En bonus (7) : rétrospective Facebook pendant mon séjour

Comme je ne partage sur ce blog que ce que je peux véritablement mettre en forme, j’ai décidé de déposer dans cet article toutes les micro-réflexions que j’ai pu faire sur d’autres réseaux sociaux à accès restreint. Et en général, c’est plutôt drôle. Alors allons-y !

AVANT

6/12/13

Envisage une fête d’avant-départ. Se rend compte que y aura sûrement pas grand monde. Songe à renoncer.

17/12/13

– Réception de la valise = check (et elle a l’air toute petite )
– Sac à dos de rando = check (et c’est le plus beau sac du monde ! cap sur la baie d’Ha Long !)
– Vaccins = almost check
– Savoir dans quelle ville je vais = almost check
– Sac bandoulière = repérage ok
– Shoes de marche = pas encore (prise de tête)

23/12/13

Préparer un long séjour à l’étranger > la maison qui rend fou des 12 travaux d’Astérix.

26/12/13

MAISON QUI REND FOU, round two. Après 45 minutes d’attente pour une pauvre attestation pourtant nécessaire pour souscrire à un machin qui se trouve, bien évidemment, pas dans le même bâtiment : « Bonjour Madame, vous voulez souscrire ? Et en plus vous voulez savoir concrètement en quoi ça consiste ? Eeeeeuh… voyons voir. Y avait pas Machine là qui avait fait un PowerPoint pour expliquer ? Zut je le trouve pas… Ah si c’est là. Ca ne parle pas de votre situation ? Hem. Des franchises à payer ? Eeeeeeuuuh… Bah ah tiens, voilà la brochure que n’importe quel quidam peut trouver partout. Voyons voir… Oh, je ne sais pas vraiment lire une brochure vous savez. Appelez ce numéro, là, inscrit dessus, ils vont vous en dire plus… ou vous rediriger vers un autre numéro… qui va vous en dire plus… Mais pas après 17h ni en week-end, car après ils ferment ma bonne dame. Ah bon, vous avez déjà appelé y a plusieurs mois ? Ah bon, ils vous ont envoyé sur le site web de Machinchose et vous ont dit de vous débrouiller ? Ohlala, vous n’avez vraiment pas eu de chance ! Mais retentez, peut-être que CETTE FOIS, vous aurez votre renseignement ! Vous voulez souscrire ? Ah bah on prend pas la carte bancaire, ma bonne dame. Revenez demain à la première heure, avec votre carnet de chèque… Parce que vous comprenez, c’est urgent ! Avec les fêtes, et tout ça, ça travaille moins que d’habitude… Et les délais se rallongent. » GGGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!

PENDANT

9/01/14

Bien arrivée.

3/02/14

Maison trouvée. Yipee yipee yeah !!

4/03/14

Des asticots dans la baignoire ? Nous le saurons dans le prochain épisode ! ‪#‎maviereveeahanoi‬

18/03/14

Non mais allo quoi, tu te proclames « citoyenne du monde » et tu chantes « La Tonkinoise » a Hanoï ! C’est comme si tu te disais éprise de liberté,et que tu chantais en France « Maréchal nous voila » !

2/05/14

Aujourd’hui j’ai pris ma vie en main. J’ai acheté une boîte de Strepsil.

3/05/14

Mon gâteau, le Métropole et moi

8/05/14

Celui qui à trente ans, n’a pas goûté de sushi au saumon gras, a raté sa vie.

21/05/14

Pas envie de retourner en France. Ou alors, envie d’y retourner, mais en changeant tout. Commencer par jeter la télé.

29/05/14

Pendant que certains sont en transe devant Trent Reznor, j’expérimente prendre un avion avec un durian à bord. VDM

6/06/14

Expat débutant : Et il est où ce resto ?
Moi : rue Dien Bien Phu.
Expat débutant : ohlala, je vais jamais le retenir ce nom !
Moi : ………

13/06/14

Découverte au bord de ma baignoire : une forme petite, oblongue et tortueuse. Deux solutions. 1/ C’est une larve. 2/ C’est une merde. Après le test du jet d’eau, j’en ai conclu qu’il s’agissait de la deuxième solution. ‪#‎VietnamJeTAime‬

22/06/14

Dernier road trip booké. Au programme : culture-playa-shopping:)

23/06/14

Ok, donc pour le moment on en est au moins à 4 kilos de cadeaux et autres suppléments dans la valise… Et la fièvre acheteuse n’est pas finie. Keep calm…

APRÈS

21/07/14

Bifteck, comté, patates au beurre et peches jaunes… On se console comme on peut ‪#‎retourenfrance‬

22/08/14

J’ai le mal du pays (même si ce n’est pas mon pays)

Tschüs !

