Étrangère dans ma propre (ancienne) vie

Bon ok, le terme est un peu fort, mais résume en ce moment mon inadaptation face à mes premiers jours en France.

Ça tient à de toutes petites choses, qui se résument en une succession de petits moments de solitude.

Arrivée à la gare de ma ville, je suis abordée par trois personnes différentes qui me demandent de l’argent. Mouais. J’avais plus l’habitude…

Je traverse la rue à la vietnamienne, c’est à dire en précalculant la trajectoire des véhicules pour me faufiler à la bonne vitesse. Sauf qu’au lieu de passer devant moi pour que moi je puisse passer après elle, une conductrice s’arrête pour me laisser passer… Perturbant.

Je me repose chez ma tante préférée qui, lors de nos courses au supermarché, me dit nonchalamment : « Tu aimes le comté ? », ce à quoi je lui réponds en lui sautant au cou.

Une fois rentrée dans mon immeuble, je me trompe d’étage. Je suis persuadée que je vis un étage au-dessus. Au bout du couloir j’enfonce ma clé et me dis « c’est étrange, c’est bloqué… Pourtant personne n’est sensé être à l’intérieur », avant de me rendre compte de ma méprise.

Lorsque je saisis la télécommande de la télé, je redécouvre l’apparence de cet objet comme si c’était la première fois que je le voyais. Pareil pour la baignoire, les robinets, et tout un tas de petites choses…

Le lendemain, en prenant le tramway pour la première fois depuis six mois, j’oublie d’appuyer sur le bouton qui permet d’ouvrir les portes, pensant qu’elles s’ouvrent automatiquement.

Tout ce qui faisait partie de ma vie d’avant le Vietnam, mon appart’, ma ville… me semble étranger. Je me sens dépossédée, comme dans la vie d’une autre. De celle que j’étais avant de partir, je suppose. Sensation assez étrange et je suppose, temporaire.

Enfin, je me dis que si à un moment de ma vie j’avais fait ces choix, c’est que ça devait être pour de bonnes raisons, et que je ne devais pas avoir trop mauvais goût. Mais il est assez bizarre de devoir se reconnecter ainsi à cette ancienne vie, tout en allant de l’avant, sans avoir cette impression de régresser.

Alors je trie mes affaires, jette mes anciens vêtements, les remplace par mes emplettes du Vietnam, continue de m’habiller à la vietnamienne même si c’est assez décalé.

Et en attendant de ne plus avoir froid et de reprendre possession de mon ancienne vie, les musiques de Puzzle résonnent dans ma tête.

Tschüs !

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Esprit de contradiction hanoien, ou la tentative avortée de « profiter de la ville »

Ce moment où on se dit, « c’est décidé, je profite de Hanoi ».
Sortir de chez soi. S’apercevoir que le soleil tropical, ça plaisante pas. Crever de chaud malgré sa petite robe de soie et son grand chapeau.
Rentrer chez soi. Voir le déluge qui s’abat d’un coup sur la rue et dont le débit d’eau est bien plus important que celui de son pommeau de douche.
Finir devant HBO.
Essayer de se dire que malgré tout, ce n’est pas encore trop la loose.
VDM

Une page se tourne

Enfin, trois pages plutôt.

D’abord, Chéwi est reparti en fin de semaine dernière.
Au lieu de me lever chaque matin sourire aux lèvres même en cas de journée de boulot car je savais qu’il m’attendait pour terminer le jour avec douceur, j’ai juste droit a un grand sentiment de vide et de non-sens. J’arrive assez peu à me dire de profiter encore des deux mois et demi qui me restent à vivre ici, et la moindre contrariété (je viens de rattraper la crève et de me refaire faire un cheptel de boutons de moustique sur les jambes, avec plaques, gonflements… et des cicatrices à l’endroit des anciens boutons inflammés) me donne juste envie de me réfugier dans mon lit et de me pencher d’avant en arrière jusqu’à ce que ça passe (j’exagère peut-être un peu mais le ressenti c’est à peu près ça : une espèce de tristesse qui vient du fond du ventre).
Je n’arrive ni a me plonger dans le boulot pour oublier (et Dieu sait que je devrais) ni à profiter des jours fériés de début mai. Je me sens juste seule et perdue, et mes multiples projets (me faire faire une jolie robe, finir mon enregistrement studio…) sont pour le moment bloqués. Ce qui me contrarie. Ce qui me ramène au point précédent.

