Fin du blog… Et après ?

J’ai commencé ce blog afin d’informer mes proches sur mon séjour au Vietnam et m’éviter d’écrire 35 fois le même mail décrivant les mêmes choses.

J’ai continué ensuite ce blog avec l’idée de livrer aux internautes futurs expatriés des conseils pratiques et pragmatiques tels que je n’en avais pas trouvés pour moi-même, alors que je stressais avant mon départ.
Je voulais aussi livrer ce blog aux futurs et actuels expatriés afin de partager les différentes phases de ressenti que l’on pouvait vivre lorsqu’on s’expatrie au Vietnam, car il s’agit d’une expérience en forme de montagnes russes émotionnelles. Il s’agissait en effet d’une de mes craintes avant de partir : que l’expérience soit trop dure moralement. Mon témoignage pourrait donc rassurer certaines personnes s’apprêtant à se lancer comme moi, même s’il ne s’agit que d’une expérience parmi d’autres.

Mais finalement, et peut-être le plus important, j’ai fait ce blog pour me souvenir.
J’ai en effet une mémoire assez sélective et qui me fait parfois défaut.
Il était donc important que je me souvienne de toutes les étapes, pas uniquement des belles choses mais aussi des doutes et des épreuves que j’ai pu traverser.

Ce blog, mon tout premier blog, c’est 100 articles et presque 8000 vues, des commentaires gentils ou curieux, et quelques fidèles abonnés avec qui j’ai pu échanger. Et je suis très contente d’avoir pu partager cette première expérience avec vous.

***

Deux mois après mon retour en France, il est temps de dresser un premier bilan :

– Avant de partir au Vietnam, j’avais principalement trois peurs : 1/ celle d’une maladie (grave, s’entend) ; 2/ celle d’un accident (et vu la circulation, c’est statistiquement faisable) ; et 3/ celle d’une agression (moins courant, mais j’ai entendu des trucs et une morsure de chien errant est si vite arrivée). J’ai eu la chance de ne connaître aucun de ces trois désagréments en l’espace de six mois (je connais néanmoins des personnes dans mon entourage direct qui ont eu des accidents, qui se sont faits braquer par des mafieux en sortie de boite en se faisant voler leur carte vitale au lieu de leur CB, ou encore qui ont été allégés de leur iPhone et de leur CB…).. Pour être tout à fait honnête, les seules galères auxquelles j’ai pu faire face sont restées assez minimes : j’étais un peu SDF sur les bords (trois déménagements en 4 mois) avec le stress que ça implique, j’ai eu de nombreux soucis respiratoires et de peau dus à l’humidité et à la pollution qui m’empêchaient de chanter voire de parler, et j’ai eu une mini-entorse en début de séjour. Sans compter les petits coups de blues de temps en temps. Que des petits bobos en fin de compte.

– Pendant deux mois après mon retour, j’ai bu beaucoup plus de bière qu’avant de partir au Vietnam. Par nostalgie. Je sais, ce n’est pas terrible, mais je me suis finalement calmée après m´être tapé la plus grosse cuite de ma vie suite à mes examens de fin d’année. À présent j’ai plus de plaisir à boire une petite bière fraîche de temps en temps, mais avec plus de modération. Ma tolérance à l’alcool a de nouveau diminué…

– Contrairement à mes bonnes résolutions anti-morosité-et-débilité-des-médias-français, je me suis gavée de télé. Et de jeux vidéo. J’ai procrastiné à mort, y compris (surtout ?) pendant mes périodes de révision. Une façon de me vider la tête sans doute. Souci non résolu.

– J’ai hérité de ma maître de stage et de ma co-stagiaire l’usage abusif de l’expression « exactement » pour acquiescer tout et n’importe quoi.

– Dans le même temps, j’ai perdu pas mal mon vietnamien, surtout le souvenir des accents à appliquer à chaque mot… J’espère pouvoir le reparler un peu, de façon superficielle, avec certains membres de ma famille.

J’ai perdu deux kilos pendant mon séjour au Vietnam (je ne l’ai appris qu’en rentrant pas car je n’avais pas de pèse-personne là-bas). Et je les ai repris en l’espace de deux-trois semaines depuis mon retour. Parce que je mange du beurre quasi tous les jours et que j’adore ça.

J’ai par ailleurs été remanger dans mes restos vietnamiens favoris en France. Chose curieuse (qui peut s’expliquer par le manque de temps que j’avais à Ho Chi Minh Ville, le meilleur bun bo nam bô que je connais (bo bun pour les français, je ne comprends toujours pas la différence d’appellation) reste celui de mon super resto de Belleville.