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Comment s’habiller quand on travaille au Vietnam

Ahlala, le nombre de prises de tête que j’ai eues en faisant ma valise
Notamment car je n’avais aucune idée de comment m’habiller alors même que j’étais destinée à faire un stage dans une entreprise un peu chic.
Alors, pour vous mesdames (désolée messieurs je ne maîtrise pas la mode vietnamienne masculine) je vais vous raconter un peu que prévoir en partant de façon à ne pas vous retrouver telle un arbre de noël en plein juillet dans votre boite (en gros, pour éviter que vous ne soyez trop repérables comme étant l’étrangère inadaptée de service).

Comme je l’expliquais, trouver des fringues de qualité ici quand on est une femme est loin d’être facile (à moins de dépenser autant d’argent voire plus qu’en France).
Alors, autant ruser un peu pour se fondre un peu dans la masse des travailleurs vietnamiens. Comment s’habillent les working girls aujourd’hui à Hanoï ?

De base, si vous êtes française, on attendra de vous que vous soyez un peu plus chic que les autres. En effet, que vous le vouliez ou non, vous représentez sur place l’élégance à la française ! N’ayez donc pas peur de vous habiller un poil plus chic que vos collègues, on ne vous en voudra pas… Au contraire, paraitre négligée pourrait vous desservir.

L’hiver, c’est le règne de la doudoune fine et courte. Oui, la doudoune, rigolez pas, c’est franchement utile.
Les petites nanas enfilent leur doudoune, si possible de couleur vive, et enfourchent leur scooter pour aller au bureau.

L’été, la doudoune est remplacée par une veste courte caractéristique,  à zips, à capuche et le plus souvent avec des motifs fleuris. Cette veste recouvre même les mains et en fait de jolis extrémités palmées. Pourquoi me diriez-vous, alors que vous allez etouffer par 35 degrés dès le mois de mai ?
Parce que nombre de ces dames exècrent le soleil et les couleurs qui vont avec. En complétant leur attirail avec un masque de protection anti-pollution (à fleurs, il va sans dire) et des lunettes de soleil mouche, elles sont protégées des UV de la tête aux pieds… et méconnaissables.
Il s’agit sans doute de la meilleure protection possible. D’ailleurs, ne rigolez pas avec les rayons du soleil, j’arrive à devenir couleur caramel malgré des tartinages de crème solaire indice 50 fomulée pour les enfants. C’est dire…

A l’intérieur du bureau, lorsque les beaux jours arrivent, les femmes n’hésitent pas à s’habiller avec chemisier blanc ou de couleur vive + jupe noire non évasée, ou alors en robe de couleur vive mais de bonne tenue, rarement en tissu imprimé. Les vietnamiennes pour la plupart portent des talons plus ou moins hauts. En effet, quand on fait tout en scooter, il est facile de ne pas trop marcher, et donc de se permettre de porter ce fameux talons ! Pour ma part j’ai opté pour des mocassins noirs achetés 10 euros sur place, étant donné mon choix de vivre à Hanoï sans conduire de scoot. Attention pour les amatrices de xe om (taxi moto), si vous optez pour une jupe ou une robe crayon, pensez que vous allez devoir monter sur la moto en amazone, et donc préférez un bon conducteur pour votre course.

Niveau sac, je conseille un sac de contenance petite ou moyenne avec une bandoulière, en PVC pour éviter les risques de moisissure, avec double fermeture (zip + rabat) à l’avant et poche zippée à l’arrière pour y mettre votre portable, et d’un design quelconque mais urbain. Il sera à porter à l’avant et non derrière pour éviter d’attirer les pickpockets. Vous pouvez aussi le placer devant vous quand vous enfourchez un xe om  par exemple, pour éviter qu’il pende sur les côtés. La plupart du temps, les vietnamiennes complètent leur sac à main par un sachet plastique basique et rectangulaire (toujours à récupérer ici) dans lequel se trouvent les éléments les moins précieux de leur barda, par exemple leur bouteille d’eau, leur bouffe ou leur petit gilet.