Ensuite, mes cousins américains sont repartis eux aussi. Nous avons passé de bons moments avec eux, à plaisanter et à demander des nouvelles des uns et des autres, et en sentant que finalement rien n’avait vraiment changé chez eux. Plutôt sympa.
Ils sont partis après un dernier lunch avec vue sur le lac de l’ouest.

Enfin, nous avons finalement concrétisé toutes les dernières semaines de répétitions en jouant le spectacle « Ulysse » trois soirs de suite à Hanoï. Trois soirs très différents (j’arborais moi-même une coiffure différente chaque soir car oui, nous avions une coiffeuse dans l’équipe !) avec des publics très variés. Premier soir, salle remplie aux 2/3, plutôt calmes et disciplinés mais réagissant bien. On avait bien réussi la première. Deuxième soir plein à craquer avec des groupes scolaires survoltés et incontrôlables. Petit coup de déconcentration de notre côté, et puis gérer toutes ces personnes (notre pièce était du théâtre de rue avec de la musique, et qui impliquait pas mal d’interactivité) était assez stressant pour la troupe. Sentiment mitigé…
Troisième et dernier soir avec beaucoup d’émotion. Le bouche à oreilles à fait son effet : salle comble, qui déborde même, remplie un bon quart d’heures avant les trois coups. Remplie en deux minutes, du jamais vu ! Après une belle communion avec le public, nous découvrons dans l’urne que nous avions mis à leur disposition des tas de petits mots gentils et en français dans le texte ! Extraits choisis : « Je vous aime très beaucoup » !

Une fois les trois jours terminés nous sommes allés dans un Bia Hoi et avons chanté, version chanson à boire, quelques chansons dont celles du spectacle. Une vraie petite famille s’est constituée avec la troupe, et j’ai hâte de remettre ça à Hué ou à Ho Chi Minh Ville (c’est en projet).

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(La Ulysse Family en pleine action de pitrage)

Depuis ces quelques jours de déprime décrits plus haut, après un long week end de cinq jours assez vide, je remplis à présent le vide en disant « oui » à presque toutes les activités qu’on me propose. J’ai parfois envie de rentrer mais éprouve en même temps une certains angoisse à l’idée de repartir. Profiter un maximum de chaque instant, oui, mais quelle façon est la meilleure ?

Dois-je aller à Bangkok pour voir autre chose ?
Aurai-je le temps de voir le village de mon grand père et qu’est-ce que je pourrais y trouver ? Où trouver la bonne personne pour m’y emmener ?
Arriverai-je enfin à avoir un vietnamien pas trop pourri ?
Aurai-je le temps de finir l’enregistrement de mes morceaux, et de préparer leur promotion, ici même ou en France ?
Vais-je enfin vaincre le syndrome de la page blanche ?

Trop de choses à faire… Trop peu de temps…
Une page se tourne, et s’avère finalement renversante !

En transition

Hello mes chers et patients lecteurs,

Dans mon dernier post je vous annonçais avoir trouvé ma nouvelle demeure : c’est vrai. Ce que je ne vous ai pas dit par contre, c’est que cette future maison ne sera libre que le 17 février. Ne pouvant pas rester indéfiniment chez Ju et Gi qui m’avaient déjà accueillie pour un laps de temps au-delà du raisonnable, et maintenant que je connaissais avec exactitude la date d’emménagement, j’ai préféré partir trouver un logement temporaire dans lequel me planquer en attendant. Je crois que cela represente un soulagement pour moi comme pour eux, meme si on prévoit quand même de fêter l’arrivée du week-end ensemble.

C’est donc avec un léger pincement au cœur, et un certain effroi quant a la masse d’affaires que j’avais déjà au bout de trois semaines, que j’ai empaqueté mes bagages et que je suis partie a l’assaut d’une maison d’hôtes proche de la gare.

Nouveau quartier, nouveau quotidien, nouveaux enjeux… Je teste la solitude et son corollaire, le fait d’être obligée d’aller vers les autres. Je teste le total libre choix de mon rythme de vie ou de ce que je vais manger. Je teste aller a pieds un peu partout autour de cette maison pour trouver mon manger ou faire des repérages. Je teste négocier toute seule le prix de la chambre. Pour le moment ça va mais ça reste bizarre.