– J’ai adopté un look plus soigné et personnel depuis mon retour. J’ai tendance à m’apprêter davantage lorsque je sors de chez moi. Fort heureusement, mes razzias shopping de mes dernières semaines au Vietnam m’ont permis à la fois de me relooker avec des vêtements originaux de qualité, et de ne pas être trop tentée par les vitrines insipides des grandes chaînes d’habillement occidentales (dont beaucoup d’articles viennent du Vietnam justement).

Ma peau a, fort heureusement et en quelques semaines, repris un aspect normal (elle avait été bien maltraitée par l’humidité et la pollution hanoienne !). Mes produits coréens, et spécialement une petite brosse toute douce me permettant de nettoyer les pores entièrement mais avec douceur, m’aident bien à ce niveau-là. Il reste cependant quelques cicatrices, que j’estompe peu à peu grâce à un masque spécial (le fameux Tomatox de TonyMoly).

– J’ai montré à ma grand-mère les photos que j’avais prises de Saigon. J’étais assez contente surtout de lui montrer la Bitexco Tower, celle en forme de pétale de lotus, comme le symbole d’un Vietnam moderne. Elle était déjà étonnée du fait qu’il y ait des barrières au bord du fleuve et a salué un regain de sécurité dans son ancienne ville. J’ai voulu lui montrer les aspects les plus modernes de son pays afin qu’elle en soit fière.

– De la même façon, mon séjour au Vietnam m’a fait comprendre qu’il existait un décalage entre l’image du pays véhiculée par des vietnamiens qui vivent depuis longtemps hors du pays (c’est à dire une bonne partie de ma famille, quel que soit leur pays d’adoption) et les vietnamiens d’aujourd’hui qui vivent et évoluent sur place. Tout ce que j’ai pu observer avant mon séjour n’était que le reflet déformé, nostalgique et un peu vieilli de ce que j’ai pu voir là-bas. Ce qui me permet de prendre une certaine distance.

– J’ai revu Alex, une de mes anciennes co-stagiaires de Hanoi, à Paris. On a fait comme on faisait d’habitude là-bas, on s’est pris une terrasse et un café au lait. Terrasse moins jolie que notre habituelle (un trottoir parisien versus une magnifique terrasse derrière l’opéra d’Hanoi), café moins bon et cinq fois plus cher… Mais ça m’a fait plaisir d’essayer de faire revivre nos petites discussions que l’on faisait avant.

Ce qu’on partage avec nos compagnons d’expatriation est assez indescriptible, c’est quelque chose de fort, de profond, dont on a l’impression que personne d’autre ne peut comprendre. On a vécu les mêmes phases, notamment celles concernant le retour au pays et la difficulté de se réadapter à nos anciennes vies, et avec entre autres cette lutte permanente pour ne pas soûler notre entourage en ne parlant que du Vietnam.

Pire que ça, on sait que même si on se revoit dans un autre contexte, ou même si on revient un jour à Hanoi, les quelques mois qu’on a vécus sur place resteront à jamais uniques. Plus jamais on ne vivra la même atmosphère, dans le même appart’ avec les mêmes colocs, les mêmes restos et magasins, les mêmes xe om… Et le Vietnam change si vite !
Pourtant, en revoyant nos compagnons de séjour, je crois qu’il y a cette tentative un peu vaine de faire revivre cette période que l’on chérira toujours au fond de nous.
Bref, je me sens, avec ces compagnons là auxquels je pense (j’ai très envie de revoir Ju et Gi en France, et mon ancien coloc Paul qui est en Angleterre), un peu comme ces anciens participants à une télé-réalité qui ont conscience d’avoir vécu avec d’autres un truc exceptionnel non reproductible et qui sont nostalgiques de ça. Ah oui, et je stalke pas mal sur les réseaux sociaux les copains qui sont loin maintenant.

– Dernière chose, et pas des moindres : grâce à mon séjour, je pense savoir un peu plus ce que je souhaite réellement dans la vie… S’éloigner de ses bases et de ses proches pendant un temps, ça peut avoir du bon pour savoir ce qu’on veut réellement, ce qu’on est capable d’accepter et ce qui est non négociable pour nous. C’est un enrichissement fabuleux.

***

De façon très logique, il me semble temps à présent de fermer ce blog qui avait pour objet le récit d’une expatriation au Vietnam avec cette particularité que l’expatriée en question avait des origines du pays (en partie).

Je pense reprendre ultérieurement l’écriture de ce « petit carnet » pour deux raisons possibles :

– une nouvelle expérience d’expatriation au Vietnam ou n’importe où ailleurs (on ne sait jamais), ou
– un retour au Vietnam, même de courte durée, afin de vous conter ce qui a changé entre temps, si je revois certaines personnes, etc.