Le midi, pour manger dehors, les vietnamiennes se contentent de prendre avec elles uniquement leur petit portefeuille/porte-billets féminin, qui ressemble à une sorte de pochette rectangulaire. Pensez donc au portefeuille que vous allez prendre, et préférez en prendre un qui vous permette de classer convenablement vos billets (pas de pièces de monnaie au Vietnam) et de ne pas les confondre entre eux.

Dernier conseil si vous travaillez en été : prévoyez :
– un gilet léger à emporter partout avec vous pour combattre des climatisations glaciales au resto, dans les bars et ailleurs
– un petit foulard pour les mêmes raisons (mais facilement achetable sur place)
– une veste noire à laisser au bureau ultra climatisé, plus épaisse qu’un simple petit gilet et qui « corporatise » n’importe quelle petite robe d’été ou presque
– de l’insecticide spécial moustiques tropicaux à appliquer sur vos jambes tous les matins, les moustiques pouvant passer par les systèmes d’aération

– du baume du tigre pour apaiser vos boutons de moustique, si vous oubliez la précaution ci-dessus
– une paire de tongs à bousiller, légère, à transporter avec vous en cas de soupçon d’orage diluvien
– un poncho en plastique (achetable sur place pour 1,5 euros) à transbahuter avec vous pour les mêmes raisons, très utile sur un scooter.

Avec tout ça, vous êtes fin prêt pour faire bonne impression ET pour vous adapter au quotidien vietnamien.

Tschüs !

Comment gérer son budget d’expatrié au Vietnam (1) : avant le départ

Bonjour chers visiteurs et peut-être futurs expatriés,

J’ai déjà abordé les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam, pour aider les novices comme je l’étais avant de partir. Je l’avoue, à la base (et même maintenant), je ne suis pas spécialement une grande voyageuse… D’ailleurs ce blog n’est pas un blog de baroudeur mais vraiment un blog qui décrit les petites choses du quotidien, ailleurs. Moins spectaculaire mais tout aussi passionnant 🙂

Aujourd’hui j’ai eu envie de vous parler d’un sujet plutôt tabou et sur lequel j’ai pu entendre tout et n’importe quoi avant de partir : comment gérer son budget lors d’une expatriation au Vietnam.

Sur le net j’ai entendu vraiment de tout, j’ai autant eu des personnes qui me disent qu’« on a une vie de rois », que « tout est donné », que d’autres qui affirment qu’en dessous de 3000 euros de revenus mensuels sur place, il faut s’attendre a une vie misérable !
Entre deux il y a bien sur une réalité un peu plus nuancée.
Je ne peux évidemment pas parler d’autre chose que de ma propre expérience, mais j’espère que celle-ci va vous permettre de visualiser davantage la façon dont on peut gérer les questions d’argent quand on s’apprête à partir quelques mois au Vietnam (dans une grande ville, s’entend).

Je tiens tout d’abord à signaler que j’écris cet article dans le cadre d’un séjour qui se déroule en 2014. C’est un fait important à souligner car :

– d’une part, même si le dong vietnamien se stabilise relativement bien, la valeur de l’euro est encore en train d’augmenter par rapport au dong (alors qu’un dollar se stabilise autour de 21.000 dongs, sans que cela ne bouge particulièrement en ce moment). Quand je suis arrivée, l’euro était autour de 28.500 VND. A présent il flirte régulièrement avec les 29.000 (vive xe.com pour connaitre tous les taux en temps quasi réel)
– d’autre part, en raison d’une légère inflation mais aussi du contexte, les prix ont tendance à pas mal augmenter au fil des mois. Ce que je raconte en 2014 sera donc à relativiser dans les années à venir, même si ça peut néanmoins donner une idée.

Pour ce premier article sur la gestion du budget, je vais d’abord parler des dépenses auxquelles penser avant le grand départ.

Quels sont les postes de dépense à prévoir avant de partir ?