Alors a quoi ressemble mon nouveau chez-moi de transition ? Hem…

Il s’agit de deux maisons en fait, tout au fond d’une allée plutôt sombre. Brrrr… Mais bon, je me dis qu’avec tous ces touristes de passage dans cette maison, ce ne doit pas être le pire endroit de Hanoï (et puis j’ai accroché une lampe de poche a mes clés).  Une maison accueille une famille vietnamienne dont les enfants gèrent le business et parlent anglais, et l’autre en extension est remplie de couchsurfeurs et autres expats ou vacanciers de tous bords. Et j’ai testé les deux.

La première nuit je la passe dans l’annexe. Chambre jolie, propre, un balcon, un moustique, et un matelas dur comme du bois. Un matelas a la vietnamienne quoi. Dans la maison y a un chat qui miaule tout le temps. Bref, la perfection mis a part ce matelas qui me casse le dos. Je demande donc a changer pour le lendemain.

Le lendemain donc, je débarque dans une chambre plus petite, plus cosy, mais dont la fenêtre donne sur une tour d’air et ne ferme pas totalement car elle laisse passer le fil du wifi. Le matelas est normal, ouf… A l’inverse, je récupère d’autres soucis : j’entends toutes les conversations du rez-de-chaussée (je suis au 1er), la chambre ne peut pas être bien aérée car ses fenêtres donnent sur une minuscule cour intérieure construite comme une cheminée, et surtout la salle de bain n’est pas nickel du tout niveau hygiène…  J’ose pas trop demander un nouveau nettoyage (surtout au niveau des flacons qui ne sont pas a moi mais se trouvent dans la pièce, le miroir trouble et les tablettes et verres a dents bien suspects…). Je demande quand même ? Et si oui, comment ?

La bonne surprise du matin c’était le p’tit dej avec une ambiance plutôt sympathique.

J’y ai appris avec bonheur que j’avais bien fait de changer de chambre hier soir. En effet, j’ai échappé a la venue dans la chambre voisine d’une fille ramenée par un expat norvégien et avec qui il s’est apparemment passé pas mal de choses !! Bof bof pour dormir sereinement…

Voila pour ce qui est de mon logement temporaire. Je ne paie pas encore trop trop cher, de l’ordre de 13 dollars la nuit (9,5 euros). J’essaie d’aller a pieds le plus souvent possible vers le cab, cela prend environ 40 minutes. J’ai tout de même hâte d’emménager…

A ce propos, laissez-moi juste dire deux mots sur ma future maison. Elle est loin d’être parfaite mais je pense qu’elle a pas mal d’atouts et qu’elle me correspondra bien.

Elle se situe derrière l’Intercontinental Hotel, dans une allée (pas tout au fond, ouf !) un peu cachée mais qui a le charme d’être pleine de verdure. En effet, la plupart des maisons de cette allée comportent un jardin verdoyant (mais pas ma maison malheureusement). Autour de cette allée, se trouve des petits lacs mignons et une pagode d’assez grand format. A cinq minutes a pieds en passant par une ruelle, on arrive a Xuan Dieu, ZE rue des expatriés avec resto, boulangerie française, boutiques et bars branchés. Deux minutes de plus et on arrive dans un petit centre commercial contenant un FiviMart, supermarché rempli encore une fois… d’expatriés (et c’est fatigant. mais ça vous l’avez déjà lu dans le post d’avant). Le seul défaut de l’emplacement est qu’il est loin du centre ou je bosse (environ 100 000 dongs de taxi, soit 3,5 euros) mais cela peut être compensé par l’existence d’une ligne direct de bus dont le prix du billet s’élève a… 5000 dongs (moins de 20 centimes d’euros).

La maison en elle-même a pour principal atout d’être baignée de lumière grasse a des baies vitrées un peu partout. Son deuxième atout est d’avoir une Xbox 360 (on perd pas l’nord ma bonne dame). A part ça, y a tout, le WiFi, la machine a laver, les cordes a linge dans la cour extérieure, le balcon pour faire la fête, la cuisine équipée pour cuisiner, le grand frigo a partager… Il ne manque plus que le piano (non non on ne va pas pleurer mon appartement loupé… mais je dois trouver un moyen d’en jouer)

Niveau chambre, il s’agit de la moins chère donc ça reste du basique. Grand lit avec matelas mou (youpiiie) et moustiquaire légère avec deux bureaux. Rien de plus. Armoire bof sur pallier a partager avec un certain Brian, idem pour la salle de bain très basique elle aussi (baignoire sans rideau et lavabo tout nu). Même la porte a l’air d’être montée a la va-vite.  Mais bon, y a l’essentiel, et même mes collègues vietnamiens m’ont dit que j’avais eu un bon prix pour le secteur.