Je clôture donc ce blog en vous livrant une dernière réflexion que m’a faite un ami qui a vécu plusieurs années entre France et Vietnam et qui a du malheureusement s’en éloigner.
Il m’a dit comprendre mes difficultés de réadaptation à la France et a parfaitement traduit en mots les effets d’une expatriation au Vietnam sur la plupart des gens :

« Quand on quitte le Vietnam, on en revient enrichi… tout en y laissant une part de nous-mêmes. »

Eh bien vous savez quoi ? C’est exactement ça.

Tschüs ! Et merci.

Mode, design et boutiques de créateurs au Vietnam

Dernier post « bonus » sur les avantages liés à la vie à Hanoi.

Encore une fois, désolée messieurs, ce sera girly.

Je vous ai déjà parlé de mes difficultés à faire du shopping à Hanoi. Autant pour les messieurs c’est plutôt simple et joli (et en plus vous avez accès au plus merveilleux tailleur que j’aie jamais vu, si vous voulez l’adresse, passez par la case commentaires), autant pour les filles, on a le choix entre :

– des machins pas chers mais tout en plastique et avec des couleurs criardes et des motifs pailletés genre « papillon de lumière » ;

– des fringues sensées venir des usines d’H&M, Mango, Zara (la plupart du temps des faux) ou Forever21, à prix raisonnables (10 euros la fringue environ) mais qui ne vous laisseront pas un souvenir impérissable ;

– des fringues aussi chères voire plus chères que les prix européens, lorsqu’on souhaite du très basique de bonne qualité.

Vers la fin de mon séjour, je me suis posée la question de savoir ce que je voulais rapporter du Vietnam, sachant que j’avais pour vœu secret de me faire un mini-relooking pour marquer le coup.

Alors au final, j’ai décidé de refaire une partie de ma garde robe ; et plutôt que d’acheter quantité de vêtements peu chers mais volumineux (très mauvais pour la franchise bagages), j’ai décidé d’y mettre le prix et de m’offrir quelques belles pièces de qualité avec en plus, une petite touche de design vietnamien.

Il est donc temps de vous parler de deux trouvailles pour toutes les modeuses de passage à Hanoi et qui voudraient rapporter dans leurs bagages des pièces issues du design vietnamien. Car, au-delà des grossières contrefaçons (ils copient même des marques plus pointues comme Mulbery!), il existe de vrais designers vietnamiens qui ne se contentent pas de copier, mais qui impriment leur propre style, et ça c’est vraiment agréable.

Il existe de tas de petites adresses incontournables pour les touristes et expat’ et je suis loin de les avoir toutes testées, soit parce qu’elles étaient trop chères même pour des critères européens (je pense à MetiSeko qui vend des vêtements en matière bio avec des motifs très jolis en forme de gingko biloba), ou parce qu’elles ne correspondaient pas à mon style (je pense à Chula, designers espagnols qui combinent influence vietnamienne avec des ao dai, et des couleurs et dessins plus proches d’un Desigual).

Mais je ne vais vous parler que de deux d’entre elles : L’Atelier d’une part, et TanMy Design d’autre part.

L’Atelier est une boutique que j’avais pas mal critiquée en début de séjour car je trouvais ses créations assez chères et plutôt orientées vers de vieilles rombières voulant paraître cool, chic, avec une pointe d’ethnique. Je suis revenue sur mon jugement lorsque j’y suis retournée, sur les conseils de ma maître de stage qui en vantait les pantalons en soie.

Bien m’en a pris car j’ai découvert sur place que certes les prix étaient chers pour le Vietnam, mais équivalaient à du bête Zara de nos contrées. Et pour ce prix, en choisissant soigneusement les références les plus basiques (couleurs neutres, pas d’imprimés…), on pouvait obtenir des vêtements très bien coupés, avec une pointe d’originalité et dans de belles matières (pas de soie pure cependant mais de la soie mélangée pour que ça tombe mieux et que ça se froisse moins) et avec de belles finitions. J’ai appris un peu plus tard que la créatrice avait fait ses armes dans une école de mode à Londres avant de revenir au Vietnam fonder sa propre maison il y a environ 5 ans.

J’y ai donc acheté pas mal de basiques : pantalons noirs en soie mélangée (un resserré et un large, tout deux taille haute), un haut en dentelle blanche manches courtes, une robe en soie, et une tunique en voile de soie couleur nude.

Il existe une boutique dans le quartier de la cathédrale Saint Joseph, et une autre plus petite à Xuan Dieu dans le quartier de Tay Ho.