Le billet d’avion, le plus évident – En s’y prenant à l’avance et en faisant le combo skyscanner.com + kayak.com + prem’s de chez la SNCF pour les provinciaux comme moi qui veulent se rendre a Roissy en TGV, ça peut aller de 650 euros chez Qatar avec escale à Doha, jusque 1200 euros environ pour un vol direct Paris-Hanoï chez Air France ou Vietnam Airlines. Certains prennent un aller simple, d’autres un A/R avec possibilité de changement de date. A vous de voir…

L’assurance santé, l’indispensable – Elle ne m’a jamais encore servi, mais je ne vais pas m’en plaindre. Elle doit servir à vous couvrir en cas de consultation (remboursement a postériori la plupart du temps), hospitalisation, besoin de rapatriement voire responsabilité civile (ça peut être utile). Compter environ 200 euros pour six mois de stage, mais cela dépend vraiment du statut avec lequel vous partez au Vietnam – il est évident que si vous êtes étudiant ou stagiaire cela sera plus abordable. Ajoutez également les frais de santé divers et variés avant le départ, tels que les check-up dents, yeux, gy pour les filles, dermato au besoin, voire bilan sanguin pour ceux qui veulent, penser peut-être à vous offrir une paire de lunettes de secours, + les vaccins (rien n’est officiellement obligatoire, mais il est souvent recommandé, en gros, de faire hépatite A et B, rappel DTP, typhoïde. Hépatite et DTP je recommande vraiment au vu des multiples probabilités d’échanges de salive en tout genre, via la nourriture. Typhoïde non remboursée. )

Les premiers mois de loyer – Divisez ce que vous comptez dépenser mensuellement (votre indemnité de stage ou votre salaire si vous êtes payés, les économies assignées à votre séjour sinon, divisés par le nombre de mois) par trois. Ajoutez au besoin un peu plus (si vous êtes en petit budget ou si vous souhaitez un peu plus de confort). Multipliez ce montant par quatre. Pourquoi quatre ? Car il y a pas mal de (co-)locations qui n’acceptent que des paiements avec trois mois d’avance + un mois de caution. Il faut donc parfois avancer tout ça dès son emménagement.

Le visa – Sujet à constante augmentation. Encore une fois cela dépend de votre structure d’accueil (université, entreprise…) et du fait de savoir si vous préférez un entrées multiples ou entrée simple. Comptez une centaine de dollars pour les plus chers pour trois mois. Attention, réservez-vous aussi de l’argent si vous comptez renouveler votre visa sur place.

Le fait de se laisser, si possible, une petite cagnotte dans laquelle puiser pour des choses un peu exceptionnelles (road trip certains week-end par exemple, ou investissement dans un joli costume sur mesure), est appréciable.

Quelles sont les questions à vous poser avant de partir ?

Dollars ou euros ? -> Que ce soit pour les touristes de passage ou les séjours plus longs, je répondrais euros, définitivement. L’euro par rapport au VND est plus fort que le dollar dans son rapport avec le dong. Vous bénéficierez davantage de l’augmentation de valeur des euros et si vous attendez un peu avant de faire le change, vous gagnerez quelques centaines de dongs de plus. Une autre raison de ne pas prendre des liasses de dollars est que ça vous évite de subir deux fois un taux de change (EUR>USD>VND) qui vous sera forcement défavorable. L’idée de payer sa vie quotidienne en dollars, surtout pour les petits montants, n’est pas forcement pertinente, toujours pour les mêmes raisons : on vous appliquera la plupart du temps un taux de change défavorable. Les prix sont parfois ici affichés en dollars, mais c’est juste pour se faire une idée. Mais je crois qu’aucun commerçant ne peut refuser que vous le payiez en VND.

Compte en banque local or not ? -> Ça dépend de la durée de votre séjour. En général au-delà de six mois ça devient intéressant (soyez tout de même vigilant et gardez toutes vos preuves de paiement selon contrat de travail ou de stage pour faciliter le rapatriement de votre argent). En-deçà, c’est à  voir. Si vous ne comptez pas ouvrir de compte en banque local, renseignez-vous auprès de votre banque française avant de partir. Certaines proposent des forfaits internationaux permettant de retirer de l’argent ou de payer avec sa carte sans frais. Super intéressant.

