans le cadre d’un séjour qui se déroule en 2014. C’est un fait important à souligner car :

– d’une part, même si le dong vietnamien se stabilise relativement bien, la valeur de l’euro est encore en train d’augmenter par rapport au dong (alors qu’un dollar se stabilise autour de 21.000 dongs, sans que cela ne bouge particulièrement en ce moment). Quand je suis arrivée, l’euro était autour de 28.500 VND. A présent il flirte régulièrement avec les 29.000 (vive xe.com pour connaitre tous les taux en temps quasi réel)
– d’autre part, en raison d’une légère inflation mais aussi du contexte, les prix ont tendance à pas mal augmenter au fil des mois. Ce que je raconte en 2014 sera donc à relativiser dans les années à venir, même si ça peut néanmoins donner une idée.

Pour ce premier article sur la gestion du budget, je vais d’abord parler des dépenses auxquelles penser avant le grand départ.

Quels sont les postes de dépense à prévoir avant de partir ?

Le billet d’avion, le plus évident – En s’y prenant à l’avance et en faisant le combo skyscanner.com + kayak.com + prem’s de chez la SNCF pour les provinciaux comme moi qui veulent se rendre a Roissy en TGV, ça peut aller de 650 euros chez Qatar avec escale à Doha, jusque 1200 euros environ pour un vol direct Paris-Hanoï chez Air France ou Vietnam Airlines. Certains prennent un aller simple, d’autres un A/R avec possibilité de changement de date. A vous de voir…

L’assurance santé, l’indispensable – Elle ne m’a jamais encore servi, mais je ne vais pas m’en plaindre. Elle doit servir à vous couvrir en cas de consultation (remboursement a postériori la plupart du temps), hospitalisation, besoin de rapatriement voire responsabilité civile (ça peut être utile). Compter environ 200 euros pour six mois de stage, mais cela dépend vraiment du statut avec lequel vous partez au Vietnam – il est évident que si vous êtes étudiant ou stagiaire cela sera plus abordable. Ajoutez également les frais de santé divers et variés avant le départ, tels que les check-up dents, yeux, gy pour les filles, dermato au besoin, voire bilan sanguin pour ceux qui veulent, penser peut-être à vous offrir une paire de lunettes de secours, + les vaccins (rien n’est officiellement obligatoire, mais il est souvent recommandé, en gros, de faire hépatite A et B, rappel DTP, typhoïde. Hépatite et DTP je recommande vraiment au vu des multiples probabilités d’échanges de salive en tout genre, via la nourriture. Typhoïde non remboursée. )

Les premiers mois de loyer – Divisez ce que vous comptez dépenser mensuellement (votre indemnité de stage ou votre salaire si vous êtes payés, les économies assignées à votre séjour sinon, divisés par le nombre de mois) par trois. Ajoutez au besoin un peu plus (si vous êtes en petit budget ou si vous souhaitez un peu plus de confort). Multipliez ce montant par quatre. Pourquoi quatre ? Car il y a pas mal de (co-)locations qui n’acceptent que des paiements avec trois mois d’avance + un mois de caution. Il faut donc parfois avancer tout ça dès son emménagement.

Le visa – Sujet à constante augmentation. Encore une fois cela dépend de votre structure d’accueil (université, entreprise…) et du fait de savoir si vous préférez un entrées multiples ou entrée simple. Comptez une centaine de dollars pour les plus chers pour trois mois. Attention, réservez-vous aussi de l’argent si vous comptez renouveler votre visa sur place.

Le fait de se laisser, si possible, une petite cagnotte dans laquelle puiser pour des choses un peu exceptionnelles (road trip certains week-end par exemple, ou investissement dans un joli costume sur mesure), est appréciable.

Quelles sont les questions à vous poser avant de partir ?

Dollars ou euros ? -> Que ce soit pour les touristes de passage ou les séjours plus longs, je répondrais euros, définitivement. L’euro par rapport au VND est plus fort que le dollar dans son rapport avec le dong. Vous bénéficierez davantage de l’augmentation de valeur des euros et si vous attendez un peu avant de faire le change, vous gagnerez quelques centaines de dongs de plus. Une autre raison de ne pas prendre des liasses de dollars est que ça vous évite de subir deux fois un taux de change (EUR>USD>VND) qui vous sera forcement défavorable. L’idée de payer sa vie quotidienne en dollars, surtout pour les petits montants, n’est pas forcement pertinente, toujours pour les mêmes raisons : on vous appliquera la plupart du temps un taux de change défavorable. Les prix sont parfois ici affichés en dollars, mais c’est juste pour se faire une idée. Mais je crois qu’aucun commerçant ne peut refuser que vous le payiez en VND.

Compte en banque local or not ? -> Ça dépend de la durée de votre séjour. En général au-delà de six mois ça devient intéressant (soyez tout de même vigilant et gardez toutes vos preuves de paiement selon contrat de travail ou de stage pour faciliter le rapatriement de votre argent). En-deçà, c’est à  voir. Si vous ne comptez pas ouvrir de compte en banque local, renseignez-vous auprès de votre banque française avant de partir. Certaines proposent des forfaits internationaux permettant de retirer de l’argent ou de payer avec sa carte sans frais. Super intéressant.

Sinon, parmi les trucs auxquels penser avant de partir, n’oubliez pas de débloquer votre téléphone portable pour y accueillir une carte SIM vietnamienne (très abordable, en vente partout), résilier ou réduire au minimum vos abonnements en France, etc etc.

 

A suivre, une deuxième partie consacrée a la gestion de votre budget d’expat’ au Vietnam, une fois sur place. Vous allez voir, ce n’est finalement pas si compliqué.

Tschüs !