Mon deuxième spot découvert en fin de séjour, lorsque je cherchais des cadeaux à me faire et à faire aux autres, a été Tan My Design. Une boutique du vieux quartier qui regroupe des articles venant de designers réputés de la capitale (dont l’Atelier). Le truc dingue que j’ai trouvé sont de magnifiques carrés de soie avec des designs originaux et faits dans une soie lourde de belle qualité. Seules les finitions sont parfois inégales mais assez peu visibles au final… L’occasion de s’offrir, pour une vingtaine d’euros, de beaux carrés de soie dans des couleurs flamboyantes et avec des motifs assez précis quoique moins subtils que les fameux Hermès. Sympa malgré tout !

D’ailleurs quand je suis revenue dans mon magasin Printemps en France, j’ai vu nombre de carrés de soie de marques parfois prestigieuses, dont les finitions ne sont pas tellement différentes de ce que j’ai trouvé à Hanoï…

Bref, j’espère que ce petit aperçu vous donnera envie de découvrir la mode et le design vietnamiens qui ont l’air d’être en plein essor. Alors pourquoi ne pas rapporter dans vos valises quelques pièces de jeunes créateurs ?

Tschüs !

Ma petite folie pour les cosmétiques coréens

Continuons notre dernier petit tour à Hanoi en vous parlant de ses quelques avantages, surtout pour les filles je dirais…

En effet, j’avais envie de profiter de ce blog pour vous parler d’une des nombreuses lubies que j’ai attrapées sur place (je voulais par exemple me mettre au commerce de confiture de mangues fraîches, mais faute de pots suffisants, je ne suis jamais passée à l’acte) : je veux parler des produits de beauté coréens.

Alors oui ça peut sembler curieux de parler d’une spécialité coréenne lorsqu’on évoque un séjour au Vietnam. Seulement, un séjour dans un pays d’Asie du Sud-Est est aussi l’occasion de s’intéresser à ses petits voisins et à leur influence sur la vie sur place.

Ainsi, j’ai pu expérimenter les « vrais » sushis japonais (il y a une belle communauté nippone à Hanoi), mais également la « vraie » cuisine indienne. Rien à voir avec les sushis hexagonaux ou les restaurant indiens médiocres et hors de prix de chez nous !

(et si vous voulez tester de bonnes adresses, je vous suggère Sushi Dokoro Yakata au bout de la rue Xuan Dieu et Khazaana rue Ly Thai To)

L’influence de la Corée du Sud est aussi très importante au Vietnam, surtout pour les jeunes. La K-pop se déverse sur MTV, la mode et tout ce qui vient de Corée en général est vu comme branché.

Les cosmétiques coréens sont donc également de la partie.

Alors, vous allez me dire, qu’est-ce que les cosmétiques coréens ont de plus que nos cosmétiques français très réputés par ailleurs ?

Voici les quelques particularités de ces produits, d’après mon expérience mais aussi les sites web que j’ai visités (il existe apparemment toute une communauté de fans de ces produits) :

Les avantages :

– Les cosmétiques coréens ont pour réputation d’être plus concentrés en principes actifs que les produits occidentaux.

– De plus, ces produits contiennent parfois des ingrédients très peu utilisés sous nos latitudes et qui jouissent d’une bonne réputation… paraîtrait-il par exemple que la bave d’escargot est très bonne pour le teint mais peu intégrée dans les produits occidentaux pour raison d’image, enfin je ne peux pas dire, je n’ai pas essayé… En tout cas, le truc sympa est que les principes actifs sont toujours cités en haut de la liste des ingrédients, c’est donc plus lisible que chez nous !

– La Corée est la patrie des fameuses BB et CC Creams, ces espèces de crèmes tout-en-un qui sont sensés à la fois hydrater, unifier, protéger contre les UV, et plus encore… (mais j’en suis plutôt revenue car ces crèmes sont pour la plupart bourrées de silicones)

– Les produits de beauté coréens rivalisent parfois d’imagination dans les packagings trop mignons destinés à trôner dans toute salle de bain de fille un peu kawai (petits pots en forme de fruits, de fleur, de confiserie, de petits animaux…)

– Les coréennes ont également accès à des gadgets beauté assez peu dispo chez nous ou à des prix trop élevés : petites brosses toutes douces pour se nettoyer le visage en profondeur sans l’agresser, masques en papier imbibés de produit actif à poser sur le visage (effet Halloween garanti), et surtout, petits papiers matifiants à emporter partout avec soi et qui ne coûtent pas un bras.

– L’attrait des produits coréens comparés à ceux, plus connus, venant du Japon, tient notamment à leur prix, plutôt accessible et équivalent à du L’Oreal ou du Gemey pour la plupart, ce qui convient à une cible marketing plus jeune et moins fortunée que les clientes de Kanebo, Shiseido et autres.