Sinon, parmi les trucs auxquels penser avant de partir, n’oubliez pas de débloquer votre téléphone portable pour y accueillir une carte SIM vietnamienne (très abordable, en vente partout), résilier ou réduire au minimum vos abonnements en France, etc etc.

 

A suivre, une deuxième partie consacrée a la gestion de votre budget d’expat’ au Vietnam, une fois sur place. Vous allez voir, ce n’est finalement pas si compliqué.

Tschüs !

Les petits trucs auxquels on ne pense pas quand on part au Vietnam

Lorsque j’ai la chance de parler a des vietnamiens, ou même a des expatries, une des questions qui revient le plus souvent est la suivante : « Alors, Hanoï, est-ce que ça ressemble a ce que tu avais imaginé ? »

Et c’est la qu’on fait sa réponse de normand : oui, et non (je vous expliquerai en détail pourquoi… un jour).

Étant d’une nature angoissée quand je m’apprête a faire un « truc de ouf » (c’est a dire assez souvent, en fait… je dois être maso), j’ai passé de nombreuses heures a écumer les sites internet les plus variés sur le Vietnam et sur Hanoï. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’on trouve du boire et du manger, et parfois de belles conneries. Et a coté de ça, il y a des informations utiles qui passent totalement a la trappe.

Florilège de petits détails auxquels penser quand on part au Vietnam :

1 / Des tas de trucs sont moins chers au Vietnam, donc tu dois économiser avant de partir

C’est peut-être bête a dire, mais parce qu’il y a de multiples possibilités de faire des choses moins chères sur place, on aura nécessairement besoin de plus d’argent que lorsque l’on vit en France. Eh oui, il y a tout simplement trop de tentations ! Quelques exemples :

Les sushis sont deux fois moins chers qu’en France (et donc un menu jap sera quatre fois plus cher qu’un menu viet), et en général ils sont meilleurs (il y a un quartier japonais a Hanoï, a Ba Dinh autour du Daewoo Hotel).

Les massages sont deux a trois fois moins chers qu’en France (entre 17,5 et 35 euros pour une heure ou un peu plus). Et si vous choisissez de payer au Vietnam le même prix que ce que vous dépensez en France pour un massage dans un institut standard, vous pouvez vous taper une heure de relaxation dans le très luxueux Sofitel Legend Métropole par exemple. Encore une belle raison de dépenser votre pognon.

Pire que ça, je suis également soumise a une tentation a laquelle on ne pense pas du tout lorsque l’on est musicien : les studios d’enregistrement ne sont pas chers du tout ! Néanmoins malgré cela, ça représente un budget auquel je n’avais pas pensé une seconde en partant. Je suis très tentée par enregistrer l’EP de mes rêves sur place. Cédric, le batteur de mon groupe, m’a dit qu’il existait pas mal de studios d’enregistrement qui, pour 1 million de dongs (soit 35 euros), te faisait l’enregistrement ET le mastering de ta chanson. Ce système peut donc être très intéressant car le prix n’est pas fonction des heures passées et on peut vraiment essayer de faire quelque chose de bien sur la chanson. A voir si un enregistrement de 3-4 chansons de mon cru intéresse encore quelqu’un…

2 / Si tu as prévu d’arrêter de fumer en arrivant au Vietnam, commence ta diète avant de partir (et prie)

Après il sera trop tard. Tout simplement parce qu’un fumeur lambda, en débarquant ici, va découvrir que pour le prix d’un paquet de clopes en France, il peut s’acheter une cartouche au Vietnam. De façon mécanique, puisque la contrainte financière ne sera plus un frein, un fumeur aura  tendance a augmenter sa consommation plutôt qu’a la diminuer…

3 / Si t’es une fille, n’espère pas faire de razzia en shopping (sauf si t’es riche)

En voila une idée reçue qui m’a bien pourri la vie ! Ce n’est pas parce que le Vietnam est devenu spécialiste dans la fabrication de vêtements de (relativement) bonne qualité que le Vietnam est devenu la Mecque des fashionistas qui veulent s’habiller pour pas un rond (la plupart des fringues fabriquées au Vietnam sont directement envoyées vers les marches extérieurs) !