Niveau coloc’, je vais me retrouver dans une maison 100% britannique. Moitié filles, moitié mecs. Qui sait, peut-être que mes nombreux voyages en Angleterre et ma passion pour Doctor Who vont me sauver dans cette maison de fous ?

La suite très bientôt, au 17 ! Ou peut-être même avant, car il est prévu qu’on boive un verre ensemble courant semaine prochaine.

Et sinon, je suis sure que vous vous êtes aperçus que je parlais a peine du stage (alors qu’il s’agit de la baseline de ce blog). Pourquoi me diriez-vous ? Eeeeeeuh… Disons simplement que ce que j’y vis pour le moment n’est pas suffisant pour alimenter un post de blog. J’espère pouvoir découvrir des choses au boulot, tout autant qu’a l’extérieur, un de ces quatre. Ne serait-ce que pour savoir avec quoi remplir mon rapport de stage, dument exigé par mon école.

Sur ces belles paroles, je vous dis a bientot et bon week-end. J’espère vous raconter encore beaucoup de belles choses.

 

Tschus !

Et en photo : la tête de ma future chambre, avec moustiquaire s’il vous plait.

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Sans appart’ fixe, sans Têt fixe

En ce moment, deux questions trottent dans ma tête et me sont posées régulièrement :

1/ Alors, t’as trouve un logement ?

2/ Et tu fais quoi pour le Têt ?

Prenons ces deux questions dans l’ordre, si vous le voulez bien.

1/ Sans appart’ fixe

La dernière session de recherche de logement (chaque session, dans ma tête, se déroulant sur une semaine) s’est soldée par un échec. Grisée par cette envie de vivre à deux pas du boulot, du lac Hoan Kiem, et d’un putain de piano, je n’avais plus goût à rien d’autre, et tous les autres logements me paraissaient fades. J’ai donc tardé à prendre une décision sur d’autre logements somme toute moyens (ni bon ni spécialement mauvais, mais aucun dans lequel je le « sentais » vraiment bien). Et comme j’ai mis deux jours a me décider pour cette chambre à deux pas du lac, la proprio n’a pas daigné me répondre… A moins peut-être qu’elle n’ait pris peur lorsque je lui ai « naïvement » parlé de contrat à signer (j’me crois en France, moi… sachant que même sous agence, Ju et Gi ont réussi à avoir un récépissé du paiement de leur caution… sur un post-it) ? Le mystère demeurera, mais quoi qu’il en soit, il faut faire le deuil de cette tentation de la proximité et du piano.

A côté de ça, la semaine dernière, j’ai visité deux chambres à Doi Can, rue longue et animée qui est une parallèle au nord de Kim Ma, là où je me trouve actuellement. Elles étaient ni bonnes ni mauvaises (à part le fait qu’elles étaient au fond d’un dédale de ruelles étroites) et pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, un peu bêtement je suppose, j’ai dit non. Je devais même visiter une troisième chambre dans une maison se trouvant dans exactement le même dédale de ruelles, mais j’ai décliné… De la bêtise, encore ?

Cette semaine, nouvelle session. Dans mon escarcelle, deux plans :

– un couple 100% vietnamien et 100% exclusivement vietnamophones (ça se dit comment en vrai, d’ailleurs ?) dans une maison très vietnamienne louent pour une poignée de dollars une chambre d’enfants (avec des étoiles sur les murs) puisque les leurs sont partis faire leurs études au Canada. Ce plan m’a été fourni par Truong, le père de mon amie Quyen, monsieur extrêmement sympathique au demeurant et qui joue pour moi, à Hanoï, le rôle d’un protecteur. Les avantages de la chambre sont le prix et la proximité avec un arrêt de bus pour une ligne qui va vers le lac, malgré une distance importante par rapport au centre (mon budget logement + transport pourrait alors facilement se diviser en deux). Le deal est en lui-même sympathique, malgré le caractère enfantin de la chambre (deux lits une personne, un rose un bleu, en tête-bêche, on a rarement vu aussi sexy, n’est-ce pas  Chéwi ?). Seulement je ne pense pas la prendre. Trop peur d’être lost in translation. De ne pas parler à des gens de mon âge qui parlent vaguement anglais. De me sentir terriblement seule, dans une maison dont les normes sont assez décalées, avec des personnes avec qui il sera difficile de communiquer autrement que pour le strict nécessaire… Ai-je tort ? Est-ce que je fais ma difficile ?