Les inconvénients :

– La compo des produits coréens n’a pas pour réputation d’être hyper clean. C’est, malgré la concentration en principes actifs sympas (ginko, etc), assez chimique la plupart du temps, et il faut traquer les dérivés de silicone en lisant la liste des ingrédients sur les emballages. Ça peut être long…

– Un certain nombre de ces produits contient des composants éclaircissants, la plupart du temps de l’arbutine. Je vois déjà vos cheveux se hérisser mais en réalité, l’arbutine n’éclaircit pas vraiment mais peut être utile pour estomper certaines taches. Rien à voir avec des composants hyper agressifs qu’on peut trouver dans des produits africains et qui sont réellement dangereux et peuvent conduire jusqu’à une dépigmentation. Enfin, cela méritait tout de même d’être signalé…

– Enfin, il est difficile de trouver un produit qui soit à coup sûr, supporté par les yeux sensibles. C’est simple, la mention « éviter le contact avec le yeux » est inscrite y compris sur les démaquillants… pour les yeux ! Curieux, non ?

Alors, pour faire le tour des marques que j’ai pu trouver à Hanoï, voici un petit listing non exhaustif :

TheFaceShop : de loin, la marque la plus présente au Vietnam. Je pensais au début à des boutiques qui contrefaisaient The Body Shop (de plus, leur charte graphique tourne autour du vert, tout comme The Body Shop), mais il n’en est rien, il s’agit bien d’une vraie marque qui a un vécu. J’y ai acheté une petite brosse nettoyante très douce ainsi qu’un gel nettoyant pour le visage très doux et efficace.

Nature Republic : sensé être plus « naturel » que les autres marques mais faut pas se leurrer, y a du silicone dans pas mal de leurs produits. J’ai essayé une de leurs CC Cream franchement pas mal (elle a passé honorablement le test du « je l’essaie sur ma peau rougie par l’alcool pour voir si ça couvre »), ainsi qu’un gel-crème à base de thé vert.

TonyMoly : sensé être plus « chic » que ses concurrentes. C’est la marque responsable d’un best seller du cosmétique coréen : le diptyque « Appletox » (gommage sans grains dans un pot en forme de pomme verte) / « Tomatox » (masque dans un pot en forme de… tomate). J’y ai acheté une BB crème qui m’a assez peu convaincue (trop claire, trop siliconée), et aussi le Tomatox, actuellement à l’essai.

Innisfree : peut-être ma préférée mais plus difficile à trouver. Apparemment c’est une marque dont la particularité est de proposer des produits qui contiennent tous un élément provenant d’une île coréenne particulière contenant de nombreux trésors cosmétiques. J’y ai acheté une poudre minérale qui sent bon.

Etude House : plus compliqué d’accès également, propose des packaging mignons. J’y ai acheté un nettoyant aussi moussant qu’une mousse à raser (c’est rigolo) et une brumisation.

Maiyan : trouvable dans tout supermarché ou presque. Propose des masques imbibés et papiers matifiants à moins d’un euro.

Et voilà une jolie photo de famille !

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Tschüs !

Comparatif des massages à Hanoi

Note : Après quelques articles sur mon retour en France (je me réapproprie peu à peu ma vie sur place, merci, mais les coups de fil des copains manquent à l’appel), un ou deux articles thématiques sur ma vie à Hanoi que je n’avais pas eu le temps de publier avant mon départ… Ça intéressera essentiellement les personnes qui comptent se rendre à Hanoi bientôt et profiter de ses quelques avantages. Après ces articles, je vous raconterai mon dernier trip dans le centre du Vietnam. Bonne lecture !

Après plusieurs mois passés à Hanoi, pour tous ceux qui sont intéressés par profiter des massages peu chers de la capitale, j’avais envie de vous faire un petit comparatif perso. Car TripAdvisor c’est sympa, mais un avis perso comparatif c’est mieux 😉

Je vais donc énumérer les différents spots testés, du plus ancien au plus récent… Je démarre cet article en précisant que toutes ces adresses sont « propres », aucun souci à ce niveau là.