La réalité est tout autre : les fringues pas chères sont hyper kitsch. C’est comme ça, on ne peut rien y faire. La moindre pièce, même mimi comme tout, va toujours comporter un détail qui tue : une énorme tête de mort, un papillon en paillettes, des sequins en veux-tu en voila… Et en général, le tout est fait en matière plastique type polyester, dans des couleurs acidulées. Pas très élégant tout ça…

Si on veut de l’original bien designé ou du classique épuré, il faut y mettre le prix. Car j’ai l’impression qu’ici, le luxe est dans le dépouillement. Pas de détail qui tue, juste une chemise blanche bien coupée dans une jolie matière qui tombe bien, un joli trench gris, etc… Pour des prix qui parfois dépassent ce que l’on peut voir en France (60 euros la chemise blanche manches courtes, ça commence a faire cher dans son petit budget de stagiaire). Ainsi, les soldes sont intéressantes, même ici !

Quelques exceptions toutefois : il arrive que des magasins « Made in Vietnam » (qui nous vendent ce qui est sensé être des rebuts ou fin de série de marques occidentales utilisant les usines vietnamiennes) recèlent des trésors cachés (mais faut bien fouiller). Il existe aussi des boutiques spéciales touristes qui vendent des vêtements de type « ethnique » pour les voyageurs babas en mal de sarouel et autres robes longues a motifs.

Niveau chaussure, je ne vous raconte même pas. Beaucoup de boutiques puent le plastique, je n’y fouille même plus. Le reste, ce sont des chaussures en cuir sensées venir de Zara (mais avec des étiquettes d’autres marques parfois…). Difficile de se sentir en confiance.

Dernière petite lueur d’espoir : les foulards et autres écharpes sont plutôt beaux et abordables. Ce doit être encore moins cher au marché, c’est d’ailleurs un de mes prochains objectifs de touriste.

4 / Si t’es un mec et que t’es shopping-addict, bienvenue au Vietnam

N’étant pas un mec, je n’ai pu développer cet aspect du tourisme hanoien. Mais a tous les mecs qui en ont marre de ne pas savoir ou s’habiller en France (ailleurs que chez Jules ou Celio, s’entend), vous allez pouvoir trouver votre bonheur au Vietnam. Il existe des tas de boutiques spécialisées en fringues ou chaussures pour mecs (il y a aussi des magasins spécial enfants). Des enseignes appelées « complet-veston » se feront un plaisir de vous tailler un costard.

5 / Les trucs que tu n’as pas besoin d’emporter au Vietnam, malgré les conneries racontées sur le web

Alors la je vous arrête tout de suite, les filles : non vous n’avez pas besoin d’emporter pour plusieurs mois de tampons hygiéniques dans votre valise, sauf éventuellement si vous tenez a une marque ou un modèle particulier. Le mythe selon lequel il n’y a pas de tampon hygiénique au Vietnam est faux. On n’en trouve certes pas dans tous les supermarchés, mais j’en ai déjà vu, avec ou sans applicateur, d’une marque que je ne connaissais pas. Donc en cas d’urgence, no problem… Pensez donc a prendre une petite réserve pour les premiers jours, mais après, pas besoin…

Une autre astuce, en direction des randonneurs et baroudeurs : pas besoin d’emporter votre sac a viande (sorte de sac de couchage en soie fine qui fait aussi office de taie d’oreiller, léger et hyper pratique pour dormir en auberge ou en train-couchette), ils en vendent a Hang Gai (la rue du chanvre, devenue une rue ou on vend de la soie) pour 100 000 dongs, soit moins de 4 euros. Vous pourrez même faire des réserves et en apporter a vos potes baroudeurs en France.

6 / Les trucs auxquels tu ne penses pas, mais qui sont pourtant utiles a emporter au Vietnam

Les guides vous disent que porter un short est très mal vu par les vietnamiens et que seuls les touristes en portent ? Faux ! J’ai déjà vu pas mal de jeunes vietnamiennes le porter assez court. Du coup je me sens un peu con de ne pas avoir pris le mien. D’un autre coté, je n’ai pas encore teste les moustiques du printemps. Malgré la chaleur, des la nuit tombée, il est préférable de porter autre chose qu’un short pour éviter de se faire bouffer les jambes… Mais quoi ? Le port du large pantalon de soie semble appartenir a une autre époque, d’ailleurs je n’en ai quasiment jamais vu en magasin.