– je nourris beaucoup d’espoirs pour le deuxième plan ( http://tnhvietnam.xemzi.com/en/c/1/propertylisting/show/249963/room-in-tay-ho-265-hanoi ). La salle de bain est privative et comporte une vraie douche, le pied total. La cuisine est grande et on peut y préparer plein de trucs. Les colocs sont cosmopolites et cela appelle à l’échange (et y a pas que des mecs). Le lit a l’air d’avoir une largeur plus que raisonnable. Même si je vois que c’est trop ceci, pas assez cela, trop grand, trop de monde… Je prendrai quand même, parce que merde, y en a marre quoi. L’emplacement n’a pas l’air trop mauvais, près du lac (l’autre, le grand lac de l’Ouest) et de la rue animée ou les expats viennent faire la fête tous les soirs (aka Xuan Dieu). Chambre pas donnée mais dans mon budget, et le prix se comprend vu la gueule de la douche et de la salle de bain en général. Seul souci : libre a partir du 10 février… La fin du dédale ??

– A cote de ça, des plans en attente : une ch’tite maison a louer à moi toute seule pas trop loin du boulot… mais je serais toute seule. Plan fourni par Mai, chanteuse du groupe. (edit : pas visité finalement) Et aussi peut-être une colocation a Doi Can (encore !!) que connait un pote français de membres du groupe de musique (edit : prise avant d’avoir pu être visitée), ou encore une chambre correcte/moy-moy (pas de vraie douche 😉 ) a prix plutôt raisonnable et pas trop loin du centre (pas encore appelé, j’attends les photos de la cuisine). (edit : il s’agit de la maison viet sympa dont je parle ensuite, aka le plan B)

2/ Sans Têt fixe

Le Têt constituant la seule période fériée longue  (sinon les vietnamiens ont deux semaines de vacances par an), il est inconcevable pour un vietnamien de ne rien avoir prévu pour les fêtes.

…comment dire ?…

Pour le réveillon en lui-même (du 30 au 31) j’espérais plus ou moins le passer avec Truong, le père de Quyen. Néanmoins il m’a été difficile de lui demander de passer le Têt avec lui car je ne voulais pas lui forcer la main. De plus je ne veux pas abuser de leur gentillesse… Je m’apprête à refuser la proposition de guest house décrite ci-dessus alors qu’ils se plient un peu en quatre pour moi. J’ai la désagréable sensation d’être ingrate et malpolie. Alors, quoi ? Je joue les bourrines en posant la question franchement ?… Ou je laisse filer ?

Ju a gentiment demandé a sa copine Trang s’il était possible que je vienne au Têt de sa famille, dans une province de Hanoi mais tout de même à trois heures de chez nous. Encore une fois c’est totalement adorable, mais je suis gênée par tant de gentillesse et crains d’être l’élément de trop dans cette petite fête… qui va quand même durer plusieurs jours !

Quant aux amis connus de longue date depuis la France, ils semblent avoir déserté. On laissera donc tomber de ce côté là.

Pour ce qui est des congés du Tet (le bureau ferme quelques jours), j’hésite a aller quelque part, surtout toute seule. En effet, je ne connais pas de personnes depuis suffisamment longtemps pour partir en vadrouille avec eux. C’est bien dommage car ç’aurait pu être sympa de s’envoler a Ho Chi Minh Ville pour 140 euros et de vadrouiller en recherche de bons plats du Sud. Mais je ne trouve personne et ne sais pas où loger.

Voila pour les nouvelles, qui, je vous l’accorde, sont fort longues !

N’hésitez pas a donner votre avis sur tout ça, pour que ce blog ne se transforme pas en monologue 😉

Tschus !

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Et en bonus, pour un peu plus de gaieté : voici les deux chansons que j’ai répétées hier avec le groupe Puzzle et que je jouerai lors de la prochaine soirée cabaret du 22 février !