J’ai commencé avec Ms Dzung´s massage.
Cette madame est une transfuge de Just Massage et a ouvert un salon à son propre compte, avec les anciens matériels (tables, serviettes…) de chez Just. La particularité de ces deux salons est que les masseurs sont malvoyants ou issus de classes défavorisées. Ils reçoivent donc une formation en massage qui leur permet de travailler et de gagner leur vie décemment.
Les massages sont plutôt de bonne qualité et d’une intensité médium (quelques points d’acupressure de temps en temps) et coûtent environ 10 euros l’heure (250 à 300 k VND). Pas de salle séparée mais une salle commune avec des rideaux autour de chaque table et une petite musique caractéristique (la même à chaque fois).
L’avantage de Ms Dzung´s réside surtout dans leurs serviettes et couvertures bien molletonnes qui font plaisir les jours d’hiver. Ms Dzung´s a récemment déménagé sur Au Co côté fleuve rouge, je n’ai pas testé cette nouvelle adresse.

Just Massage, je l’ai testé pour comparer et y suis revenue plusieurs fois. La qualité, le prix et le protocole de massage sont très logiquement similaires à Ms Dzung´s. Il y a une fois où j’ai préféré Just à Ms Dzung´s, car le message était plus énergique et profond, mais ça dépend beaucoup des masseurs. Pas de couverture mais des draps, les frileux devront en demander des supplémentaires. Chambre commune aussi, avec jolis rideaux, mais moins de personnes à l’intérieur.
Petits défauts observés toutefois : parfois, un oubli de remettre la musique en route. D’autre part, si votre masseuse est enrhumée elle aura tendance à renifler tout du long ce qui n’est pas très très relaxant. Donc si vous êtes perfectionnistes je vous conseillerais de partir sur la gamme d’au dessus niveau prix et d’aller ailleurs… Moi je trouve que cette adresse est plutôt correcte pour le prix.

Yakushi est le spot que j’ai testé car encensé par TripAdvisor. C’est plutôt sympa et ils font des soins du visage. Mais le massage m’a semblé un peu trop doux, presque sensuel. Et ce n’est pas ce que je recherche. Je pense qu’ils sont vraiment axés vers une clientèle étrangère.

Et enfin mon chouchou, Huong Sen.
Lieu, pratiques et massages très locaux. Les prix aussi sont vietnamiens. En plus, pour ce prix, on ne profite pas uniquement de massages.
Mais avant toute chose, il faut préciser qu’il ne faut pas être pudique du tout.
En effet, un peu à la manière d’un hammam, femmes et hommes sont séparés et commencent leur traitement dans une salle commune qui contient plusieurs équipements.
1ère étape : marinade.
Aprèsune petite douche, place à un premier bain dans une barrique en bois de laquelle seule la tête dépasse. L’eau est agrémentée d’herbes et autres infusions secrètes. Pendant ce temps de trempette, on nous sert du ginger tea bien tassé.
Ensuite, deuxième bain dans une baignoire à remous et sensiblement la même solution d’eau et d’herbes. Une femme vient nous gommer le dos vigoureusement avec un gant qui gratte. Enfin, steam room et/ou sauna, avec bassines remplies de citronnelle et de gingembre pour bien déboucher les poumons et les pores de la peau. Tout pour nous conditionner à être le plus malléable possible pour optimiser le massage. C’est simple, lorsqu’on monte les escaliers vers les salles de massage, on est un peu stone.
2ème étape : attendrissage de la viande.
Salles de massage le plus souvent communes, sans rideau (la pudeur au vestiaire). Mais à. E niveau là on s’en fout un peu (à cause de la première étape de marinade). On est donc tout détendu pour ce massage très vietnamien. Pas de musique douce (sauf dans un de leurs établissements rue An Duong), pas d’ambiance lounge, juste du massage. E fait ça fait un peu ambiance coiffeur entre nanas.
Contrairement à de nombreux autres massages, les masseuses commencent par faire un petit massage du crâne, de la nuque, du visage. Pas d’huile de massage mais de la crème hydratante comme on en utilise tous les jours. Ma coloc m’a suggéré d’apporter sa propre huile préférée si on voulait.
Le massage est un bon équilibre entre détente et douleur. Les masseuses connaissent leur job et on est à mi chemin entre le massage, l’acupressure et la chiropractie. Attendez vous à vous faire craquer quelques os, pour votre plus grand plaisir !
Pendant la séance, pour les filles, vous aurez droit à une petit masque fait de lanières de concombre, des serviettes chaudes qui vous enveloppent et d’autres surprises…
3ème étape : le réconfort
Une fois le massage terminé, et une fois rhabillé, ce n’est pas fini : la maison vous offre un petit encas réconfortant avant que vous affrontiez le tumulte de la ville.
Grossièrement, à côté d’un thé et d’une coupelle de fruits, vous aurez le choix entre une soupe de riz (que je conseille) et des œufs. J’ai voulu essayé une fois de prendre des œufs à la place de la soupe. J’ai eu droit à une petite surprise : l’œuf était couvé… Donc faites attention si vous n’aimez pas ça 😉
En tout cas si vous n’avez pas froid aux yeux, c’est vraiment une expérience à faire. La première fois j’ai été intimidée mais ai eu la chance d’y aller avec ma coloc vietnamophone. Ça aide !