L’informatique et l’électronique sont moins chers au Vietnam ? Faux ! Il s’agit de biens d’importation qui sont souvent aussi chers qu’en France. Le seul moyen de s’en sortir si on en a besoin reste encore le marche de l’occasion… Un peu comme chez nous avec Le Bon Coin, quoi.

Vous pensez assister a des concerts, ou encore aller au karaoké avec vos futurs amis vietnamiens ? Prévoyez vos bouchons d’oreille ! Les vietnamiens n’ont pas encore intégré la notion de plafond de décibels a respecter pour le bien-être des voisins et des oreilles des auditeurs. Autant dire que si vous prévoyez d’écouter de la musique ou de vous éclater au karaoké, ce sont surtout vos tympans qui vont trinquer, avec a la clé de jolis bourdonnements ! Si comme moi vous tenez a vos oreilles, je vous conseille vivement de ne pas oublier (comme je l’ai fait) votre paire de bouchons en silicone spécial concerts, qui vous permettra de profiter de l’ambiance (ces bouchons ne déforment pas le son, comme les boules Quies, mais l’atténuent) tout en vous préservant des acouphènes. Même si vous n’êtes pas a cheval sur ce type de précaution, je vous conseille vivement de penser a cela avant de partir, car je vous assure qu’ils ne lésinent pas sur les décibels de façon générale !

Enfin, si vous comptez venir au Vietnam, pensez a prendre des chaussures qui vous maintiennent les chevilles.
En effet, le sol est souvent irrégulier et vous devrez souvent slalomer entre les motos garées, les différents niveaux de trottoir et les petits marchands de rue.
Une des premières conneries que j’ai faites a Hanoï a été de me faire une entorse, simplement en marchant dans la rue, car je n’avais pas fait attention a un petit dénivelé caché dans le noir.
Ce serait bête de gâcher votre séjour pour si peu, non ?

Les Converses ou autres trucs qui mettent du temps à se lacer, ce n’est pas un bon plan non plus, vu le nombre de fois ou on doit enlever puis remettre ses chaussures en entrant dans certains bâtiments…

Ah, et dernière chose : le site du ministère des affaires étrangères qui conseille de « marcher à l’intérieur des trottoirs », eeeeuh comment dire ? J’aimerais bien les y voir, tiens, avec toutes ces motos et voitures garées à même le trottoir (quand celui-ci existe), tellement que je me demande bien comment font les handicapés ici pour circuler ailleurs que par taxi !

J’espère que ces conseils vous auront un peu éclairés et vous auront donné l’envie de partir au Vietnam ! Si vous avez d’autres astuces a disposition, n’hésitez pas a en faire part dans les commentaires !

Tschus !

Test photo et appréhensions

Hello tous,

Cette fois ci je teste l’appli wordpress sur iPad ainsi qu’un petit objet me permettant d’importer les photos de mon APN sur tablette.

Niveau nouvelles et préparation, pas grand chose de neuf, à part cette phrase que je ne cesse de dire ou de penser : « j’veux pas y aller ». Pas très glorieux ! Quand je pense à toutes ces personnes qui rêveraient d’un voyage pareil et être à ma place… Mais rien à faire, la peur prend le pas sur l’envie, et je repense à Chéwi qui a sûrement ressenti la même chose, en plus condensé, juste avant de sauter en parachute.

Tout en tentant de faire mes affaires (et y a encore des tas de trucs à faire 😦 ), je reste relativement paralysée par tout ça. Complètement à côté de mes pompes, y compris lorsqu’il s’agit de fêter mon départ !

Allez, à la prochaine ! Tschüs !

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Avant de partir

Bonjour à vous !

Il fallait au moins une occasion comme celle-là (un stage de plusieurs mois au Vietnam) pour succomber aux sirènes de la blogosphère.
Ce blog fera office de journal, de mail collectif un peu plus cool dans lequel je pourrai facilement partager des photos, des impressions, des lamentations ou des exclamations enthousiastes.

J’ai comme envie que ce blog reste un espace d’intimité, de coocooning et d’amitié pour nous tous.

N’hésitez pas par ailleurs à commenter régulièrement mes posts, ça me donnera l’impression que les échanges se font dans les deux sens.

Prochain post : certainement sur les aléas et prises de tête quant aux préparatifs.

Tschüs !