Et puis, j’ai testé un dernier massage avant de partir : Omamori Massage.
C’est excentré car dans le quartier de Dông Da (prendre ça en compte si on est en taxi ou xe om). Mais les prix y sont plus raisonnables que dans d’autres places de massage.
Niveau prestation on est à mi-chemin entre les Just et Ms Dzung´s pour l’ambiance douce (il s’agit également de personnes visuellement handicapées) et Huong Sen pour le type de massage. Il faut dire que les masseurs dans ce lieu ont l’air d’avoir été vraiment bien formés. Ils se permettent donc de faire un massage plus énergique et ont l’air d’être plus précis que Just et compagnie. Mais j’ai eu l’impression que la masseuse bourrinait un peu (et pourtant j’ai eu de l’entraînement avec Huong Sen). De plus, j’ai eu trop froid (à cause de la clim très forte) et rien ne remplace les couvertures molletonnes de Ms Dzung 😉 Enfin, j’ai été perturbée par la musique car c’est la même que dans un resto japonais de ma ville en France où j’allais souvent pendant un temps 😉

Niveau prix, histoire de comparer, voici ce qui se faisait courant 2014 :
Just Massage, Ms Dzung´s : 250 k VND pour 60 minutes, 300 k si on veut ajouter une huile essentielle dans l’huile de massage
Omamori : 200 k pour 90 minutes (bon rapport qualité prix !)
Huong Sen : 200 k pour un total de 75 minutes (bains compris), 250 k pour 105 minutes
Yakushi : je ne m’en souviens plus mais un package soin de visage + une heure de massage coûte dans les 550 k

Sachant qu’en général en France, un massage coûte 1 euro la minute, ça laisse rêveur…
Et vous ça vous tente ?

Tschüs !

Dernière nuit, dernier jour à Hanoi (avant les prochains)

NB : je suis rentrée en France il y a peu, mais avec encore plusieurs articles en attente qui, je pense, méritent d’être publiés. Ils sont divisés en trois catégories : une sur la gestion du retour, une sur des thèmes de la vie hanoienne, et enfin, le récit de mes vacances dans le centre. Bonne lecture !

J’écris depuis l’avion qui me ramène en France.
Je laisse derrière moi six mois incroyablement intenses, qui m’ont appris et apporté bien plus qu’en plusieurs années.
Je sais maintenant qu’il y aura un avant et un après Hanoi.

Mais laissez-moi vous raconter les derniers instants.

Je ne me sentais pas bien les derniers jours. Mal au ventre, peu d’énergie, la moue tout le temps, moins de sociabilité alors que je voulais profiter un maximum (haha… Voir post précédent) des amis que je m’étais fait sur place.

Samedi, j’ai fait mes dernières emplettes. J’ai acheté je ne sais combien d’écharpes et de foulards de toutes les matières et de tous les styles, j’ai aussi assouvi ma lubie des cosmétiques coréennes et me suis fait une petite réserve. Bref, je me suis préparée psychologiquement aux prix français en me disant qu’en rentrant, je n’achèterais plus rien de non essentiel.

Mais surtout, samedi soir, j’ai eu des amis suffisamment sympathiques et intelligents pour répondre présent pour un dernier Bia Hoi (et donc se rendre disponible un samedi soir alors que je les préviens à la dernière minute). Un grand classique, avec pintes de bière locale à la pression, bouffe à profusion pas chère. Frites à la sauce chili, liserons d’eau sautés à l’ail, clams et autres bricoles.
Je bois quatre verres (ce qui pour moi, est à peu près le double du maximum habituel).
Je vais passer une bonne partie de la nuit à les assimiler.
David et moi on regarde, un brin médusés, Ced et Manu échanger des références et réflexions musicales de haute volée.

Après avoir fait la fermeture du Bia Hoi, after chez Cédric qui va s’étirer jusqu’à… 5 heures du matin. On a fait fort ! Échanges, refaisages de monde, réflexions musicales, bêtises d’adolescents…

Je m’endors donc vers 5h… Pour être réveillée à 8h20 par mon amie Chau qui a finalement décidé de participer à une audition de piano dans un café. Ça me donne une bonne occasion de me lever ! Je me précipite donc dans un taxi rejoindre mon appartement, me rends présentable et repars de chez moi comme si de rien n’était, avec 3 heures de sommeil dans les pattes mais sans aucunement ressentir de fatigue.

Je suis emmenée une dernière fois par Hai, le super taxi-moto en bas de chez moi, pas rigolard mais très sérieux et qui conduit comme un dieu. Je lui laisse la monnaie en partant et lui souhaite bonne chance pour la suite…

Je loupe la prestation de Chau car j’arrive trop tard. Je tombe sur une audition de piano telle que j’en voyais quand j’étais petite en école de musique et au conservatoire. C’est plein de gamins qui jouent de façon scolaire en se trompant de temps en temps. Y a un gamin pas assez grand pour toucher les pédales et qui joue la Lettre à Élise avec beaucoup de for ce et de sérieux.

Je sors, j’appelle Chau et la retrouve au Avalon Café qui dispose d’une très belle vue sur le Lac Hoan Kiem. L’occasion de boire un dernier café sua da tout en discutant avec mon amie d’amour et de musique. L’heure de se quitter arrive et je lui laisse de jolis cadeaux français en souvenir.

Je file ensuite vers le vieux quartier manger un dernier bun bo nam bo, dans Essence, un hôtel clairement orienté touristes (avec les prix affichés en dollar… mauvais signe). C’était assez fade pour le prix et la réputation du lieu.

Je vais ensuite non loin, à l’Espace, pour assister une dernière fois à une répétition de mon groupe adoré, Puzzle. Ils sont plutôt en forme ce jour là et grillent, pendant la pause, des seiches et autres poissons à l’extérieur de la salle.
Je ne me sens pas très bien et regarde l’heure constamment en prévision de mon retour vers l’appart´ car mes valises n’étaient pas finies.
Je vais même faire un petit saut vers le Lac Hoan Kiem histoire de le contempler de jour. Encore un craquage dans le rue Trang Tiên (on finit par être habitué).

Retour à l’Espace.
Le groupe a prévu, et c’est une première, de chanter une collégiale.
Me voilà donc côté public, face à mes amis, qui chantent timidement et avec hésitations, la chanson « Tu es de ma famille » de JJ Goldman.

Et David qui en rajoute une couche en me faisant signe depuis la scène et en me disant, juste avant les premières notes : « Daphné, cette chanson est pour toi ! »
Non mais oh, t’as pas pitié de mes glandes lacrymales nom de dieu ? 😉 j’avais envie de garder une certaine contenance, à la vietnamienne quoi. On sourit et on se cache pour pleurer. Mais enfin, peu importe au final.

Je crois que j’ai fait partie des premières personnes à utiliser l’expression « Puzzle Family », puis « Ulysse Family ». Car c’était véritablement de ça dont il s’agissait. Le clin d’œil était bon.

Les au-revoir se font sur le seuil de l’Espace, et à l’extérieur, dans le soir tombé. Aux uns on dit la fameuse phrase « On se revoit au Vietnam, en France, ou ailleurs ». Aux autres, on dit prévoir un échange de nouvelles.

Volte face vers le noir et le chemin de la sortie. Dès que j’ai le dos tourné, je pleure tout en marchant.

Je trouve très vite un xe om (je ne retrouverai pas Hong, le xe om jovial près de mon boulot), négocie vite et rentre vite chez moi en essayant de capter quelques bribes d’image.

De retour à l’appart´, je suis seule et c’est la panique. Le paquetage est beaucoup plus long que prévu et je n’arrête pas de courir partout, j’ai heureusement le temps de prendre une douche et de me changer. Je crois avoir oublié plein de choses. Je vends mon casque de moto à l’arrache. Ma valise est bien tassée, le taxi m’appelle et m’attend en bas de chez moi. Je ne suis pas prête, demande 10 minutes. Mon coloc m’appelle me dire qu’il ne peut finalement pas rentrer me dire au revoir. Chéwi m’appelle sur internet et je ne peux que très peu lui répondre. Je suis en nage.

Puis très vite, je vérifie n’avoir rien oublié (j’ai oublié des trucs), j’éteins les lumières, laisse un petit mot pour mon coloc, ferme les portes, lutte avec la valise pour dévaler les escaliers, stresse car elle semble peser 45 kilos.

Le taxi me prend et je n’ai le temps de penser à rien. Je regarde pour la dernière fois le paysage de mon quartier et ai l’esprit rivé sur mon retard. La précipitation m’empêche de prendre conscience de mon départ. C’est sûrement mieux ainsi.

Le conducteur est chapeauté par un formateur qui parle très bien anglais. Il me parle régulièrement et essaie de m’apprendre des trucs de vietnamien que je connais déjà. Enfin, je me dis qu’il ça au moins laisser une bonne dernière impression du pays.

Je fais peser ma valise. Elle fait 24 kilos. Hallelujah !!

Tschüs !